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:: Mes trucs textuels ::

 
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Spoon
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 00:32 (2011)    Sujet du message: Mes trucs textuels Répondre en citant

Parce que j'écris aussi, hm. u_u

Je vais commencer par le plus récent (Tout frais de 2h ♥), écrit à partir de L'énigme de l'oracle de Giorgio De Chirico (Si vous connaissez pas ... Google ! è_é). Comme musique d'ambiance, je conseille la bande-son des jeux Ico et The Shadow of Colossus XD


Il s'éveilla.
Il s'était encore endormi debout ?
 
Devant ses yeux, s'étalait le plus magnifique mais aussi le plus pitoyable des paysages : une ville. Entièrement dénuée de vie, sûrement désertée par ses habitants un énième jour de tempête. Les maisons étaient encore intactes, même la peinture était éclatante les faisant alors paraître fraîchement construites. Rien ne semblait trahir le silence de cette ville à l'exception peut-être justement de sa longévité.
Lorsqu'il s'éveillait le matin, seul le vent venait perturber le silence. Lorsqu'il s'endormait le soir, seul les cigales prenaient le relais des douces rafales. Aucun bruit, rien. Il en avait tellement l'habitude, qu'il s'était même pris de peur de troubler ce silence et s'était plongé dans un mutisme total, si bien qu'il eut oublié le son même de sa voix.
Le jour, une chaleur moite et étourdissante faisait coller son large habit marron sur sa peau pendant qu'il observait sa ville adorée. Heureusement, alors qu'il contemplait le ciel recouvrir les minuscules bâtisses d'un manteau couleur de nuit, la fraîcheur du soir lui arrachait quelques frissons. Les étoiles irradiaient tout là-haut, minuscules petites lumières immaculées. Mais rien ne s'illuminait plus bas. Il n'y avait plus personne pour sortir de sa demeure et allumer toutes les torches. Lui-même, ne bougeait pas d'un poil pour s'éclairer un tant soi peu et restait debout, sur le rebord de ce qui a probablement été une fenêtre autrefois.
 
Derrière lui, demeurait depuis autant de temps que lui une statue. Il ne savait nullement en quoi elle ressemblait, car pour lui elle a toujours été cachée derrière ce large rideau aussi marron que son habit. Il ne pouvait voir uniquement son visage, tourné de sorte qu'il ne puisse voir uniquement sa nuque et ses cheveux. Malgré la force du vent qui passait à l'intérieur du bâtiment, le rideau n'avait jamais bougé, pouvant dévoiler un bout de jambe ou de bras, à son grand désespoir.
Jamais il n'avait osé bouger le rideau. Paradoxalement à sa curiosité grandissante de jour en jour, une crainte terrible s'emparait un peu plus de lui. S'il y avait un rideau devant cette statue, ce n'était probablement pas pour rien. Une raison quelle qu'elle soit, faite de noirs desseins ou d'une grande pudeur, aura poussé des hommes un jour à cacher ce corps - Qu'il supposa aussi immaculé que son visage et les étoiles.
 
Il tourna sa tête en direction du visage de la statue. Il eut l'impression cette fois que ces yeux l'observaient pourtant avec une intensité puissante et profonde. Un sentiment d'anxiété s'empara de son corps et l'endroit où il eut toujours demeuré lui parut soudainement dangereux, apte et prêt à le faire souffrir.
Le vent souffla plus fort. La statue avait toujours la tête tournée à l'opposé de l'ancienne fenêtre- Que pouvait-elle faire d'autre ? Mais toujours cet imperturbable impression d'être observé.
Ce sentiment n'avait aucune raison de naître, ni dans le passé, ni dans le futur. Il aurait dû rester ici pour toujours, emmitouflé dans son habit marron et observant la ville de laquelle il s'était auto-proclamé roi.
 
Son règne silencieux s'achevait-il aujourd'hui ?
 
Tout doucement, il pivota de quelques degrés et se dirigea devant l'immense rideau à petit pas. Il se plaça pile-poil face à la statue, pouvant enfin découvrir son visage. C'était un visage abattu, les sourcils froncés dans une expression de tristesse et les commissures de la bouche dirigées vers le bas de ce triste visage. Il lui sembla même apercevoir quelques larmes couler de ses yeux cireux et vides. Était-il nécessaire désormais d'ouvrir en grand le rideau pour dévoiler son corps ? Il ne voulait pas voir plus de tristesse qu'il n'en décelait sur ce visage lisse.
 
Il avait compris, après tout.
 
Elle aussi était profondément triste à l'idée que cette ville soit désormais vide d'humanité. Le silence lui suffisait à comprendre qu'il 'y avait plus rien, ici. L'absence de toit lui permettait de ressentir à Elle aussi la moiteur du soleil et la froideur de la lune. Peu à peu, le sable qui s'infiltrait parfois rongeait son corps et son visage, lui ôtant toute perfection, peut-être là son seul réconfort d'une vie si solitaire.
Il aurait voulu déchirer ce rideau et enlacer son corps de marbre pour la consoler, mais il devina qu'Elle ne voulait point qu'il la voit autant abîmée. Et dans son regard absent, il lui sembla lire quelque chose. C'était idiot après tout, une statue ne peut exprimer quoi que ce soit. Et peu importe son faciès, joyeux ou colérique, ce n'est après tout uniquement son sculpteur qui en a décidé ainsi.
Mais pourtant, quelque chose semblait se lire dans ses yeux en même temps qu'il lui semblait que les traits de son visage se creusaient de plus en plus à mesure qu'il s'éternisait devant Elle.
 
Toujours à petit pas, il se dirigea de nouveau vers l'ancienne fenêtre et s'assit sur le rebord, laissant pendre ses jambes. Cette adorable ville. Sa ville. Il l'avait toujours surveillée, peut-être dans l'espoir que quelqu'un y revienne. Mais jamais personne n 'était apparu dans le paysage. Les seules ombres étaient celles des bâtiments et des objets. Il l'avait chéri du regard, jamais une seule fois il n'avait détourné ses yeux, à l'exception de la nuit où il dormait et des rares moments où il pivotait sa tête pour observer la chevelure de la statue.
Sa tendre ville qui l'avait condamné à rester ici pour toujours. Éternel gardien, cela ne l'aurait étonné de savoir qu'il n'était plus un être vivant mais une ombre. Sans forme, sans masse, il était devenu une espèce d'esprit veilleur. Cette ville qu'il adorait était devenue son bourreau, celle qui l'avait forcé à rester ici, à l'instar des autres habitants.
 
Il se pencha légèrement en avant et puis se laissa finalement glisser du rebord pour plonger dans une chute qui n'en finit jamais selon lui. Le choc fut terrible lorsqu'il heurta le sol.
Le contact de sa peau contre le sable chaud et doux fut son dernier, et pourtant une immense vague de bonheur l'envahit. Il était aujourd'hui l'homme le plus heureux du monde. Des larmes s'échappèrent de ses yeux et un sourire fendit son visage informe. Avec le peu de force qu'il lui restait, il tendit un bras et caressa le sable. Puis s'endormit pour toujours dans cette position en pensant à la statue qui était désormais seule.
 
<< Libères-toi. >>

 
Tout là-haut, la statue pleurait encore.


Un texte chelou datant d'Avril :

Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond.
 
Mais quoi ?
 
Les plaquettes de médicaments s'empilaient jour après jour dans la corbeille. La protection d'aluminium était déchirée; douze petites fleurs métalliques flétris et blessées en leur pistil dévoilant un coeur absent. Des dizaines de comprimés s'étaient dilués en son estomac, son sang, son corps. Désormais épars de ses pieds à sa tête, elle était à même de savoir qu'il y'avait plus d'anti-douleurs que de sang en elle.
Elle se leva de son lit : peut-être que cette douleur était psychologique, ce pourrait être même l'annonce fatale d'une vague de dépression à venir. Et le seul remède était donc de se sortir de cette chambre étouffante de chaleur et aveuglante de ténèbres cauchemardesques. L'air y était impur, insalubre, irrespirable depuis que les fenêtres étaient restées closes. Un jour, deux jours, trois jours, une semaine, deux semaines. Le temps s'était entassé dans l'antichambre de l'enfer, sa chambre.
Le bois glacial ranima les nerfs de ses pieds qui se déchargèrent d'électricité et des milliers de petites fourmis pétillantes s'agitèrent dans ses jambes. Elle inspirait et expirait si faiblement que sa respiration en devenait sifflante; mais l'air était tellement dégoûtant ! Elle ne voulait pas que plus de particules souillées s'insèrent dans sa gorge.
Sa tête se tourna lentement vers le couloir qui s'offrait à elle.
 
Sortir.
 
Son cerveau psalmodiait ce simple verbe à répétition, comme un ordre nécessaire, comme si sa vie en dépendait. Il le fallait. Elle en était sûre. Elle sortirait et tout irait bien. Cet état maladif ne deviendra rapidement plus qu'un mauvais souvenir diffus dans sa tête et elle oubliera à quoi ressemble la douleur.
 
Sortir.
 
 Elle était déjà sorti une bonne cinquantaine de fois de sa chambre. En pensées. Mais lorsqu'il s'agissait d'exécuter quelques mouvements de jambes ordonnés, cela s'avérait plus compliqué. Son corps refusait de lui obéir. Il avait même cessé de répondre en laissant la douleur devenir vague et envahir son esprit comme un insecte répugnant qui ne cessait de faire du bruit avec ses minuscules pattes, jusqu'à la rendre folle.
Pliée, tordue, roulée en boule sur le sol, elle se suppliait d'arrêter les frais. C'en était trop, un jour de plus et elle ne sera alors plus qu'une larve amorphe, incapable d'autonomie et parasitant les autres. Pour le moment, elle n'était qu'agonie. Des gouttes de sueurs brûlaient et lacéraient son dos et sa nuque jusqu'à lui donner de folles démangeaisons. L'eau qui perlait tout autour de son visage était étrangement glacée. Ses doigts, gelés eux aussi, en étaient devenus violets.
 
