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:: Textes en pagaille ::
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sebast20
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 11:05 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Voilà, pour éviter de polluer le sujet "Spirit of the Moon", je fais un autre sujet ou je mettrais toutes mes histoires courtes et des résumés de mes prochains scénarios^^

Aller je commence par un petit texte (un peu bizarre j'avoue)^^


L'amour j'en est toujours entendu parlé comme d'un incroyable sentiment. Mais je n'ai jamais été d'accord, on nous disait aussi que parfois l'amour nous tombait d'un coup sans qu'on s'en rende compte. Encore une fois je n'étais pas d'accord avec cela. A vrai dire je n'ai jamais ressenti de l'amour pur, comme le disaient mes parents. Et d'ailleurs je ne sais pas comment on le ressent. Mais un jour, j'ai compris de quoi voulaient parler mes parents, c'était lors d'un voyage en Angleterre avec mon collège lorsque j'étais encore en 4e, cet évènement s'était passé dans un énorme centre commercial dans une ville dont je ne connais plus le nom, lors du temps libre que j'avais.


Je me souvenais, qu'il y avait un concours de chant, et que les organisateurs faisaient passer les candidats et qui transmettaient leur chanson dans tout le centre à travers de baffes dispersées. Je n'y avait prêté aucune attention en plus c'était en Anglais, normal j'étais en Angleterre. Je prévoyais d'acheter un souvenir pour mes parents et de m'acheter un petit quelque chose, c'était mon dernier jour en Angleterre, donc je devais avoir pleins de souvenirs. Mais qui aurait cru, que lors de cette journée j'allais avoir un autre souvenir d'un tout autre genre. Je m'en souvenait comme si c'était hier.


Lorsque je passais près d'une baffe, un prénom attira mon attention, ce prénom était Kelly, pour une raison que je ne connaissais pas, j'ai toujours aimé ce prénom. Je m'arrêtais par curiosité devant la baffe, et ce que j'entendis m'a littéralement foudroyé, pendant exactement 2 minutes et 24 secondes, j'étais cloué sur place. La voix de cette fille était tout bonnement magnifique : un peu grave, j'avais l'impression que sa voix était un peu cassée, mais elle était pleine d'assurance. Tout au long de la chanson, mon coeur s'accélérait de plus en plus vite, et lorsque la fille nommée Kelly haussait le ton, mon coeur s'emballait. Je me demandais ce qui se passait avec moi, mais je ne pouvais pas réfléchir, car son chant m'hypnotisait presque. Lorsque cela se finit, j'étais un peu déçu je voulais en entendre plus, beaucoup plus. Je restais planté là, pendant quelques minutes, et à chaque fois que je me remémorais sa voix mon coeur s'emballait encore une fois, et il ne ralentissait pas non plus.


D'un coup sans avoir vraiment réfléchi, je me dirigeais vers l'endroit où se faisait le concours, après avoir "demander", car je faisais plus des signes qu'autre choses, où cet endroit se trouvait. Je me dirigeait, vers le troisième étage, les escalatores étaient bondés, je ne pouvais qu'attendre à chaque fois, mais lorsque je montais d'un étage, je courais presque pour atteindre le prochain étage.


Une fois que j'arrivais devant l'endroit, j'entra dans la pièce, qui ressemblait fort à un studio d'enregistrement, du moins c'était ce que je pensais car je n'avais jamais vraiment vu en vrai, un studio d'enregistrement sauf dans les films. Deux hommes qui étaient assis, prenaient un café et me saluèrent en Anglais. A mon tour je les avais salués et un d'eux m'avait demandé ce que je faisais ici. Alors ma bouche avait prononcé "Kelly" sans avoir pu réfléchir. Les deux hommes me regardèrent, puis ils éclatèrent de rire. L'un d'eux se calma, et me dit dans un français parfait : "Ah, Kelly. C'est ma nièce, elle chante super bien tu ne trouves pas ?". J'approuva d'un signe de tête, j'étais vraiment pressé et encore une fois mes mots sortirent sans que j'y réfléchisse :"Alors vous savez où elle se trouve ?"


L'oncle de Kelly afficha un sourire et me répondait quelle était dans le centre commercial, acheter des souvenirs. Alors que je le remerciais, j'entendis un bruit d'appareil photo, l'autre homme avait pris une photo, mais je ne savais pas ce que c'était. De toute manière j'étais pressé, donc je ne m'étais pas intéressé à ceci. Lorsque je sortis de la pièce, j'entendis le gars qui parlait français dire "Tiens, envoie la photo du fan à Kelly, elle va être contente, car c'est s....", mais je ne m'étais pas attardé.


Je courait encore une fois en rencontrant parfois des personnes de mon collège, j'étais vraiment limité par le temps, car les profs nous avaient dis, qu'on devait se rendre à la sortie du centre commercial à 17 heures et il était 16 heures et 15 minutes. J'avais fouillé le centre commercial, mais je me rendis compte que j'étais idiot, j'était tellement pressé que j'avais oublié de demander à quoi elle ressemblait. Je me maudissait pour ma stupidité, puis je m'asseyais sur un banc du centre. Je fermais les yeux et je repensais à la voix, je me disais alors, que je devais pas lâcher l'affaire, et lorsque j'ouvrit les yeux une fille qui devait avoir mon âge je pensais, me regardait d'un air interloqué, elle était en train de manger un beignet, j'étais un peu gêné par son regard puis je regardais l'horloge il était 16 heures et 55 minutes. Je me leva d'un coup, puis je me rendis à l'entrée, si seulement j'avais attendu un peu plus longtemps, car arrivé près de l'entrée, j'entendis "Kelly". Mon coeur s'était emballé de nouveau et je me retourna près à faire demi-tour, mais ma professeur d'anglais me poussa à la sortie. Déçu, je regardais les voitures, qui s'arrêtaient au feu rouge, j'analysait attentivement chaque voiture, puis d'un coup j'eus l'impression que mon coeur s'était retourné, la fille que j'avais vu dans le banc, m'adressait un sourire. Elle était très belle je trouvais, ses longs cheveux roux formés une couette de chaque coté, ses yeux d'un bleu éclatant me regardaient profondément et sa peau était un peu blanche mais avec des taches rouges sur ses joues, qui la faisait ressembler à une poupée. Soudain elle fit de la buée et écrivit sur sa vitre "Merci. K", le K me fit penser aussitôt à Kelly. J'éprouvais un véritable sentiment de joie et j'avais l'impression que mon coeur bougeait dans tout les sens, lui aussi était joyeux, je lui rendis alors son sourire et on continua de se regarder jusqu'a que sa voiture disparut dans un virage.
Une fois au car, je m'asseyais coté fenêtre, laissant vaguer mes pensées. Mon professeur d'anglais, qui était aussi mon professeur principal, me dit "Je crois bien, que tu as eu des souvenirs qu'on ne peut pas acheter aujourd'hui, hein ? puis il ajouta, qui aurait cru que tu serais capable de courir dans tout le centre commercial, pour une voix, je crois que tu as eu un très bon souvenir d'aujourd'hui."
Je le regardais surpris et j'approuvais, sûrement que ma course à travers le centre commercial n'a pas passé inaperçu, je me rendis compte que certains chuchotaient sur mon dos. Mais je m'en fichais, cela en valait la peine.

Peut être que j'oublierais son visage, peut être aussi son sourire... Mais une chose est sûre, je n'oublierais pas sa voix magnifique.


Même aujourd'hui je ne sait toujours pas si c'était de l'amour que j'avais ressenti, mais en tout cas cela m'était tombé dessus sans que je m'en rende compte. Et lorsque je me rappelle de sa voix, mon coeur continue de s'emballer, cela j'en suis sur est mon plus beau souvenir d'Angleterre.


Voilà, voilà à vos commentaires Yeah!
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 11:05 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Shippu-fan
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 12:04 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

sebast20 a écrit:
Lorsque je passais près d'une baffe, un prénom attira mon attention, ce prénom était Kelly, pour une raison que je ne connaissais pas, j'ai toujours aimé ce prénom. Je m'arrêtais par curiosité devant la baffe, et ce que j'entendis m'a littéralement foudroyé, pendant exactement 2 minutes et 24 secondes, j'étais cloué sur place. La voix de cette fille était tout bonnement magnifique : un peu grave, j'avais l'impression que sa voix était un peu cassée, mais elle était pleine d'assurance. Tout au long de la chanson, mon coeur s'accélérait de plus en plus vite, et lorsque la fille nommée Kelly haussait le ton, mon coeur s'emballait. Je me demandais ce qui se passait avec moi, mais je ne pouvais pas réfléchir, car son chant m'hypnotisait presque. Lorsque cela se finit, j'étais un peu déçu je voulais en entendre plus, beaucoup plus. Je restais planté là, pendant quelques minutes, et à chaque fois que je me remémorais sa voix mon coeur s'emballait encore une fois, et il ne ralentissait pas non plus.




{{{Spoiler}}}

Voilà, voilà à vos commentaires Yeah!

j`adores cette partie seb !

Elle maide à entrer plus dans le détail de ta story.

C est l'élément le plus important du texte et t'as réussi à le gérer !^^
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hinata31
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 14:24 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Je trouve cette histoire: SUBLIME! Hyper original! J'adore! 
J'ai étais emporté! 


J'ai lu et je me suis retrouvé en Angleterre ='D


Dans le centre commercial j'ai étais un peu embrouillé mais grâce à la fin j'ai un peu capté. 
Cela ne m'étonne pas que la fille soit rousse XD 


Au départ, c'est vraiment mystérieux, on s'attend a une petite histoire d'amour banal, mais tu nous a quand même pris au dépourvue . 


C'est très bien! C'est même excellent! Continue ainsi! =D
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mokham
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MessagePosté le: Ven 11 Nov - 19:27 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

j'avoue que je suis pas fan de ce genre d'histoire mais t'as un style excellent, bravo  Yeah! .
tu nous mène dans une histoire qui apparait banale mais tu garde un coté mystérieux et cela est très bien.
en faire, je sais pas dans quel genre d'histoire tu veux la faire mais pour moi je la préfère genre fantastique et mythe, la ou il y a une histoire sombre Warrgh.. .
bref, continue ton histoire est passionnante :)
ps: si c'est possible de nous faire un synopsis et une petite présentation( titre, genre, durée,...) ça sera super Tu sais..  
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sebast20
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MessagePosté le: Dim 13 Nov - 12:47 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Merci pour vos commentaires^^
Mokham, je n'ai pas l'intention de continuer cette histoire car elle est déjà fini^^ Ce que j'ai fais était une petite histoire courte.
C'est vrai que pour le centre commercial j'aurais du détaillé un peu plus.
Mais bon peut-être que je trouverais quelque chose, mais en attendant je pense que cette histoire est très bien comme ça^^


Dernière édition par sebast20 le Dim 13 Nov - 19:05 (2011); édité 1 fois
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Shippu-fan
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MessagePosté le: Dim 13 Nov - 19:04 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Oui change rien !

Rien du tout !

Souvent c'est les storys courtes qui sont les plus passionantes !!!!

Sinon....Orf....Ah non rien à dire sorry !
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fairy_sennin
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MessagePosté le: Mar 15 Nov - 14:58 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Me voilà comme promis (avec du retard désolée )
Donc comme l'a dit Bernadi-chan, il est mortel ton truc
En français ça veut dire que ton texte est vraiment plaisant à lire x)

Pas trop long et pas trop court non plus, juste ce qu'il faut. Les mots sont bien choisis aussi.
Bon bah je suis pas aussi bonne pour la critique de textes que pour la critiques de dessins mais bon, je fais de mon mieux >.<
Tu veux que je cite toutes les fautes de conjugaison?
Non! Je vais juste t'orienter =)

Citation:


L'amour j'en est toujours entendu parlé

Correction: j'en ai

 
Citation:

 lors du temps libre que j'avais.