Pauvre de moi. Pauvre de moi.
 
Elle se transformait peut-être en cadavre, qui sait. N'ayant nullement le courage de se relever, elle rampa à même le sol comme un serpent. Sa robe légère - trop légère - et simple - trop simple - se retroussa légèrement lorsqu'elle s'avança à l'aide de ses bras. Sa poitrine frémissante entra en contact avec le sol  - si froid qu'il n'aurait pas été étonnant qu'il y eut de la neige. Elle retint quelques gémissements d'effroi et se mordit l'intérieur de la joue. Jusqu'au sang. Tout au long de son chemin, elle cracha alors de minuscules gerbes bulleuses mêlant son sang et sa salive. Si quelqu'un voyait cela, il rirait. Ou bien il croirait qu'un meurtre aura été commis ici-même.
Et sans y prendre garde, une infime quantité se détacha du reste de la bande et se dirigea vers les tréfonds béants de son palais. Elle s'étouffa, toussant et crachant du sang de plus belle.
 
De l'air, de l'air !
 
Désormais moites, ses doigts glissaient sur le parquet et elle dût alors user de ses ongles pour s'agripper et s'avancer dans son périple. Elle avait mal, si mal ! Ses ongles ripaient, certains se fendillaient jusqu'à la matrice lui arrachant des sanglots convulsifs. Plus elle tentait de s'accrocher, grattant le sol comme une folle, plus le parquet s'abîmait. Sans qu'elle ne s'en rende compte - elle était bien trop occupée à vouloir atteindre la fenêtre -, des petits bouts de bois montrèrent le bout de leur nez. Lorsqu'elle apposa à nouveau ses doigts d'une brutalité presque irréelle, ces échardes déchirèrent sa peau et s'enfoncèrent dans la pulpe rebondie de ses doigts.  Elle hurla.
Dans le bout de ses doigts rouges et bouillants, elle pouvait sentir les battements de son coeur qui se faisaient de plus en plus frénétiques.
Allait-elle arriver en vie jusqu'à sa fenêtre ? Elle avait l'impression que son corps se détachait en pièce à mesure qu'elle rampait. A force d'avoir gratté le sol de ses mains, le reste de son corps en faisait les frais : le bois jugeait que la pulpe de ses doigts n'était pas suffisante. Et ces miettes de sol décidèrent de s'installer partout où elles le pourraient. Sa poitrine semblait se déchirer de toutes parts et le sang zébrait son ventre.
A moitié décomposée, presque morte et pâle, ce petit carré obstrué par deux volets ressemblait à la promesse d'un espoir nouveau. Lentement, elle se leva - et s'enfonça des échardes dans ses pieds - et d'une main tremblante, elle déverouilla le loquet. Un mince filet de lumière passait et coupait en deux son visage.
Sans hésiter, elle poussa les deux volets qui claquèrent et rebondirent sur le mur.
 
Lumière !
 
Ses pupilles se rétractèrent aussitôt, ranimant une douleur enfouie la poussant une nouvelle fois à terre. Agenouillée, elle en était presque à s'arracher les cheveux par poignées entières. Une fièvre insoupçonnée embrasa son visage. Elle avait si chaud ! L'air frais qui pénétra dans la pièce eut l'effet contraire qu'elle attendait; chaque particule enflammait sa peau jusqu'à rendre les chairs vives et cinglantes.
Le bruit d'habitude apaisant de son pouls était devenu angoissant. C'était un cercle vicieux : plus elle l'entendait résonner dans son corps plus des bouffées d'anxiété lui prenaient à la gorge. Et son pouls ne cessait de croître en intensité, son écho se répercutant d'une manière brutale dans sa tête, prête à se fissurer en milles morceaux à chaque instant.
Quelque chose prit naissance dans son dos, à l'emplacement exact de ses omoplates.
 
Qu'était-ce ?
 
Elle pouvait sentir deux êtres remuer sous sa peau. Ils étaient installés là, sûrement depuis des années ou depuis quelques secondes et semblaient vouloir s'extirper de leur cocon de chair. Elle ne savait pas ce que c'était, mais distinguait parfaitement ce qui pouvait être des griffes grincer sur ses os. Sa peau se tendait de plus en plus.
 
Je vais enfanter deux monstres dans mon dos ...
 
Cette perspective était si laide qu'elle en avait la nausée. Le grincement de leurs griffes sur ses omoplates prenaient le dessus sur les résonnements de son coeur et bientôt, ce bruit incessant ne fit plus qu'un avec la douleur comme une seconde entité qui avait tissé son corps invisible et s'était rattaché à elle. Et qui avait injecté son abjecte descendance.
Toujours tendue, elle sentit sa peau commencer à se déchirer. Les tissus s'écartelaient de plus en plus, doucement mais sûrement. Allait-elle mourir ? Ces deux nouvelles plaies, c'en était trop !
Des larmes de sang s'en échappèrent, traçant leur chemin parcouru sur son dos avant de se laisser boire par le bois du sol. Si ça continuait ainsi, elle allait se vider de son sang et mourir. Elle ne pouvait pas laisser ces deux petits monstrers la tuer à petit feu.
 
Ils fallaient qu'ils sortent, et vite !
 
Il ne serait alors plus qu'une question de temps avant la cicatrisation complète de ses deux plaies.
Hésitante, elle laissa ses mains se balader sur le haut de son dos. Elle allait ... cette perspective était effroyable qu'elle en pâlissait d'avance. Ses doigts frémirent lorsqu'ils sentirent ses futures blessures qui allaient être béantes et profondes. Elle sentait deux immenses boules s'agiter en tout sens sous sa pauvre peau qui n'avait rien demandé. Elle allait les aider à sortir, ces pauvres misérables !
De ses ongles fendus et meurtris, elle s'accrocha sur les rebords à peine marqués sur les fissures de sa peau. Le sang, encore chaud, se colla sur ses mains qui devinrent poisseuses. Elle ouvrit alors en grand la plaie, une sensation de déchirure éprouvante s'imprimant sur sa peau rougie par la souffrance.
 
Les traîtres !
 
Ca, elle ne le savait pas : ses deux enfants indesirés étaient longs comme des chenilles et attendaient patiemment leur sortie, enroulés sur eux-même. Sans attendre une seconde et sans aucune élégance, ils se déroulèrent instantanément que leur cocon fut désormais ouvert au monde.
Et les deux monstres qui offrèrent leur visage à leur mère la surprirent jusqu'à lui arracher des cris de stupeur. Glissant sur son dos et étalant leurs plumes imbibées de sang sur le parquet.
 
Des ailes d'ange ...
 
La lueur du soleil se fit plus clémente, nimbant sa silhouette agenouillée d'une auréole divine et lavant les plumes de toute cette souillure vermillion. Petit à petit, chacune se révèle aussi immaculée que de la neige pure.
Progressivement, une toile entière de nerf se tissa sous ces plumes, reliée à son corps et bientôt elle put sentir ses ailes et même les faire bouger un tout petit peu. Ce n'étaient plus deux corps étrangers qui parasitaient son corps. Elles étaient une partie à part entière d'elle-même. C'étaient ses ailes. Ses ailes.
Elle sourit, malgré l'intense douleur qui traversait son dos. Aujourd'hui était un jour nouveau, elle n'était plus la même personne qu'hier. Demain n'en sera que meilleur.
 
Et ainsi, un ange était né ...




Un rikiki poème pour le jeu de mot entre "Enjôleur" & "Ange aux leurres" (Ca m'occupait l'esprit durant plusieurs jours, vous imaginez) :

Ange aux leurres séduisant et multiples,
Un mot et un sourire arrangent tes jours !
Les mensonges tissés sur ton andrinople,
Tu déploies avec grâce une fausse ardeur
 
Qui depuis la source des décennies, éveille
Chez les nombreux coeurs trompés et flétris,
Une conscience qui appelle à ton sommeil
Eternel et la consonance de tes cris.
 
Mais seulement n'est pas attrapé qui le veut !
Goupil à la robe enflammée que tu es,
Te faufilant entre les pantins furieux
Qui ont servis pour la gloire de tes succès.
 
Tes ailes chastes masquent les traits immondes
Qui strient la laideur d'un visage si parfait,
Se décompose alors la chrysalide
Révélant ainsi la plus juste vérité.
 
Homme d'illusions et de paroles,
Le kaléidoscope de tes mots frivoles
Creuse la tombe de ton visage blême
Et tu n'es plus que l'ombre de toi-même ...


Un texte inspiré d'un rêve inspiré de deux personnages de mon chéri (Vous suivez ? XD) :

Un coup. Puis vint la lumière. Aveuglante et décidément bien désagréable à ses yeux.
 