Cette phrase n'est pas nécessaire dans l'introduction =)

 
Citation:

 les organisateurs faisaient passer les candidats et qui transmettaient leur chanson

Correction: les organisateurs faisaient passer les candidats qui transmettaient leur chansons
Citation:


  à travers de baffes dispersées

Correction: à travers des baffes dispersées

 
Citation:

  Je n'y avait prêté aucune attention en plus c'était en Anglais, normal j'étais en Angleterre

Correction: Je n'y avait prêté aucune attention, en plus c'était en Anglais, normal j'étais en Angleterre
Cette virgule te parait insignifiante mais en réalité elle a une très grande importance

 
Citation:

 , normal j'étais en Angleterre. Je prévoyais d'acheter un souvenir pour mes parents et de m'acheter un petit quelque chose, c'était mon dernier jour en Angleterre,

Evite de répeter à chaque fois Angleterre, remplace le par son champ lexical, ex: ce pays

 
Citation:

 Je m'en souvenait comme si c'était hier.

J'ai cru comprendre que tu racontais au temps actuel, alors pourquoi utiliser l'imparfait?

 
Citation:

 Lorsque je passais près d'une baffe

C'est le passé simple que tu aurais du utiliser ici: Lorsque je passai près d'une baffe
Cette erreur se répète à plusieurs reprises donc relis bien

 
Citation:

 après avoir "demander", car je faisais plus des signes qu'autre choses

Si tu remplaces le car par puisque, le récit deviendra beaucoup plus fluide, c'est si simple mais important =)

 
Citation:

 Une fois que j'arrivais devant l'endroit, j'entra dans la pièce,

Cette erreur aussi se répète à plusieurs reprises alors relis bien
Correction: Une fois arrivé devant l'endroit, j'entrai dans la pièce,

 
Citation:

 du moins c'était ce que je pensais car je n'avais jamais vraiment vu en vrai, un studio d'enregistrement sauf dans les films

Essaye avec : du moins c'était ce que je pensais car je n'en avais jamais vraiment vu un en vrai, juste dans quelques films

 
Citation:

 Deux hommes qui étaient assis, prenaient un café et me saluèrent en Anglais. A mon tour je les avais salués et un d'eux m'avait demandé ce que je faisais ici.

Fais bien attention à coordonner le temps des phrases et au moment où il faut mettre un point. Les adverbes de lieu changent aussi au discours indirect.
Correction: Deux hommes qui étaient assis prenaient un café. Ils me saluèrent en Anglais alors je les saluai à mon tour. L'un d'eux me demanda ce que je faisais là bas
Je n'ai cité que cette partie mais ça veut aussi pour toutes les autres


Bon bah je crois que c'est tout, alors voilà, j'espère que tu te seras pas ennuyé pas en lisant ce pavé géant xD
Tchus :D

_________________
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sebast20
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MessagePosté le: Mar 15 Nov - 19:41 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Merci pour ta critique fairy^^
La vache autant de fautes ^^' Je ferais gaffe à me relire plus attentivement la prochaine fois^^

Aller un autre pitit texte.



Je me souvenais que lorsque je regardais les informations à la télé, j'entendais souvent des histoires de suicides. Cela m'énervais presque d'entendre cela, je me disais qu'il fallait être lâche pour se donner la mort. Mais mes parents étaient d'un tout autre avis, ils disaient que je ne devais pas penser cela, c'était des idées idiotes qui me polluaient le cerveau comme ils disaient. De toute manière, je ne changerais pas d'avis.
Mais, j'ai compris pourquoi les gens se donnaient la mort. J'ai commencé à les comprendre ainsi que leurs sentiments, lors de ma première année de lycée. Alors écoutez attentivement.

Je me souvenais, lors de mon premier jour j'étais un peu intimidé mais assez content, car je me disais qu'à partir de maintenant on sera traité comme des grands et que les autres élèves seraient sympathiques. Mais je me suis rendu compte que je m'étais trompé lourdement, lors de ma première heure de cours le ton était donné, pour je ne sais quelles raisons à chaque gestes que je faisais ou à chaque fois que je répondais aux questions des professeurs, je ne pouvais m'empêcher d'entendre des rires. Je me disais d'abord que c'était une coincidence. Mais encore une fois je m'étais trompé. La première semaine s'était passée et je n'avais toujours pas d'amis, je faisais tout mon possible pour m'intégrer à la classe mais rien à faire à chaque fois que je leur parlais, ils partaient ailleurs et me jetant des regards moqueurs. J'ai compris que dans ma classe il serait impossible de tisser des liens d'amitié.

Le premier mois passa à une vitesse lente, et mon état psychologique commençait à se dégrader. Ce n'était plus seulement ma classe qui se moquaient de moi, mais des élèves du lycée aussi. Ainsi à chaque endroit où je mettait les pieds, j'entendais des insultes et autre choses diverses. J'en avais vraiment marre, ma vie n'était plus drôle, et je commençais ainsi à me refermer sur moi-même.

Les vacances d'octobre sonnaient comme une délivrance pour moi, j'étais chez moi et je repris du poil de la bête, mais voilà la rentrée s'annonçait de nouveau et je n'avais pas envie de revenir au lycée, rien n'étais interéssant pour moi, moi qui adorais apprendre de nouvelles choses, je ne voulais plus mettres les pieds dans cette endroit. Je voulais arrêter le lycée, mais voilà je n'avais que 15 ans et on pouvait arrêter le lycée qu'à 16 ans.

Donc je m'étais obligé d'y retourner et encore une fois les journées défilaient avec longueur, je devais encore subir ces humiliations gratuites jusqu'à mes 16 ans.

Pendant le mois de novembre mon état psychologique se dégradait : je n'avais plus envie de vivre, à quoi bon continuer à subir ce harcèlement de la part des autres, je gagnais quoi la dedans ? Rien ! Moi qui étais toujours débordant de vie, qui ne perdait pas une occasion de faire le pitre, j'étais devenu une sorte de zombie, même chez moi je n'adressais plus beaucoup la parole à mes parents, peut-être qu'il aurait mieux valu leur en parler, mais je ne voulais pas les inquiéter davantage. Mon seul refuge était ma bulle que je m'étais faites, c'était un endroit calme, apaisant, et en plus pas une seule personne aux alentours. C'était mon rêve vivre tranquillement. Mais dès le matin, mon état de béatitude s'était transformé de nouveau en stress... Pourquoi ? POURQUOI je devais subir tout ça ?! Pourtant, j'étais respectueux envers les autres, je ne cherchais pas les ennuis, alors comment ça se faisait qu'il m'arrivait tout ça ?