La douleur, lancinante et dansante se mouvait à l'intérieur de son corps, perfide serpent qui ondoyait jusqu'au bout de ses doigts et, s'il avait eu les pieds sur terre, il aurait hurlé sans relâche. Mais là, baigné profondément dans toute cette eau, il risquait bien de noyer ses poumons et son corps inerte sombrerait lentement dans les abysses sombres et interminables.
Enfin, qu'il soit ici ou sur terre, le risque était le même. Si ce coup de pied ne l'avait pas envoyé jusqu'au milieu de cet immense lac, l'autre armoire à glace se serait bien chargé de l'achever de ses propres mains - déjà barbouillées de sang.
Et cette pauvre Amy qui avait assisté à ce triste spectacle, impuissante ... A l'heure qu'il était, elle était sûrement déjà en train de succomber aux coups de ce gorille ou peut-être même avait-elle déjà rendu son souffle - la connaissant bien faiblarde !
Une plaie un peu trop piquante arracha une grimace à Juda, qui ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche comme pour vouloir crier et une grande partie d'eau s'immisca dans son corps. Quel con ! Maintenant, l'eau aussi lui faisait du mal, tranchant l'intérieur de sa gorge, si avide de lui arracher quelques accès de toux pour ramener d'autres parties d'elle-même dans ce corps en lambeaux. Il y avait tant de plaies que l'eau se teintait de rouge à mesure qu'il s'enfonçait et une trainée vermillon permettait à quiconque de suivre le chemin qu'empruntait - contre son gré - Juda dans ce lac profond. Ironiquement, celui-ci se surprit même à songer que, s'il avait été en pleine mer, des milliers de requins se seraient attroupés sur son corps.
 
Maintenant, le jeune homme n'avait qu'une envie : fermer les yeux et se laisser bercer par les remous de l'eau jusqu'à ce qu'il n'ait plus d'air dans ses poumons.
Puis un nuage blanc, composé de centaines de milliers de bulles minuscules apparut devant ses yeux et bientôt, se dessina la silhouette menue d'Amy. Ses longs cheveux noirs ondulaient autour de son visage comme de fins serpents d'eau. La peur et l'anxiété s'inscrivait sur ses yeux.
La jeune fille nagea maladroitement en direction de Juda, prête à le sauver par tous les moyens. Peut-être était-ce à la faute de sa vue qui se brouillait de plus en plus, mais ainsi, Juda la comparait mentalement à une sirène. Une jolie petite sirène énervante, qui n'avait cessé de lui ronger les nerfs et sa patience par son insolente arrogance et qu'il n'avait cessé de tuer dans ses rêves, auparavant rares et devenus désormais presque quotidien depuis qu'il l'avait prise sous son aile pour lui faire découvrir le monde.
Ses mains entourèrent le visage du jeune homme et bientôt, leurs lèvres étaient à la limite de fusionner tant elles étaient collées. Juda comprit bien rapidement qu'elle tentait de lui insuffler de l'air, de quoi remonter à la surface au détriment de la propre survie de la jeune fille. Lorsqu'enfin elle se décollait du visage du jeune homme, celui-ci pouvait voir sa bouche se mouvoir : celle-ci tentait de lui parler. Mais était-elle au courant, que sous l'eau, il était impossible de communiquer ? Les yeux noisettes de la jeune fille, d'abord anxieux, laissèrent rapidement transparaître sa prise de conscience quant à son erreur. Amy se mordit les lèvres et re-embrassa le jeune homme.
Se laissant d'abord faire comme une espèce de poupée de chiffons - inversons les rôles ! -, Juda décida finalement de reprendre le cours des choses en main et entoura la taille de la jeune fille avec ses bras ensanglantés. Ce qui ne tenait alors qu'à du bouche-à-bouche se transforma rapidement en une espèce de baiser brutal et complètement inapproprié au vu de la situation actuelle. La princesse était tellement surprise qu'elle ne protesta pas. Après tout, elle avait beau connaître l'arithmétique et les conjugaisons des verbes par coeur, celle-ci était totalement ignorante en matière de baiser et de tout autre contact physique qui allait au-delà d'un baisemain amical ou d'une poignée de main. Aussi, Amy laissa le jeune homme mener la danse, leur langue s'effleurant et se mêlant entre elles, s'éloignant pour mieux se retrouver. C'était enivrant, peut-être parce que c'était sa première fois ou peut-être parce que l'urgence d'une situation aussi tendue rendait les choses inattendues bien plus agréables.
Emporté par ses élans, Juda commença à déboutonner le col de la chemise de la jeune fille, dévoilant un cou blanc et tellement appétissant. Il voulait toucher ce corps encore pur, le posséder et y injecter sa souillure pour qu'elle lui soit alors semblable. Amy deviendrait alors son reflet, son ombre, sa jumelle.
Pas folle, la princesse arrêta bien imméditament sa main qui, bien que douce et plaisante à sentir sur sa peau, s'éloignait de son cou pour tenter de palper quelques courbes de son corps. Et en profita pour mordre la lèvre inférieure de Juda jusqu'au sang pour ensuite le ramener jusqu'à la surface.
 
Allongé sur la rive, Juda n'attendit pas une seconde pour recracher toute l'eau qu'il avait avalé, eau qui était d'un rouge transparent.
- Toujours aussi sauvage, hein.
- Je ne te permets pas de me toucher la poitrine.
- Je sais qu'en d'autres circonstances, t'aurais été pas farouche pour un sou !
- Tais-toi ! >>
Amy lui asséna un coup de pied dans les côtes. Et se confondit aussitôt en excuses lorsqu'elle vit le visage grimaçant du jeune homme. Il était désormais temps de songer - enfin ! - à ses blessures. Parti ainsi, il ne tiendrait pas longtemps, peut-être un jour ou deux.
- Et l'autre, là, où il est ?
- De l'autre côté de la rive. Je crois même qu'il est parti en soupirant quand il a compris que je m'apprêtais à plonger.
- T'avais tellement peur que tu préférais te noyer ?
- La ferme.
- Je m'en fous, la prochaine fois je réessaierai et tu verras que t'es pas si farouche que tu veux bien le laisser croire.
- La ferme. >>
Cette fois, elle préféra le gifler.
Quel sombre crétin. Jusqu'à la moelle, l'idiotie l'aura rongé ! Et c'était ce crétin qu'elle aimait, on aura tout vu ...




Un texte nommé Gloomy Sunday (aka ça n'a aucun rapport avec le contenu i_i)

C'était la guerre.
Elle n'en savait pas grand chose, qui étaient les opposants, qui étaient les alliés. Elle savait seulement que cela durait depuis six mois environ. Six mois d'angoisse et de terreur, à rester terrée sans relâche dans les caves ou dans d'autres endroits un peu sombres et humides pour ne pas se faire arrêter. La faim tenaillait les ventres, la soif brûlait la gorge et la fatigue piquait les yeux comme milles petites aiguilles.
Ce qui l'avait le plus marquée, c'étaient les yeux.
Il y  avait les yeux d'enfants, grands ouverts et presque parfaitement rond, la pupille innocente d'être si jeune ou alors remplie d'effroi d'être dans le noir en permanence.
Il y avait les yeux d'adultes, parfois aussi empreints d'angoisse que ceux des enfants mais la généralité étaient des yeux dénués de vie, vides, perdus dans la contemplation d'un point imaginaire. Ceux-là, avaient perdus tout espoir que la guerre finisse un jour. Ou alors, ils seraient morts bien avant le traité de paix. Ils n'espéraient plus, c'en étaient finis pour eux ; ils se savaient condamnés au sommeil éternel et attendaient seulement qu'il vienne les emporter dans son sillage poussiéreux. Aucun ne songeait à se suicider, non, c'était un péché bien trop important; Dieu ne le supporterait pas.
Quelques rares priaient en silence ou en murmurant des litanies humides de larmes, implorant le Ciel de les épargner ou de sauver les personnes alentours. Leurs prières s'envolaient en vain dans les airs, nul personne ne les écouterait de toutes façons.
 
A ciel ouvert, des nuages gris et impériaux l'avaient complètement recouverts. Personne ne pensait revoir un jour la lumière bienveillante de la lune ou l'éclat aveuglant du soleil. Même les étoiles, discrètes mais scintillantes n'arrivaient à dépasser cette barrière de nuage. Tout était englouti par les ténèbres.
Quelques fois, sur ces bâtisses à moitié en ruines et s'écroulant de jour en jour, l'impact d'une bombe ou de milliers de balles étincelaient dans une gerbe de flammes et d'étincelles lumineuses. L'espace d'un instant alors, on pouvait voir la personne en face de nous dans le blanc cireux des yeux.
La végétation était devenue gris cendre, à l'image de ces terres désormais pourries par la vanité, l'égoïsme et le besoin impérieux de l'Homme à vouloir empiéter sur le territoire des autres. La poussière n'avait pas attendu bien longtemps pour s'installer et le pays entier s'était recouvert d'un long manteau de poudre grisâtre. Les paysages étaient uniformes comme une photo monochrome et rien ne semblait bouger, pas même les jours de vent. Les arbres , immobiles, restaient là et observaient les humains s'entretuer dans un ballet de fleurs ensanglantées qui prenaient racine sur le corps des hommes et d'os étrangement immaculés projetés dans les airs.
Des tâches couleur de sang plus ou moins grandes, plus ou moins petites, plus ou moins vives, plus ou moins ternes naissaient parfois au sol, rendant la vue un peu moins ennuyante ; bien qu'il n'y ait rien à voir. Elles ne cessaient d’éclore chaque jour.
 