Chaque jour je me posais ces questions et plus je me les posais, plus mon goût vers la mort s'approchait, je la voyais au fond du tunnel qui me tendait une main pleine de promesses, cela me rassurait et je commençais à aller vers elle. Alors les jours qui suivirent, je n'étais plus moi-même, j'étais là physiquement, mais mentalement j'ai dans un endroit lointain, je me rapprochais vers la mort. Peut-être que pour certains c'était horrible mais pour moi c'était comme si j'étais heureux, heureux de savoir que j'allais être libéré de tout ça. J'étais à deux doigts de me lancer dans l'étape finale, c'est à dire rejoindre la mort, j'avais prévu quelque chose. Mais, un évement m'a fait reculer de quelques pas vers la mort.

C'était un mercredi midi, lorsque je prenais mon car, je découvrit qu'il n'y avait plus beaucoup de places, je m'étais résigné donc à m'asseoir à coté d'une personne.
Le trajet se faisait en toute lenteur, j'étais pressé d'être à ce soir qui marquerait enfin la fin de ma pitoyable existence, quand la personne à coté de moi m'adressa la parole, j'étais surpris et je l'étais encore plus lorsque je lui répondis. Celle-ci me parlait normalement sans se moquer de moi, et donc je décidais de continuer la conversation. Le trajet qui me paraissait long était devenu trop court.

En rentrant chez moi j'adressait un grand sourire à ma mère et je lui annonçais que je partais faire une balade, je me retourna et je la vis sourire. Arrivé au soir, je ne pensais plus à la mort, je l'avais délaissé un peu, mais cela fut de courte durée car le lendemain matin, mes pensées noires me revinrent.

Arrivé au midi, je mangeais dans le self d'un air las, j'étais tout seul comme d'habitude, mais je vis avec surprise un plateau se mettre en face de moi et je regardais la personne, c'était celle d'hier, elle me demandait si elle pouvait manger avec moi, j'acceptais avec plaisir et pendant qu'on mangeait, on se parlait de nos centres d'interêts. A la fin du repas, je lui disait à tout à l'heure dans le car.

Et dans le long tunnel où je m'étais rapproché de la main de la mort, une autre main apparut, elle était chaleureuse et me disait de continuer à vivre, bien entendu celle de la mort n'allait pas me laisser m'échapper et m'annonçait que ma vie était finie, qu'il ne fallait pas persister. Mais je me souvenais des moments passés avec la personne du car et je lui avais dit qu'on se reverrais dans le car, et comme tout ce que je disais je le faisait, alors sans hésitation je pris la main chaleureuse et le tunnel s'éclaircit.

La fin de la journée était arrivée et c'était avec hâte que je me mettais à coté de la personne, pendant qu'elle parlait je la regardait et j'éprouvais une infime reconnaissance envers elle. Elle m'avait sauvé sans le vouloir. Je la considérais comme mon amie, et je lui serais toujours redevable.

Maintenant, au lycée je me suis fait pleins d'amis, il semblerait que cette personne connaissait d'autres personnes et j'avais tout de suite accroché avec eux. Ils ne se moquaient pas de moi, ils m'acceptaient sans problème et j'étais heureux.

J'avais définitivement tourné le dos à la mort, je voulais vivre et j'avais pleins de projets à réaliser. Je compris maintenant que c'était très dur dans des moments comme ceux que j'avais vécus de ne pas choisir la mort, il fallait avoir une incroyable détermination, une bonne raison de vivre et aussi une lumière qui nous guiderait tout au long de cette épreuve.
Et cela n'était pas facile, mais finalement je m'en suis sorti de justesse. La vie est trop belle, pour se laisser amadouer par la mort, si on choisit la mort alors nos proches risquent d'être profondément malheureux et cela est égoïste de mourir en espérant être heureux alors que d'autres sont malheureux. Je préfère que ma mort servira à quelque chose, comme sauver un proche, mais pour être tout à fait honnête je n'attends pas ce moment avec impatience. Alors pourquoi ne pas vivre en attendant.

Je tourne cette page de mon histoire, mais je la garde bien soigneusement, au cas où il me viendrait de nouveau cette idée et que je me souviennes que dans même les ténèbres une petite lumière fera sont apparition tôt ou tard. Et nous guidera vers le bon choix.


Voilà, voilà^^
A vos critiques Yeah!
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ellia
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MessagePosté le: Mer 16 Nov - 15:09 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Rhaaa. J'avais commencé à rédiger un message et je n'ai pas pu l'envoyer. J'enrage.
Je disais donc que j'ai lu le dernier texte, et que je m'occuperai des autres plus tard.
J'aime bien ton style, il est agréable même si certaines tournures de phrases sont parfois un peu étranges. Tu écris sans fautes, et c'est super agréable de ne pas buter sur ce genre de détails. Ça rend la lecture plus fluide.
Il y a parfois des évènements qu'on a du mal à comprendre. La conversation dans le train, par exemple, il ne serait pas inutile de la retranscrire, non? Histoire qu'on sache un peu ce qu'ils se racontent, pourquoi le héros est ravivé par cette rencontre. De même, je n'avais pas compris au début si "cette personne" était une fille ou un garçon. Bon il s'avère que ce n'est pas super important pour la suite, mais c'est dérangeant.
Il y a parfois aussi un manque de cohérence entre les temps. Un exemple tout bête, l'histoire se déroule au passé. Hors ton héros dit au futur qu'il ne changera jamais d'avis vis à vis du suicide. Hors, il a déjà eu envie d'en finir, tu vois ce que je veux dire? Ça contredit ce qu'il affirme.
Et il y a d'autres détails dans ce genre, mais rien de bien grave.
_________________
"J'étais du mauvais côté du flingue, mais du bon côté de la pelle"


Dernière édition par ellia le Mar 10 Jan - 08:55 (2012); édité 2 fois
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sebast20
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MessagePosté le: Mer 16 Nov - 16:11 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Merci pour ta critique^^
Oui, pour les tournures de phrases j'avoue que c'est étrange, d'ailleurs c'est souvent un problème pour moi, sans compter pour les temps en effet^^'
Alors pour la conversation dans le train je n'ai pas jugée utile de la retranscrire, ainsi que la personne si c'est une fille ou un garçon, simplement pour laisser le lecteur s'imaginer la personne lui même^^
Mais c'était peut être une erreur de ma part^^

En tout cas merci Yeah!
Je pense que je ferais une autre histoire mais en plusieurs parties la prochaine fois je pense.
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mokham
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MessagePosté le: Jeu 17 Nov - 21:24 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

l'histoire est très intéressante, elle porte un message et une valeur important. bravo  Yeah! .
je suis comme ellia, il y a qlq tournures incompréhensible, moi ce qui me dérangé le plus est le faite de ne pas savoir pourquoi les gens se moque du personnage, ignorer ça m'a empêché de bien saisir sa douleur et ainsi éprouver son sentiment de désespoir.
a part ça, ta façon de réciter est toujours très bonne,  j'ai hâte de voir tes prochaines histoire Yess!
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sebast20
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MessagePosté le: Sam 19 Nov - 13:31 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Merci mokham, j'ai encore des progrès à faire sur la formulation, je ferais en sorte que sa soit mieux^^
Pour la raison des moqueries, je n'y avait même pas pensé à la mettre Warrgh..
Sorry, peut être aussi des efforts niveau mémoire Eheheh!
Enfin merci beaucoup, je vais les améliorer^^

Voilà une autre histoire, qui sera faites en plusieurs chapitres.^^

Une fin marquée par un sourire



Que j’étais bien dans mon lit douillet, cette chaleur était tellement reposante. Je somnolais tranquillement quand un bruit assourdissant me fit sursauter. C’était mon réveil, j’avais complètement oublié que je l’avais mis a sonner à six heures, pour pouvoir aller en cours. Avec regret, je me levais, puis je m’habillais en prenant des vêtements qui me tombaient sous la main. Une fois habillé, j’allai chercher mon sac de cours puis je descendis dans la cuisine.  
Personne n’était encore debout, j’étais toujours le premier à me lever à cette heure ci, mon père travaillait la nuit et ne revenait qu’a huit heures, ma mère dormait encore mais elle allait probablement se lever pour conduire mon petit frère à l’école. Donc tout les matins j’étais seul, mais cela ne me gênais pas, j’aimais bien être tranquille au matin lorsque je me réveille, sinon je suis de mauvaise humeur pendant toute la journée. Je me fis chauffer un bon bol de chocolat chaud, que j’accompagnais par des tranches de pain tartinées de confiture à la fraise, la meilleure, puis j’allumais la télévision en prenant soin de baisser le son pour ne pas réveiller tout le monde.Je regardais l’actualité, j’aimais bien être au courant de ce qui se passait dans ce monde. Je regardais avec intérêt, puis un sujet passa brièvement disant qu’un jeune garçon de vingt ans, s’était lancé dans un tour du monde avec son chien, il voulait faire ça pour découvrir un peu mieux le monde et apprendre plein de choses. Quand j’entendis cela, je me disais qu’il allait avoir une vie rempli, certes il ne saurait pas ce qu’il va lui arriver, mais c’était cela qui rendait cette expérience intéressante, moi ma vie était coupée entre les cours, les devoirs et la famille, rien de bien extraordinaire, car cette vie ne me surprenait pas beaucoup. En faites, je trouvais que ma vie n’avait pas de sens et que je continuais de vivre comme ça, sans rien dans la tête. Quand je pensais à cela, je ne pus ressentir une pointe de jalousie à son égard, je voulais que ma vie soit rempli et que je la vie comme je le pense, comme je le sens, vivant au jour le jour sans que mes actes soient dictés par quelqu’un d’autre que moi.

Je jetais rapidement un coup d’œil à la vieille horloge de grand-mère qui avait appartenu à notre famille depuis des générations, son premier propriétaire était un de mes ancêtres, il était explorateur, même encore aujourd’hui ses histoires nous sont encore racontées par nos grands parents, c’était quelqu’un d’insouciant et qui vivait sa vie comme un jeu soit il gagné soit il perdait, en citation cela ressemblait à cela «La vie est comme un jeu si on gagne c’est bien, mais si on perd et bien on a tout perdu, telle est la vie et on n’y peut rien » était une de ces citations qu’il marquait dans ses récits d’aventures. En regardant l’horloge, je vis qu’il était six heures et vingt minutes, il ne me restait que dix minutes car mon train partait à six heures et trente minutes.
Je me préparai donc, et j’allais chercher mon boomerang, c’était un objet très précieux pour moi et je ne m’en séparais que très rarement, je le prenais même en cours, il m’a servi quelques fois pour donner une leçon à des gars qui ne pensaient qu’a chercher les ennuis. Cet objet avait été fais par une personne qui m’était très chère, elle était très doué pour faire ça. A chaque fois que je le regardais, je ne pouvais m’empêcher de penser à elle, cela faisait tellement longtemps que je ne l’avais pas vue, je me demande comment elle va. Elle m’avait dit qu’elle reviendrait dans trois ans et elle m’avait demandé de l’attendre. A chaque fois que je pense à ça, j’étais joyeux car avec cette personne la vie peut devenir très improbable, soit des fois on faisait des choses très simples, soit des choses extrêmements dangereuses, et j’avais failli mourir à plusieurs reprises, mais comme le disait mon ancêtre la vie n’est qu’un jeu soit on gagne, soit on perd et on peut dire que pour l’instant je gagnais le jeu. Et lorsqu’elle reviendra, je ferais encore en sorte de gagner ce jeu.

Une fois sorti de mes pensées, je sortis de la maison et je me dirigeais vers la gare qui était à deux cents mètres environs. Un frisson me parcouru, il faisait encore très frais, les étoiles et la lune continuaient d’illuminer ma route avant d’être relayer par le soleil. Tout était si calme, c’était même déconcertant pour quelqu’un qui venait ici pour la première fois, mais on finit par s’y habituer, car bien que cette ville possédait une gare elle était très peu connue, il n’y avait que quelques boutiques : boulangerie, boucherie, épicerie et café le principal pour une ville. Mais en revanche il n’y avait pas de casernes de pompiers, ni de commissariat. Mais bon depuis que je vis ici rien de grave ne s’était passé à part quelques petits incendies et autres broutilles, donc je suppose que cela ne servait à rien de mettre tout ceci.
Une fois arrivé à la gare, je me rendis compte que mon train était déjà là. Il allait bientôt partir, je me dépêchais, puis une fois avoir montré ma carte au contrôleur, je pris une place coté fenêtre. J’entendis un bruit qui signifiait que le train n’allait pas tarder à partir, puis il se mit en route et devant moi les paysages défilaient.