Un nourrisson se mit alors à geindre. Il avait sûrement faim, il avait sûrement soif, il était sûrement fatigué. Pauvre bébé !
Sa mère n'attendit pas pour le consoler, le berçant dans ses bras et lui chuchotant de douces berceuses narrant une époque pas très lointaine où la végétation était d'une variation entière de vert et où l'Homme avait su s'aimer. Le soleil et la lune se succédaient et s'aidaient dans la tâche éternelle de les éclairer dans leur long chemin et les étoiles, petites lumières discrètes à côté de ces deux maîtres universels, les suivaient dans leur quête de la vie. Ce n'était que prospérité et amour, une époque que ce pauvre enfant n'a jamais connu et ne connaîtra sûrement jamais !
Tout le monde écoutait alors la mère, conter pareilles histoires, porteuses d'espoir et d'un peu de joie dans ces sombres demeures. Elle semblait être elle-même devenue une lumière. Etincelante dans le noir, l'on s'était tous regroupés autour d'elle, l'oreille attentive et l'œil brillant. Ses faibles mélopées avaient réussi à faire oublier à tous que dehors, la mort les attendait , la faux parfaitement lustrée et aiguisée.
 
Puis ils étaient arrivés. Avec leur chien la bave aux coins des babines et des hurlements à ranimer les morts dans leur gueule. Féroces bêtes, ils avaient rapidement coincés tous ces citoyens et bientôt, leurs maîtres arrivèrent.
L’uniforme parfaitement repassé, d’une couleur resplendissante et paraissant presque neuve ; comme s’il n’y avait jamais eu de guerre. Pas même une poussière sur leurs épaulettes ni même un peu de sang sur leurs gants d’un blanc de soie immaculé. Même leurs armes – fusils, sabres et pistolets – paraissaient n’avoir jamais été utilisés et bouillonnaient de gerber leurs balles dorées dans le corps mous de ces citoyens apeurés.
Aucun ne tenta de s’enfuir ; il était trop tard de toutes façons. Docilement, ils présentèrent leurs mains aussitôt cerclées d’instruments en métal pour les empêcher d’agir librement. Sous les cris incessants des chiens, ils sortirent enfin de leur tanière obscure et purent découvrir le monde tel qu’il l’était désormais : d’immenses plaines grises et rien d’autres à l’horizon. Parfois des ruines venaient couper ces paysages inchangés. Des cendres rouges flottaient dans l’air, apportant cette désagréable odeur de soufre. Certains éternuèrent.
Leurs destins, déjà bien incontrôlables, étaient désormais entre les mains de l’ennemi.


Un texte inspiré d'un rêve ... et à la fois très autobiographique dans un sens métaphorique. On dira juste que ça représentait mon état d'esprit de Septembre à ... à ben ça dure toujours ._.'

Le petit oiseau piailla encore, à son grand regret. La jeune fille pensait que l'énorme morceau de pain qu'elle lui avait donné lui aurait suffit mais cet être minuscule se révélait avoir un appétit coriace. Ses petits cris incessants lui donnèrent rapidement un début de migraine et elle dut se résoudre à lui donner entièrement le bout de pain qui lui servait de maigre collation. Aujourd'hui non plus, elle ne mangerait pas.
Finalement, l'air heureux du petit oiseau et ses plumes qui tressaillaient sur son corps arracha un petit sourire à la jeune fille. Il était aussi frêle qu'elle, avec ce même aspect fragile, précieux. Bien qu'elle ne soit pas spécialement précieuse aux yeux des autres, c'était ainsi que la jeune fille se voyait un peu.
Le vent soufflait légèrement, faisant voleter les cheveux bruns de la jeune fille. Elle aimait bien ce vent. Il venait de la mer, imprégné de cette singulière odeur d'iode. La fenêtre offrait d'ailleurs un charmant spectacle : se tenait un immense port et derrière, il y avait la mer. Bleue, scintillante, magique.
Des voix résonnèrent dans l'escalier, faisant sursauter la jeune fille :
- Je ne la comprends vraiment pas, ces derniers temps …
- Ça te gêne à ce point ?
- Ouais.
- Il t'en faut peu aussi.
 
La seconde voix, féminine, éclata ensuite de rire. La première voix, masculine, soupira. La jeune fille s'apprêtait à fermer précipitamment la porte de sa chambre, mais les deux personnes ne semblaient l'avoir remarquée. Quoique, elle n'aurait pas pu : celle-ci était comme figée devant l'entrée de la pièce.
- Ce qui me gêne surtout, c'est que, même si elle meurt d'envie, elle n'en parlerais à personne. Alors elle s'enferme toute seule dans son désespoir et on ne peut pas vraiment l'aider … Ça m'énerve.
 
La jeune fille eut un pincement au cœur et sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle ne put les retenir longtemps et ses joues devinrent rapidement humides. Mais il n'était pas question qu'elle lui montre ses larmes.
Durante. Peut-être le seul homme qu'elle n'ait jamais autant aimé dans cette vie. Le seul qui pouvait la comprendre – quoique, en ce moment même, cela ne semblait être le cas – et l'accepter avec ses défauts comme ses qualités. Là où tous les autres avaient échoués, s'arrêtant à l'aspect extérieur que renvoyait la jeune fille, lui s'était acharné durant des années, comme un fou. Ces efforts portèrent finalement leurs fruits, puisqu'un jour d'été, elle lui ouvrit son cœur. Mila – c'était son prénom – ne prêtait alors plus aucune attention aux personnes qui l'entouraient : elle n'avait d'yeux uniquement pour Durante. Et son cœur à lui ne battait qu'en sa présence. Leur bonheur était dénué de nuages sombres.
Malheureusement, ces derniers temps, un orage semblait arriver de loin. Ils passaient leur temps à se disputer. Mila reprochait à Durante de ne pas assez faire attention à elle, et Durante rétorquait à Mila que justement, elle demandait bien trop d'attention, se plaignant sans cesse de petits problèmes futiles. Alors Mila avait décidé de se taire pour ne plus l'importuner, mais cette décision irréfléchie ne fit qu'aggraver les choses.
- Mais des fois je me dis … que je devrais peut-être la laisser partir.
 
Mila fut sortie de ses rêveries par la voix grave de Durante.
- Comment ça ?
 
Milena. Dès le premier jour, Mila ne l'avait pas aimé : elle avait l'air d'une catin. Ce qu'elle était, d'ailleurs. Une fois, Durante n'avait plus supporté Mila et s'en était défait pour aller à la rencontre de l'ennemie jurée de la jeune fille. Alors celle-ci s'est mise à la détester, encore plus fort que quiconque. Finalement, Durante était revenu auprès de Mila : il n'arrivait pas à aimer quelqu'un d'autre qu'elle. Mais depuis, Milena était restée amie avec le jeune homme et gravitait souvent autour de lui. Un peu trop souvent et un peu trop près aux yeux de la jeune fille. Le simple fait d'entendre sa voix couinante l'exaspérait.
- Ces derniers temps, elle songe à la mort … déclara Durante d'un air pensif.
- Elle n'est quand même pas sérieuse ? S'étonna Milena.
- J'essaie de la retenir, encore et encore. Après tout, elle est trop jeune pour mourir. Mais … j'ai l'impression que c'est encore plus cruel, justement, de la maintenir en vie.
 
Milena ne répondit pas. Ils s'étaient dirigés dans la chambre de celle-ci et s'étaient assis, lui sur un fauteuil, elle sur son lit. La pièce était juste à côté de celle de la jeune fille. Elle pouvait d'ailleurs les entendre clairement parler. Puis Durante se leva :
- D'ailleurs, ça fait plusieurs minutes qu'on ne l'a plus entendue, ça m'inquiète …
 
Ses pas firent grincer le plancher et Mila sursauta encore plus. Le stress la gagna complètement : elle n'avait pas envie d'affronter Durante. Elle regarda autour d'elle, les yeux écarquillés à la recherche d'une cachette et se tourna finalement vers la fenêtre grande ouverte. Elle hésita. Mais après tout, que risquait la jeune fille ? L'étage n'était pas très haut, de toute façon.
Mila enjamba la fenêtre avec plus de facilité qu'elle ne le pensait et retomba au sol avec agilité. Mais en voulant se relever, son pied droit se déroba : elle s'était foulée la cheville. La jeune fille se releva et continua de marcher avec grande peine. Celle-ci ne s'était pas aperçue que, de la fenêtre, Durante l'observait, en même temps qu'il regardait l'oiseau s'envoler juste au dessus-d'elle, disséminant quelques unes de ces plumes fines dans l'air. Il était à la fois déçu – Le jeune homme était visiblement épuisé d'être toujours aux petits soins pour la jeune fille - et inquiet – Où pouvait-elle aller, avec une cheville blessée en plus ? En soupirant, il partit à sa poursuite mais, à la différence de la jeune fille, il préféra emprunter les escaliers.
- Mila !
 
La jeune fille se retourna. Elle n'avait pas rêvé, c'était bien Durante qui l'appelait ? Elle s'arrêta, un sourire aux lèvres. Il disparut immédiatement, lorsque Mila vit l'air furieux du jeune homme :
- Mila, où crois-tu aller comme ça ? Demanda-t-il d'un ton inquisiteur.
- Je vais … à la mer … pour me baigner.
- Enfin, Mila, tu crois vraiment que je suis dupe ?
 
Le vent soufflait toujours. Face à face, Mila observa les yeux du jeune homme. Ils étaient si sombres, si noirs, que l'on aurait pu croire à d'immenses tourbières dans lesquelles elle s'enfonçait profondément. Le regard de Durante l'avait toujours troublée.
Le jeune homme s'avança pour tenter de la prendre dans ses bras, mais Mila recula d'un pas, non sans réprimer une plainte de souffrance.
Une voiture décapotable s'approcha soudainement d'eux. A l'intérieur, s'y trouvaient quatre jeunes filles à l'air visiblement amusé.
- Mila !
- Ma chérie !
 
Crièrent-elles à l'unisson, d'une voix si forte et chantante que parfois, on aimerait ne pas les connaître. La jeune fille se tourna vers elle, en soupirant intérieurement de soulagement. Elle ne serait pas seule avec Durante.
- Ça fait tellement longtemps que l'on ne t'as plus vue …
- Mais où t'étais passée ?!
 
S'inquiétèrent-elles. Mila sourit.
- C'est rien, j'ai juste été très occupée ces derniers temps …
- Bah c'est nul, hein !
- On te voit plus du tout à cause de ça !
 
Lui reprochèrent-elles. Le sourire de Mila s'effaça à moitié.
- Mais ce n'est pas de ma faute …
- C'est pas grave, t'inquiètes pas.
- Bon, nous on y va. A bientôt ma chérie !
 
La voiture disparut aussi vite qu'elle était arrivée. Mila eut un énième pincement au coeur. Sûrement le quarante-cinquième depuis ce matin. Elle resta pensive en observant la mer, lorsque des bras entourèrent ses maigres épaules. Une chaleur douce, agréable, se diffusa dans le reste de son corps jusqu'au bout de ses doigts. Durante embrassa timidement mais longuement la joue gauche de la jeune fille.
- Vraiment … tu préfères rester avec ces filles-là, qui n'ont visiblement rien à faire de ce que tu peux ressentir ? Ce n'est pas mieux de te confier à moi ?
 
Mila ne répondit pas. Elle était bien trop occupée à humer le doux parfum du jeune homme qui l'enivrait depuis qu'il l'enlaçait. La jeune fille eut l'impression de redevenir une petite fille et pleura silencieusement. Il resserra un peu plus ses bras autour d'elle. Embrassant une nouvelle fois ses joues, le goût du sel se colla sur ses lèvres.
- Mais je ne plus supporter … hoqueta-t-elle entre deux sanglots.
- Je sais, coupa Durante. Je sais …
 
Elle se retourna face à lui et se jeta dans ses bras, étouffant ses larmes dans sa belle chemise blanche et propre. Il y faisait tant attention ! Tant pis, ce ne sont pas quelques petites taches d'eau qui l'enlaidiront. Durante plongea son nez dans les cheveux noirs de la jeune fille : depuis toujours, il adorait les sentir. Ils avaient un parfum étrange, fruité et sucré. Un peu comme l'abricot. Ou la pêche. Le jeune homme n'en savait trop rien. De toutes manières, Mila sentait bon de partout. Des fois, il rêvait de la croquer tout entière.
- Mila …
- Tais-toi, tu vas gâcher ce beau moment, répliqua-t-elle en pleurant toujours.
- Je gâche toujours les beaux moments, geignit Durante.
- T'es bête.
- J'ai réfléchi.
 
Mila ne répondit pas, le nez toujours plongé dans la chemise parfaite du jeune homme. Ses bras épais l'enlaçaient toujours et formaient comme un cercle rassurant et protecteur dans lequelle se tenait la jeune fille.
- Des fois je me dis … Que je devrais peut-être te laisser partir au lieu de t'enchaîner comme ça à la vie.
- Je sais.
 
La jeune fille sourit. Elle l'avait déjà entendu dire ça, lorsqu'ils étaient tous les deux à la petite résidence. Ils n'y étaient que pour les vacances.
- T'es devin ou quoi ? S'étonna Durante.
- Je veux pas partir. Je veux rester avec toi.
 
Mila le serra encore plus fort contre elle. Durante la serra encore plus fort lui aussi et essuya ses larmes en souriant :
- Ben alors tout va bien.


Un autre texte ENCORE inspiré d'un rêve, un texte sur la 2nde guerre Mondiale et plus particulièrement la déportation des juifs. J'ai fait pleurer des gens avec XD

Cela faisait combien de temps qu'ils étaient là, entassés comme du simple bétail ? Dimitri n'en avait aucune idée. Il savait seulement qu'il tenait sa belle de toujours dans ses bras, du plus fort qu'il pouvait pour tenter de la réchauffer. L'hiver était particulièrement glacial et mordant cette année-là. Malgré leurs épais manteaux de laine, Madeleine était tout tremblotante dans ses bras.
Madeleine, ah Madeleine ! Du premier jour où ils se sont rencontrés, Dimitri a su que c'était avec elle qu'il passerait sa vie et personne d'autre. Depuis quand s'aimaient-ils ? Bonne question : Dimitri a cessé de compter les jours au bout d'un an. A quoi bon compter, puisqu'ils resteraient ensemble toute leur vie ! Le jeune homme était du genre peu intellectuel mais sa mémoire marchait de plein fouet lorsqu'il s'agissait de Madeleine. Il la connaissait par cœur. Il savait par exemple que Madeleine était friande des petits gâteaux, qu'elle adorait s'en mettre plein la panse et ensuite pleurnicher dans ses bras car elle avait grossi. Ou bien qu'elle avait horreur des insectes et lorsque la jeune femme apercevait une minuscule araignée dans la maison, elle appelait son Dimitri à l'aide. Dans le train, il y avait plusieurs araignées sur le plafond, mais cette fois-ci, le jeune homme ne pouvait les chasser et sa chère et tendre devait prendre sur elle pour ne pas se laisser dominer par la peur et éclater en sanglots.
 
Le train s'arrêta soudainement. Les portes s'ouvrirent et des jurons hurlés en allemand explosèrent dans le wagon. De nouveaux passagers s'embarquèrent dans le compartiment déjà bien étroit, poussé par des soldats. Madeleine et Dimitri se serrèrent un peu plus. Cela ne déplut pas à Madeleine qui adorait être dans ses bras, et non plus à Dimitri qui appréciait de sentir le corps généreux de son joli petit bout de femme. Il huma à pleins poumons le parfum fleuri de Madeleine.
Jusqu'à présent, ils avaient tout du jeune couple heureux, en fleurs et pleins d'illusions. Du moins, c'est ce que pensaient leur entourage. Dimitri et Madeleine n'étaient pas dupes, chacun connaissait les défauts de l'autre et malgré tout, ils s'aimaient profondément et sincèrement. Ils étaient seulement contrariés que l'on ne les prenne pas au sérieux. Leur mariage avait été plutôt simple. Ils ne voulaient pas s'embêter avec les préparatifs et n'avaient invités uniquement leur famille respective et des amis proches qu'ils avaient en commun. L'alliance de Madeleine était plutôt modeste : c'était un simple anneau en argent, avec quelques diamants nacrés, d'un diamètre minuscule incrustés à l'intérieur, mais, de loin, la jeune femme paraissait posséder une constellation à son doigt.
Les années suivants leur mariage ne furent que plus merveilleuses : pendant que Dimitri s'en allait au travail, Madeleine, en bonne épouse docile et humble, s'affairait à nettoyer la maison de fond en comble, préparait le dîner pour son cher et tendre et entretenait le jardin. Parfois, elle allait prendre le thé chez quelques amies. Et lorsque le soleil commençait à décliner, juste avant que Dimitri revienne, Madeleine se faisait plus belle, plus merveilleuse pour son mari. Ensuite, le jeune homme revenait enfin, ils mangeaient le repas que Madeleine avait cuisiné avec amour sans se lâcher du regard et finissait la soirée en réduisant le peu de distance qu'il y avait entre eux, fondant l'un parmi l'autre, dans la moiteur du désir et les baisers passionnés.
Puis un jour, on avait toqué à la porte. Derrière, se trouvait des gendarmes. D'un air dur et sévère, ils sommèrent le couple de se préparer à partir. Ils n'avaient pas compris et ont obéit docilement. S'ils avaient su …
 
En y réfléchissant, cela faisait peut-être une semaine qu'ils se trouvaient dans ce wagon. La faim et la soif criaient au fond d'eux-même, hurlant jusqu'à la mort. Cela tiraillait leurs entrailles et brûlait leur gorge. Tous les enfants dans le wagon n'avaient malheureusement pas survécu plus de trois jours et leurs corps s'entassaient par terre.
Les jours passèrent, peut-être des semaines. Dimitri, aveuglé par la faim, ne savait plus compter. Il voyait un petit bout de ciel à travers la lucarne du train, tantôt clair, tantôt sombre. Jour, nuit. Combien de temps ? Il ne savait plus. Il savait juste qu'il était avec Madeleine et qu'il n'y avait que cela qui comptait. Madeleine, elle et seulement elle. Autour d'eux, les gens mourraient de plus en plus. Ils étaient comme eux, debout, puis s'écroulaient soudainement dans un bruit sourd. Une odeur de pourriture se mêlait à celle de l'urine, rendant l'air irrespirable.
Madeleine avait cessé de tenter d'être forte; elle n'était désormais que hoquets et sanglots. Ses épaules tremblaient et cela meurtrissait un peu plus Dimitri : il avait horreur de la voir si fragile et apeurée. Tout ce qu'il voulait, c'était pouvoir lui dire que tout allait bien et que cela allait s'arranger. Mais il mentirait. Comment pouvait tout aller alors qu'il n'avait aucune idée de la destination vers laquelle le train les menait ?
En cet instant, ils se regardèrent enfin, depuis des semaines. Tous les deux livides, ils n'osaient dire mot. Ils avaient eu, en même temps, cette même idée, une pensée horrifiante qu'ils avaient nié au début. Mais voilà, les jours – les semaines ? - passaient, les morts s'amoncelaient et ils devaient se rendre à l'évidence.
Nous allons mourir. 
Madeleine pleura encore plus. Dimitri parla enfin :
- Madeleine, non, ma petite Madeleine ! Ne pleure pas ! Tout s'arrangera, je te le jure …
- Oh Dimitri, j'ai si peur !
- Tu n'as pas à avoir peur, tout rentrera dans l'ordre …
 
Il la serra dans ses bras avec telle violence qu'il aurait pu l'étouffer, ne pouvant plus réprimer ses sanglots. Madeleine se doutait bien que quelque chose clochait, mais Dimitri, lui, savait la véritable vérité. La vérité, c'est qu'un chancelier avait décidé qu'eux, d'une certain religion, étaient des êtres à occire, à éliminer. Il ne fallait plus que la moindre parcelle d'eux subsiste en ce monde. Dimitri savait qu'ils n'en ressortiraient pas vivants.
Dans le wagon, alors que le vent sifflait à l'extérieur, on n'entendait plus que leurs pleurs et leurs murmures amoureux :
- Je t'aime Madeleine.
- Moi aussi je t'aime Dimitri. D'ailleurs, la petite voiture que tu adorais tant, je l'ai cassé.
- Et c'est maintenant que tu me le dis !
- J'avais si peur de ta réaction, je n'arrivais même pas à remettre les petites roues …
- Mais tu aurais dû me le dire dès le départ, j'aurais su la réparer …
- C'est trop tard, maintenant.
- Mais il n'est jamais trop tard pour t'aimer.
 