A vos critiques Yeah!

La suite de l'histoire^^



J’étais enfin arrivé à mon lycée, puis j’entendis quelqu’un m’appeler :

-Salut Tom, alors la forme ?

Je me retournai, et je vis un grand garçon, il avait des cheveux noirs toujours mal coiffés et des yeux qui me regardaient, ils me donnaient l’impression de pénétrer en moi, c’était toujours quelque chose de désagréable à chaque fois, et il avait une légère cicatrice sur la joue droite, je me souvenais que c’était lors d’un jeu quand on était petit et que ça s’était mal fini. Ce garçon c’était Max, mon meilleur ami, bien qu’il avait l’air idiot c’était quelqu’un de très intelligent enfin quand il le voulait. Car c’était aussi un feignant de premier ordre.

Je lui répondis :

-Oui, ça va bien et toi ?

-Tu me connais je suis toujours de bonne humeur, même si on a cours, dit-il avec enthousiasme.

En le voyant, je ne pus que sourire car je savais qu’il avait oublié qu’on avait un contrôle de mathématiques aujourd’hui et comme d’habitude j’allais démolir sa bonne humeur en le lui disant.

-QUOI ?! fit-il. Un contrôle de maths, sérieux ? Mais je n’ai pas révisé et en plus de ça mes parents m’ont dit qui si je ne remontais pas mes notes dans cette matière ils allaient me priver de PlayStation 3. Je suis foutu, puis il me regarda avec un petit sourire rusé et m’annonça, mais toi comme t’étais au courant, t’as du réviser et donc comme t’es mon meilleur pote tu vas m’aider, hein ?

Je lui répondis avec un ton catégorique :

-Non. Car premièrement, je n’est pas révisé car je n’avais pas envie et puis t’es à l’autre bout de la pièce, tu te souviens ? Car quand on était ensemble c’était tellement le bazar que le prof à décidé de nous séparer et donc je pense que même si tu le supplierais à genoux il ne voudra pas. Donc voilà c’est réglé.

-Pff, alors tu n’as même pas révisé ? Je ne peux même pas compter sur toi, en plus c’est tout de suite qu’on la, comment on va faire ?

-Non, comment TU vas faire, je rectifiai, car moi si j’ai une mauvaise note, mes parents ne me diront rien.
Il me regardait avec un air ahuri, et je ne pus qu’éclater de rire en le voyant c’était tout à fait lui, compter sur moi sur les contrôles alors qu’en général quand il me le demandait je n’avais pas révisé ce jour là. Je me demandais si par hasard je ne le faisais pas exprès inconsciemment. Mais c’était toujours un plaisir de le voir comme ça.

La cloche sonna et Max me lâcha, pour aller demander à son voisin Arnaud s’il avait appris, mais il ne fallait pas trop compter la dessus aussi, car c’était quelqu’un qui ne faisait jamais d’effort en maths bien qu’il avait une très bonne logique, mais ce qui l’intéressait c’était animer les fêtes et comme il travaillait déjà là-dedans, il se fichait pas mal des contrôles.

Je m’asseyais tranquillement à ma place coté fenêtre encore une fois, cela était très utile lorsque le cours était ennuyant, car je pouvais tout à mon aise contempler l’extérieur. Puis une fille s’installa à coté de moi, elle avait de longs cheveux châtains bouclés, ses yeux avaient une lueur vive, lui donnant un petit coté malicieux, ses cils étaient finement dessinés, elle avait aussi un petit nez qui était trop mignon sans compter ses petites oreilles qui étaient un peu pointues. Cette fille se nommait Inori. Elle me regarda, puis avec un sourire me demanda si j’avais appris, je lui disais que je n’avais pas révisé.
Puis elle ajouta d’un air consterné :

-Décidément Tom, j’ai du mal à te suivre parfois, soit tu révises à fond, sois tu t’en contrefous. Mais bon, c’est cela qui te rend très sympathique, dit-elle avec un sourire. Si tu veux je t’aiderais.

Je ne pus m’empêcher de rougir en entendant cela, ce n’était pas la première fois qu’elle me disait cela mais à chaque fois je ne pus empêcher mes joues de prendre une teinte rouge cramoisie, et à mon avis elle s’en était rendu compte car elle ria en voyant ma tête, puis un bruit de porte se fit entendre et le silence régna dans la classe. Notre professeur de maths Mr.Laglo, savait faire régner l’ordre dans sa classe, mais il était très sympathique en dehors des cours. Mais quelque chose était devenu bizarre chez lui, d’habitude il était en pleine forme et là il semblait abattu, puis deux policiers arrivèrent et fermèrent la porte. L’ambiance dans la classe était devenue tendue, comment cela ce faisait que deux policiers étaient là ?
Mais on n’eut pas le temps d’y réfléchir car l’un des deux toussota et annonça d’une voix grave :

-Bonjour jeunes gens, désolé de vous importuner de si bonheur, mais nous avons une annonce de la plus haute importance à vous faire, en finissant sa phrase il regardait attentivement chacun d’entre nous. Bien, nous sommes là pour vous dire que les deux filles de votre professeur de mathématiques ici présent ont été enlevées, nous n’avons pas plus d’informations là-dessus, mais en tout cas nous voulons que vous fassiez attention. Si vous voyez quoi que ce soit, ne serait-ce même qu’un petit détail qui pourrait avoir un rapport avec l’enquête, nous vous prions de nous contacter. Et aussi aujourd’hui vous n’aurez pas cours exceptionnellement car nous devons interroger tout le personnel du lycée. Alors bonne journée et surtout n’oubliez pas d’ouvrir l’œil.