Leurs passions des premiers jours ressurgirent petit à petit, ils ne pouvaient plus se contenir. Alors malgré l'odeur putride qui flottait, les cadavres qui jonchaient le wagon et fixant la lucarne d'un œil desséché, ils s'unirent une dernière fois. Le froid mordait leur peau et leurs veines semblaient briller à la lumière de la lune. Ils s'embrassèrent jusqu'à n'avoir plus de souffle et s'enlacèrent jusqu'à avoir des bleus sur le corps. Ils pleurèrent longuement, ce soir-là.
Le jour se leva, en même temps que les portes du wagon s'ouvrirent. Des soldats vociférant de l'allemand leur hurlèrent dessus et les forcèrent à sortir. Il faisait encore plus froid. Alors qu'ils se serraient la main jusqu'à faire rougir leur peau, un homme d'une trentaine d'années fondit sur Madeleine et l'arracha de force à Dimitri. Il la poussa avec brutalité d'un côté, là où plusieurs femmes marchaient en file droite. Dimitri fut obligé de partir en sens inverse.
Plusieurs fois, ils se retournèrent, se cherchant du regard. Le simple fait de se voir les rassuraient. Ils savaient, après tout, qu'ils se retrouveraient. Dans la vie ou dans la mort.


Un autre texte, inspiration la Belle & la Bête ♥ (commentaire d'une amie : Ducan, symbole de la débilité & inattention des hommes ! è.é)

Il y a fort longtemps, subsistait un sombre palais, situé sur la plus haute colline de son royaume. Il ne semblait y avoir âme qui vive, tant il paraissait désolé. Mais là-dedans, vivait un prince et sa cour. Sur ce prince, nommé Ducan, pesait une lourde histoire.
Un soir d'hiver, alors que se tenait son vingtième anniversaire, il refusa d'accéder à la demande d'asile d'une vieille femme mourante. Son corps dénué de vie dans la neige attrista profondément une fée qui, de rage, maudit le prince Ducan. Ainsi, au douzième coup de minuit, le prince devint fou et décima la totalité de ses invités dans un immense bain de sang. Condamné alors à demeurer vampire pour l'éternité, immortel à jamais, le prince ne pouvait alors trouver le salut de l'âme uniquement lorsque son cœur sera touché d'une douce chaleur …
Le prince fut heureux d'être immortel, jouissant de son nouveau pouvoir, il ne craignait ni coups ni blessures. Celui-ci trouvait un nouvel amusement dans les guerres, qu'il ne connaissait avant. Mais son peuple, voyant son visage inchangé au bout d'un demi-siècle, commença à le craindre. Rejeté et reclus dans son palais de silence et de solitude, le prince n'osa plus jamais sortir, commençant à haïr son beau visage éternel.
Les siècles passèrent, de nombreuses fois Ducan tenta de mourir. En vain. Les cordes ne l'étouffaient guère, c'est à peine s'il était pris de toux. Son sang s'écoulait inlassablement de ses veines sans qu'il ne commence à être étourdi. Il pouvait rester des heures sous l'eau. Les pieds des falaises commençaient à s'imbiber de son sang. Il était ainsi condamné à rester en vie pour l'éternité. Il tenta alors de consoler sa peine grâce aux femmes. Toutes aussi belles les unes que les autres, il les épousait sur le champ. Mais déjà, elles l'ennuyaient toutes, et, une semaine plus tard, il les vidait de leur sang et jetait leur corps sans vie dans un immense fleuve.
Ducan restait alors désespérément seul, se morfondant dans son triste chagrin. Il n'avait alors plus d'espoir.
 
Un jour pourtant, une jeune fille, qu'il était sur le point de l'épouser, changea sa vie du tout au tout. Ses cheveux bouclés et blonds recouvraient presque entièrement ses yeux noisettes. Son teint de porcelaine et ses joues roses lui donnaient l'air poupin.
 
Sachez, que si vous n'êtes pas assez distrayante et trop ennuyeuse pour moi, je vous tuerais sans hésiter. >>
Avertit le prince. Mais la réponse de sa future épouse le laissa sans voix.
 
Allez-y donc, mon prince. Je ne crains la mort. >>
Répondirent insolemment ses lèvres rouges et charnues. Et c'est ainsi qu'ils s'unirent sous les serments éternels d'un prêtre.
 
Le premier jour, intrigué, Ducan exigea envers son épouse, qu'elle lui prouve que la mort ne l'effrayait point. Alors la jeune épouse s'en alla dans de sombres forêts. Elle grimpa sur la plus haute branche du plus haut arbre. Ce jour-là, le vent soufflait très fort et les minces branches menaçaient de casser ; la jeune épouse pouvait tomber à tout instant. Mais celle-ci revint, toute intacte, une pomme écarlate à la main pour son époux.
 
Les pommes d'en bas sont faciles à attraper et sont goûteuses. Mais plus l'on monte haut dans cet arbre, et plus les pommes sont exquises. >>
Expliqua-t-elle pendant que le prince dégustait le fruit. Il fut étonné de voir qu'elle avait raison. Mais, avec un peu de courage, n'importe qui pouvait escalader tout en haut de l'arbre. Ainsi, Ducan demanda plus de preuves.
 
Le second jour, la jeune épouse s'en alla dans les montagnes. Elle ne revint que le soir, les cheveux en bataille et la robe déchirée. Mais entre ses bras, il y avait un monticule de bijoux resplendissants.
 
Jamais personne n'avait réussi à ramener ce trésor perdu. Le voici, preuve qu'à chaque instant, ma vie pouvait se terminer brutalement. >>
Dit-elle en se recoiffant. Elle avait une fois de plus raison. Là-bas,les roches étaient glissantes et le seul chemin pour accéder au trésor était une très mince corniche, où l'on pouvait seulement poser la pointe ou le talon des pieds. Se tenaient juste en bas, des pierres aiguisées qui n'attendaient que de déchiqueter les corps de malheureux qui glisseraient alors.
De plus en plus excité et enjoué, Ducan demanda plus de preuve.
 
Le troisième jour, la jeune épouse s'en alla dans le désert. Elle revint le soir, toute tâchée de poussière et de sueur. Celle-ci tenait entre ses mains une bouteille de verre qu'elle offrit à son époux.
 
Cette eau provient de l'unique point d'eau de ce désert aride. On dit que cette eau donne la vie éternelle. Mais je suppose que vous n'en avez guère besoin … >>
Déclara-t-elle d'un sourire ironique, pendant que le prince vidait la bouteille. La dernière phrase de sa jeune épouse lui laissa un goût amer. Mais elle avait raison. Dans ce désert, soufflait sans cesse un vent de poussière qui irritait la peau et les yeux. Quelques chacals traînaient par là, s'attaquant aux malheureux qui ce seraient alors perdus. La plupart des gens qui y allaient, devenaient fous ou mourraient dans d'horribles conditions.
Mais Ducan ne se laissa pas abattre pour autant et demanda encore des preuves.
 
Le quatrième jour, elle s'en alla dans une grotte. Elle revint le soir, toute écorchée. Mais elle tenait dans une main une délicate fleur. Sa corolle blanche et irisée dégageait un doux parfum.
 
Cette fleur vit à l'ombre de la lumière. Car, au moindre rayon de soleil, elle se fanerait aussitôt et perdrait son éclat. >>
Murmura-t-elle, pendant que le prince humait le doux parfum de la fleur. Cette fleur ne poussait que dans une seule grotte, là où demeurait d'immondes loups sauvages. Et si jamais elle était parvenue à éviter les loups, la jeune épouse aurait pu alors se perdre, engloutie par l'obscurité profonde de la grotte.
Intéressé par d'autres cadeaux tous aussi rares, Ducan demanda d'autres preuves.
 
Le cinquième jour, la jeune épouse s'en alla dans une immense plaine où se tenait un monstre horrible. Elle revint le soir, à bout de forces. Mais elle tenait entre ses bras, la tête du monstre.
 
J'ai manqué de me faire écraser la tête à chaque instant, par son marteau de fer ou même qu'il me mange en entier. Désormais, quiconque s'aventurera dans cette plaine, n'aura plus rien à craindre. >>
Souffla-t-elle avant de s'effondrer au sol. Le prince s'empara de la tête. Cette bête avait une tête de taureau et la carrure d'un ours, étant cinq fois plus grand d'un humain et d'une force incommensurable. Ne se séparant jamais d'un lourd marteau de métal, il achevait les malheureux qui s'aventuraient sur son territoire.
Mais impitoyablement, le prince Ducan voulut encore des preuves.
 
Le sixième jour, la jeune fille s'en alla dans une mer profonde. On la ramena, évanouie. Son corps était trempé et elle respirait avec grande peine. Le prince se précipita aussitôt vers elle, et eut un moment d'arrêt lorsqu'il regarda son cou. Celui-ci était entouré d'une mince chaîne dorée où était accroché un petit pendentif.
 
J'ai manqué de me faire étrangler par les pires des anguilles et j'ai bien cru ne jamais remonter à la surface. Mais il fallait à tout prix que je ramène ce collier, que vous aviez perdu étant enfant et auquel vous teniez énormément, comme le racontent les rumeurs. >>
Lâcha faiblement la jeune fille en voyant son mari, avant de s'endormir. Ducan détacha le collier et le mit à son cou. Il était si heureux de le retrouver ! Lorsqu'il l'avait fait tomber dans l'eau, ce jour-là, tout le royaume entier avait essayé de le récupérer. Mais celui-ci était allé bien trop profond, et tout le monde craignait les anguilles. Ainsi, il dut demeurer au fond de la mer durant des siècles entiers.
Malheureusement, Ducan craignait à présent pour la vie de son épouse. Plus les jours passaient, et plus elle jouait dangereusement avec sa vie. Le prince redoutait le lendemain. Qui sait ce qu'elle pourrait faire ?
 
Le septième jour, la jeune épouse disparut. Le royaume entier la rechercha alors. Mais nulle trace de ses cheveux bouclés. Toute la journée, ils fouillèrent la moindre botte de foin, ouvrirent tous les placards, cherchèrent sous les lits. L'un monta à la plus haute branche de l'arbre, l'autre alla dans les montagnes, un troisième alla dans les désert, le quatrième s'aventura dans les grottes, le cinquième fouilla les hautes herbes des plaines et le sixième plongea dans les profondeurs des eaux. La jeune fille demeurait malheureusement introuvable.
 
Ce n'est que le soir, fou de tristesse, que le prince Ducan la trouva dans sa chambre. Elle revêtait la robe blanche de son mariage avec le prince et était allongée sur son lit. Lorsqu'elle l'aperçut, elle sourit. Dans une main, il y avait un petit flacon.
 
Mon cher prince, par amour pour vous, j'ai risqué ma vie. Des échardes se sont enfoncées dans mes doigts, des roches ont coupé la peau délicate de mes pieds et de mes chevilles, le sable a abîmé ma vue ainsi que l'obscurité des tréfonds de la terre, j'ai sali mes mains du sang d'un monstre et j'ai désormais une peur folle de l'eau. A chaque instant, j'étais seule et j'avais si peur; si vous saviez !
Malgré tout, vous ne m'aimez toujours pas, me considérant comme une ennuyeuse épouse de plus. Pourtant, la semaine fut assez distrayante pour vous, j'imagine.
Voilà donc la preuve, celle de dernier recours, que je ne pensais pas utiliser. Car en vérité, j'ai peur de mourir depuis que je vous ai épousé … >>La jeune épouse mourut dans les bras de Ducan. Blessé au plus profond de son âme, il goûta au flacon que tenait sa dulcinée, qu'il devina être sûrement un poison, qui pourrait purger sa peine. De toutes façons, le prince buvaient les poisons comme des liqueurs, lui faisant oublier les soucis. Mais, le liquide avalé, Ducan sentit une atroce douleur en son cœur, en même temps qu'une douce chaleur l'irradiait. Le poison faisait effet dans son corps, le tuant petit à petit, ce qu'il ne comprenait pas. Mais se rappelant les paroles de la fée, il comprit. L'amour l'avait touché en plein cœur, seul remède à son mal subsistant depuis des siècles.
Ainsi, le prince Ducan rendit son dernier souffle aux côtés de sa défunte épouse.


Un rikiki poème inspiré du style Gothic/sweet/casual/... lolita :

Douceurs candides s'effaçant dans le temps,
Bercées par la colère du vent hurlant,
Tu te heurtes à la dureté du béton amer,
Le désarroi s'empare de ton corps fragile,
Tu voudrais encrer cette tristesse dans ta chair,
Mais les lames s'échappent, s'envolent,
Ton mascara coulant à marqué tes joues,
Ton visage est ridé par la peine,
Mais l'espoir coule dans tes veines,
Tu es et resteras l'enfant des rêves doux,
Étouffée par ton propre corset,
Croulant sous le poids de tes jupons,
Tu te caches derrière tes boucles soignées,
Ta naïveté te protège des regards furibonds,
Poupée de porcelaine à jamais,
Lolita pour l'éternité.


Ensuite trois vieux textes datant de 2009. Chacun n'ont aucun sens et ne veulent rien dire du tout, comme quoi j'étais pas finie XD
Le premier, sans titre ... Allez, on va dire Aube & Crépuscule (/!\ Consonnances érotiques/yuri/!\, seconde preuve que j'étais pas finie, car dans mes souvenirs il me semble que je n'écrivais que de ça justement) :

Un soir comme un autre. Le ciel s'était vêtu de sa robe bleu et s'était orné de milles étoiles, scintillantes dans l'obscurité de la nuit. Quelques oiseaux nocturnes osaient siffloter des mélodies, aux notes hasardeuses, dans ce silence empli de froideur et d'indifférence. Seul le vent faisait bourdonner les arbres feuillus en continu, au mépris du mutisme nocturne.
 
 Un soupir s'échappa des lèvres sèches d'Ivory. La jeune fille ferma les yeux, profitant de cette vague de plaisir qui se propageait dans son corps, et mourrait dans le bout de ses doigts gelés. Sa sœur, Pearl, releva la tête, inquiète. Ivory, pour réponse, lui caressa la joue, un petit sourire se dessinant sur son visage pâle.
-Ne t'inquiète pas, je vais bien.
-La dernière fois que tu as dis cela …, Pearl souffla ses mots le plus bas possible, comme si l'on pouvait l'entendre. Lorsque tu l'as dis, tu as failli mourir !
-C'était il y a longtemps …
 
 Ivory n'aimait pas ces moments-là, lorsque Pearl la rappelait à l'ordre. La jeune fille savait que sa sœur l'aimait plus que tout, mais elle n'appréciait guère cette vague d'inquiétude qui touchait généralement Pearl et les personnes alentours. Ivory ne voulait pas qu'on lui rappelle sa fragilité constante, l'obligeant à marcher sur un fil de rasoir chaque jour; aussi familière qu'inconnue de la mort. Ivory voulait se sentir forte, invincible, que nul ne pourrait terrasser.
La jeune fille s'empara de la main de sa sœur et la plaça au plus profond de son intimité, l'intimant d'un coup d'œil, à en explorer les moindres recoins. Pearl retira sa main, l'incompréhension figée sur son visage. La lumière pâle et chaude des bougies accentuaient les traits de la jeune fille, rendant presque son expression pittoresque. Voulant protester, gronder sa sœur, elle entrouvrit la bouche mais se tut. Après tout, elle ne voulait pas la blesser …
-Pearl …, la voix de la jeune fille était presque brisée par la déception.
-Non, s'il te plaît …, Pearl n'osait regarder sa sœur dans les yeux. Ne m'oblige pas à être méchante.
-Tu as toujours été méchante.
-Qu'insinues-tu ?
-Oh, Pearl …, Ivory prit délicatement une mèche de cheveux de sa sœur. S'il te plaît, embrasse-moi.
-Ivory, tu es si  …, elle se coupa net.
 Obéissant à sa sœur chérie, Pearl pressa doucement sa bouche contre les lèvres d'Ivory, si rouges, si douces. Elle enlaça ce frêle corps, le réchauffa contre sa poitrine. Les os, presque saillants, s'enfoncèrent légèrement dans sa chair. Les cheveux dorés d'Ivory, longs et interminables, caressèrent la peau de Pearl, chatouillant ses reins, frôlant sa poitrine menue. Prise d'émotion, Ivory serra sa sœur un peu plus fort contre elle, l'étouffant presque. Pearl gémit, chercha à se détacher de sa sœur, mais celle-ci l'enserrait de plus en plus contre elle, à mesure que la jeune fille tentait
de s'éloigner. La jeune fille se laissa alors emporter par cette euphorie, fermant les yeux.




Le second, nommé Blanche (Wtf ? xD), la fin est affreusement cheloue, faites pas gaffe.

Blanche. Les yeux verts comme l'émeraude et les cheveux roux comme le feu. Elle tournait en rond, toujours en rond dans une pièce carrée. Les murs étaient blancs, bien qu'à certains endroits, le temps accusait quelques tâches grises. Le lino l'était lui aussi. Blanc. Il y avait deux lits -Nul besoin de préciser la couleur- aux barreaux métalliques, une chaise en bois et une table.
Blanche s'ennuyait. Elle était lasse de passer ses jours, ses mois, sa vie entière enfermée dans cette pièce ! Dans la pièce à côté, un robinet n'était pas complètement fermé. Étrangement, les gens oubliaient toujours de le fermer entièrement. Alors une goutte s'échappait, chutait et s'écrasait dans un bruit cristallin sur l'inox reluisant. Toutes les dix secondes, ce schéma se répétait. Toutes les dix secondes, une goutte mourrait. Toutes les dix secondes, Blanche se crispait un peu plus. Elle voudrait parfois fermer le robinet, en finir une bonne fois pour toutes ! Mais malgré ses efforts, il y avait toujours quelqu'un pour oublier de le fermer. Elle était obligée de l'écouter gémir.