Et les deux policiers et Mr. Anglos repartirent nous laissant dans la confusion la plus totale et quand la porte se fermait derrière eux, des discutions commencèrent, tout le monde était inquiet, même moi, on se demandait comment cela se faisait que ses filles ont été enlevées. Je vis Inori, les yeux brillés, c’était vrai elle connaissait une des filles de notre professeur.

-Mais pourquoi quelqu’un enlèverait les filles de Mr. Langlos ? C’est vrai, il n’est pas riche et en plus il n’est même pas célèbre, interrogea Tristan un garçon de petite taille, toujours vif, avec des cheveux mi-long. Ce n’est qu’un prof de maths tout à fait normal, barbant et sadique.

- Ben… commença Anna, une fille à l’apparence fragile, ses longs cheveux blonds brillaient toujours de milles feux. Lorsque je suis allé à l’infirmerie il y a une semaine, j’ai entendu dans la salle des profs que Mr. Langlos avait gagné la grande cagnotte du loto. Voilà, c’est tout ce que je sais.

-QUOI ?! s’écrièrent toute la classe.

-Alors ça veut dire que tous les professeurs étaient au courant ? Se réveilla soudainement Milène. Donc ils sont bels et biens soupçonnés par la police. Mais ça ne peut pas être eux les coupables puisqu’ils sont tous là, ajouta-t-elle.

-Ah moins qu’ils en aient parlé à des proches, fit remarquer Arnaud.

-Mais c’est vraiment horrible, ajouta Steeven. Enlevé ses filles simplement pour de l’argent, le monde ne tourne pas rond. Et puis je me demande où et quand elles ont étés enlevés, car la police ne nous a pas dit grand-chose.

-Attend je vais aller voir sur Internet pour savoir, dit Stéphanie, une fille qui était toujours à la mode avec trois piercings sur l’arcade, une à la lèvre et peut être d’autres sur son corps, mais je n’ai jamais eu l’idée d’aller voir, c’était une fille qui était aussi très branché sur la technologie et elle était toujours au courante des dernières sorties de jeux vidéos. Ca y est ! Alors, alors… D’après les informations elles auraient étés enlevés hier, dans la soirée, dans la ville de Tori qui est à une vingtaine de kilomètre d’ici.

-Mais alors ! s’écria Maxime. Les criminels ne devraient pas être encore très loin.

-Où ils pourraient être ? se demanda Alex, un garçon assez pensif, mais très réfléchi.

-Peut-être à Kollis, se risqua Tristan. C’est pas très loin, ce n’est qu’à une trentaine de kilomètre de Tori, en plus de ça ils ont du prendre des routes de campagnes car les autoroutes ont dues être surveillées de près par la police. Donc ils ne doivent pas être assez fous pour passer par là.

-Hmm… Ce raisonnement n’est pas faux, dit Milène. Mais ils ont quand même eu une semaine pour préparer le kidnapping, car les résultats du loto ont étés mis que lundi dernier et Anna à été à l’infirmerie le lendemain. Donc ils ont pu avoir un peu de temps pour préparer tout cela.

-A moins qu’ils aient trouvés une cachette où personne ne peut les trouver en attendant que cela se tasse. Il y a beaucoup de villages perdus aux alentours, donc il ne serait pas impossible qu’ils y aient trouvés refuge, remarqua Arnaud.

-Bah vous savez quoi ? Leur demandais-je. Lorsqu’on rentrera on n’aura qu’à vérifier s’ils ne se cachent pas dans nos villages. Et dès qu’on les voit on appelle la police.

-Très bonne idée Tom, mais tu as oublié une chose pour appeler la police il faut avoir un portable et qui dit portable dit réseau et dans pas mal des villages alentours le réseau y ait très mauvais voir quasi-inexistant, me fit remarquer Stéphanie.

J’aurai du m’en douter que Stéphanie allait me corriger, en temps que pro de la technologie dans la classe je n’en attendais pas moins. Et on continua à évaluer des suppositions qui étaient devenues plus farfelues les unes que les autres, voir totalement impossible. Tout cela avait duré une heure au moins et une fois à cour d’idées, nous sortîmes de la salle. Maxime me regarda et me proposa d’aller jeter un coup d’œil dans la salle des professeurs pour voir si par hasard on pourrait entendre quelques informations sur cette affaire. J’étais très inquiet pour Inori, elle n’avait pas prononcé le moindre mot depuis qu’on avait appris la triste nouvelle. J’approuvai donc l’idée de Maxime et on se mit en route, mais avant que je n’ai pu faire un pas, quelqu’un m’agrippa le bras, je me retournai et je vis Inori, un peu plus pâle que d’habitude, elle me regarda et se força à sourire et me demanda :

-Euh Tom… Je me demandais si tu n’avais pas oublié pour demain, tu te souviens pour la fête de bienvenue de ma correspondante japonaise. Est-ce que tu pourras venir ?

Je la vis surpris, malgré cela elle arrivait à me demandait une chose comme cela, mais je ne pouvais pas lui refuser cela, depuis des semaines elle préparait cette fête de bienvenue.
Je lui répondis :

-T’en fais pas, je te promets que je serais là demain à exactement 16h30.

-Tout à fait, intervint Max. Lorsqu’il fait une promesse il la fera jusqu’au bout même si cela doit le mettre en danger ou… hésita-t-il en me regardant avec un petit sourire, le rendre parfaitement ridicule.

Je m’en doutais qu’il aurait sorti cela. Inori, le regarda et je vis juste quelques secondes un sourire apparaitre sur son visage, puis elle dit :

-Je vous remercie, toi aussi Max tu viens, ajouta-t-elle.

-No problemo ! répondit celui-ci.

Et elle partit, mais d’habitude son allure était sereine mais là elle était devenue morose. Je pensai que c’était du à la nouvelle de ce matin, c’est vrai que cela choque, jamais je n’aurais cru que les filles de Mr. Langlos pourraient être enlevées. Puis soudain Max me tapa l’épaule et me disait qu’on devait se rendre à la salle des professeurs.
D’une allure pressée, nous nous rendîmes vers la salle des professeurs. Une fois arrivés, nous collâmes nos oreilles contre la porte pour mieux entendre, puis soudain la porte s’ouvrit et on se retrouva nez à nez face à une petite vieille dame, toute ridée avec de grosses lunettes qui lui donnaient l’air d’un insecte. C’était Mme Yolio, notre professeur d’histoire-géographie, d’ailleurs Max n’arrêtait pas de dire que cette prof était aussi vieille que l’histoire de France. Elle nous regarda d’un œil sévère, et nous on la regardait d’un air inquiet on savait ce qui allait nous arriver et d’un coup elle dit :

-Encore vous ! Non content de chahuter à mes cours, vous venez fouiner ici ! Vous savez que vous n’avez pas le droit d’être ici, en ce moment un interrogatoire est mené, alors du balai !