La jeune femme s'efforçait de ne pas y penser, mais plus elle essayait et plus elle y pensait en s'arrachant la peau autour des ongles. Blanche avait bientôt les doigts en sang, ceux-ci la picotant. Mais c'était si bon, si relaxant ! Trouver une certaine détente dans la douleur … c'était étrange pour elle. Elle trouvait tout étrange. La pièce, les murs, le sol, la table, la chaise, les lits, le robinet agonisant. Et cette fenêtre.
Il y avait des barreaux de métal devant cette fenêtre, serrés, si serrés que Blanche ne pouvait à peine y passer un bras. Des rideaux d'un bleu évanescent entouraient la fenêtre. La jeune fille l'ouvrit et s'agrippa aux barreaux. Il faisait beau dehors. Le bleu, plus vif que celui des rideaux, aveugla Blanche pendant quelques secondes. C'était si bon de voir ce monde extérieur ! La jeune fille huma l'air frais, pur. Il y avait aussi quelques notes florales, un champ de roses et de tulipes s'épanouissaient sur l'herbe. Un bruit étrange attira l'attention de Blanche. C'était une nuée d'oiseaux qui s'envolaient. Ils étaient majestueux, magnifiques ! Leurs plumes d'un noir ardent brillaient dans des reflets bleutés. L'une d'elle s'engouffra à travers les barreaux. Blanche s'empressa de la ramasser et de l'observer avec émerveillement. Elle passa la journée, allongée sur son lit, à la contempler d'un sourire béat.
 
 Elle sursauta. C'était son compagnon de chambre. Il avait de longs cheveux blonds, lui cachant la moitié de son visage et une barbe de trois jours. Il sentait divinement bon, un parfum capiteux et envoûtant. Curieusement, Blanche ne connaissait son nom. Elle ne lui avait jamais demandé.
 
 
 - Elle est passé à travers les barreaux.
 - Tu es encore allée observer le monde extérieur ! il s'énerva soudainement.
 - Je n'y peux rien ! Mes jambes m'amènent seules à la fenêtre, mes doigts déplacent tous seuls la poignée !chuchota Blanche les lèvres tremblotantes.
 - Tu es décidément bonne à rien. Donne moi cette plume.
 -Non ! >>
 Prise de panique, Blanche se leva brusquement, la plume serrée contre sa poitrine. Mais la pièce était trop petite pour eux deux. Et le jeune homme avait vite fait de la coincer contre un mur. Pris de rage, ses pupilles étaient dilatées.

 La jeune fille serra encore plus la plume contre elle. Elle la connaissait à peine ! Cela lui ferait trop de mal de se séparer si tôt d'elle ! Ses dents claquaient, tant Blanche avait peur. Il la gifla. Une claque bruyante, assourdissante, tellement rapide que sa main siffla. Abasourdie, la main de Blanche lâcha la petite plume noire. Il la ramassa et la jeta prestement entre les barreaux. La plume s'envola loin, avant de disparaître dans l'éclat du soleil.

 Blanche s'agrippa une fois de plus aux barreaux. Ses beaux yeux verts étaient noyés par les larmes, larmes qui coulaient à flots sur ses joues.
Il s'était tranquillement assis sur la chaise. Il s'était rapidement calmé, après avoir jeté la plume.

 Elle renifla et obéit en silence.




Le troisième était le prologue pour une histoire orientée fantasy. Jamais écrit plus que le prologue XD
n citronnier. Mon unique souvenir. Un simple citronnier se tenant droit, dans toute sa splendeur. Ses feuilles, d'un vert d'eau, bruissent au contact du vent et diffusent une légère odeur acidulée. Autour, des milliers de papillons s'agitent en silence, laissant tomber derrière eux une trainée dorée. Tout cela m'inspire ... le calme.
 
Je ne sais pas d'où je viens. Ni qui je suis. Mes souvenirs embrumés ne sont que de brèves esquisses entâchées d'encre noire. J'ai été recueillie, enfant, par une vieille sorcière. Du moins c'est ce que les gens prétendaient. Elle l'était peut-être réellement. Je la surprenais souvent à parler aux animaux. Un dialogue muet, simplement joué du regard. Ces mêmes regards lorsqu'elle me bordait le soir. Un regard empli de tendresse. Ses mains, dures et sévères le reste du temps, s'adoucissaient et me caressaient les cheveux. Et je m'endormais ainsi, enveloppée d'une fourrure noire comme l'ébène et de l'encens qu'elle allumait chaque soir. Mais jamais je ne rêvais. Je n'avais même pas eu l'ombre d'un cauchemar. Je voyais juste ce simple citronnier. Incessant, me narguant de ses souples branches blanches.
Grand-mère était crainte dans ce petit village. Mais elle était aussi respectée de tous, de par ses contes fantaisistes, qui n'était en fait que le récit de ses longues aventures lorsqu'elle était plus jeune que cela. Les soirs de pleine lune -Cela donnait un aspect mystérieux à ses histoires, selon elle- Grand-mère m'emmenait avec elle sur la place centrale. Les villageois étaient tous assis en demi-cercle. Le feu, placé au centre, illuminait leurs yeux, révélant leur impatience. Je m'installai parmi eux et Grand-mère commençait à raconter. Sa voix changeait, interprétant mille et mille personnages, ses gestes emprisonnaient les villageois dans sa fantaisie et les flammes dansaient pour elle. Il y avait parfois des gens malades. Grand-mère les guérissait sans exception. Ses mains froides caressaient leurs joues et leur fronts brûlants et ils s'endormaient tous dans un long sommeil. Ils ne se réveillaient qu'à la troisième lune. Et Grand-mère, en échange, exigeaient d'eux des oeufs, un poulet voire même une brebis. Grâce à cela, nous vivions convenablement.
Je me souviens d'une de ses histoires, célèbre. Elle racontait l'histoire des Laxyäns. C'est un peuple fort beau, agile, et souple, vivant sur une haute montagne nommée Nhöromor. Ils possédaient d'immenses pouvoir, dont l'un d'eux était de pouvoir changer de sexe; leur donnant cette célèbre apparence androgyne. Mais ce pouvoir même, causa l'une des plus grandes ruptures au sein de ce clan. Certains Laxyäns prohibaient ce pouvoir, alors que le reste le plebiscitaient. Une guerre apparut. Les Laxyäns purs -Ce qui préféraient garder cette ambiguïté physique- en sortirent vainqueurs. Ils firent alors asservir les Laxyäns qu'ils considerèrent alors comme déchus. Arrogants, prétentieux, colériques ... Leurs journées se résumèrent alors aux orgies, à l'alcool et à la paresse. Les Laxyäns déchus, eux, se sont alors soumis en silence, vivant au pied de Nhöromor. Certains s'osent à vivre au sommet de cette montagne, au risque de subir d'immondes humiliations de la part des Laxyäns purs. Et alors le soir, ils lèvent la tête et observent en soupirant ces magnifiques étoiles, leurs parents, ceux qui les ont amenés à cette situation. Ils espèrent alors qu'un jour, la paix reviendra. Un jour oui, ils pourront remonter au sommet de Nhöromor ...
Une histoire magnifique mais triste.
 
Un soir d'hiver, Grand-mère mourut. Dans son lit de mort, elle semblait sourire. C'était peut-être ses rides qui donnaient cette impression. Le village entier se mit en deuil et enterrèrent son corps, dans une cérémonie qui fut la plus honorable. Et moi, je restais dans sa boutique. Je vendais divers médicaments, aux effets apaisants, énergisants, ... Je vivais sans la moindre misère malgré.
Puis vint ce jour. Deux jeunes hommes. L'un avait la peau dorée, les yeux d'un marron ensorcelant, presque rouge, et ses boucles brunes tombaient en cascades autour de son visage. Althaïr. L'autre était plus pâle, frêle, donnant un air maladif malgré ses resplendissants cheveux roux et ses yeux d'un vert profond. Elendür. Ils m'arrachèrent de la boutique. Je n'ai jamais su pourquoi. Peut-être parce que mes connaissances en médecine -Merci Grand-mère- pouvaient les aider. A vrai dire je n'en ai aucune idée. Je me suis ainsi retrouvée à voyager avec leur étrange troupe. La nuit parfois, je me promène aux alentours du camp. Et j'écoute. Le hullulement d'une chouette, le souffle du vent, le clapotis du ruisseau, ... Tout cela me fait oublier pendant un temps, le citronnier. Jusqu'à la prochaine nuit.
 
C'est ainsi que moi, Rahzel, la peau blanche comme neige, les cheveux rouges comme le sang, l'orpheline, l'enfant abandonnée, je suis partie à la recherche du doux citronnier.


Voili ! J'attends vos critiques Yess!
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N'est pas mort ce qui à jamais dort et au cours des siècles peut mourir même la mort. - © H.P. Lovecraft ♥
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MessagePosté le: Mar 12 Juil - 00:32 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Hachiko
Plume virevoltante

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MessagePosté le: Lun 1 Aoû - 11:23 (2011)    Sujet du message: Mes trucs textuels Répondre en citant

Waouh !

Je viens de lire ton premier texte .... et c'est vraiment splendide ! Rien à dire ! Je te comprends vachement bien dans ce texte !
J'associerais bien cela au texte ... je sais pas trop pourquoi  0.0
( peut être pour le rebondissement ?  )

Je vais lire une histoire chaque soir, comme ça je pourrais bien analyser tes textes  ^^
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hinata31
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MessagePosté le: Jeu 4 Aoû - 19:53 (2011)    Sujet du message: Mes trucs textuels Répondre en citant

Très bon vocabulaire, compréhensible....

J'aime beaucoup: Bravo =)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:30 (2016)    Sujet du message: Mes trucs textuels

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