J’étais surpris d’habitude on se serait pris une punition du tonnerre mais là rien. Et elle ajouta :

-Vous me ferez pour la prochaine fois les exercices sur la Révolution Française tiens ! Et cela pour le prochain cour et vous me recopierais la leçon sur cette époque, trois fois ! Comme ça vous retiendrez quelque chose.

-QUOI ?! S’exclamâmes Max et moi.

J’aurais du m’en douter, que cela allait arriver.

-Et si vous ne voulez pas que je rajoute des choses alors OUSTE !!!

Et on partit, une fois arrivé devant le CDI, Max commença à maudire la prof d’histoire.

-Cette vieille peau, elle aurait pu au moins nous laissait partir sans punition, ça va nous prendre des siècles pour faire ça !

J’approuvai, mais j’avais vu sur le visage de Mme Yolio, un air triste, elle aussi devait être choquée de cette histoire d’enlèvement. Je me sentais mal à l’aise, encore une fois mon inutilité est prouvée, j’étais impuissant, j’étais là entrain d’attendre et parler tranquillement à Max, tandis que deux filles sont inquiètes et qui peut-être ne reverrait jamais leurs proches. Je n’étais pas le seul inquiet car Max, qui d’habitude aurait insulté Mme Yolio de tout les noms possible était resté un peu près calme, je le regardai plus attentivement et son sourire qui était toujours là et qui était impossible à le lui retirer avait laissé place à un air inquiet. Soudain, il me regarda surpris et me demanda :

-Pourquoi tu me regardes comme si j’étais au bord de la mort ?

-Hein ? Tu fais erreur je te regardais car tu es bizarre aujourd’hui, lui-disais-je.

-Pas plus bizarre que toi alors. Je t’ai vu et tu n’es pas comme d’habitude, en temps normal le fait d’aider Inori à faire quelque chose te donnerai le sourire aux lèvres. Mais là rien du tout.

-C’est que je me sens mal, après que j’ai appris l’enlèvement des deux filles. J’ai l’impression que je peux les aider, mais qu’au fond de moi je ne veux rien faire. Et ça me mets mal à l’aise de ressentir cela.

-On croit tous qu’on peut faire quelque chose pour ce genre de truc, mais tu sais quoi ? Tout ce qu’on a à faire c’est de prévenir la police si on voit des personnes suspectes. Maintenant, t’arrêtes de penser à cela, ce n’est pas la première fois qu’il y a des enlèvements, et on n’était pas comme ça jusqu’à maintenant. Donc continuons de vivre comme on le fait. Et si on allait faire cette punition que nous a donnée si gentiment la folle ?

Je le regardai avec étonnement, il avait fais une remarque intelligente j’approuvai son idée. Mais ça ne m’a pas calmé pour autant, l’inquiétude me ronger, je savais qu’au fond de moi je pouvais me rendre utile cette fois comme tant d’autres occasions, mais je restais inactif. On dit souvent qu’on doit se fier à nos sentiments c’est eux qui nous disent la marche à suivre tandis que la raison dans ces moments là nous empêche de suivre notre cœur. Et qui du coup nous fais regretter plus tard de ne pas l’avoir fait.
La fin de la journée s’annonça et après avoir pris mon train pour rentrer chez moi, la nuit était déjà là. Elle était très fraiche, et il ne faisait pas encore trop froid, c’était très agréable. Comme d’habitude tout était calme. Je marchais tranquillement quand un cri résonna. Surpris, je regardais autour de moi, puis j’entendis un appel au secours. Il provenait de la sortie de la ville et avec empressement je me dirigeais vers l’origine de la voix, je longeais un mur puis je tournai à gauche et ce que je vis m’a valu un cri de surprise étouffé.


A vos commentaires Gwahahaha

Et la fin de l'hisoire ^^


Je vis en tout cinq personnes, il y avait deux personnes qui étaient séparés des trois autres, elles semblaient plus petites que les autres. Je me plaquai aussitôt contre le mur, et si… et si… c’était les kidnappeurs et donc les deux personnes seraient les filles de mon prof de maths. Je sentis mon cœur battre la chamade. Soudain j’entendis une voix grave résonner dans la ruelle :

-On a déjà les flics aux trousses, fallait s’en douter. Cela va être difficile de s’en sortir maintenant.
- Attends ! Ordonna une autre voix avec un ton un peu moins grave, mais elle était rassurée. On doit attendre la rançon, c’est demain l’échange et une fois qu’on aura la rançon on pourra partir.
- Tu crois ça toi ?! Tonna la voix grave. Je pense qu’il faut tout abandonner et tuer ces deux filles, elles ont vu nos visages. Si on les abandonne elles raconteront tout à la police et là on sera foutus et tu pourras tirer un trait pour sauver ta fille malade !
- Attendez, les gars ! Conseilla une voix tremblotante. On n’a pas à aller aussi loin, ce ne sont que des gamines et en plus elles ont à peu prêt l’âge de ta fille Jean.
- Christian à raison ! répondit le dénommé Jean. Si tu ne veux pas le faire, moi et Christian s’occuperons de ça.

J’entendis aussitôt les filles gémir. Et moi je ne pouvais pas bouger, ou plutôt je ne voulais pas. J’avais beaucoup trop peur, des larmes commencèrent à me monter aux yeux, j’étais pathétique. Deux filles innocentes qui avaient tant à vivre allaient y passer et moi je restais là sans rien faire. En plus je n’avais plus de crédits sur mon portable pour appeler la police, et sans compter que cette endroit était abandonné, plus personne ne vivait dans cette partie du village. J’étais le seul à pouvoir les aider, mais j’avais trop la frousse, mes jambes tremblaient. Je pouvais faire quoi face à trois malfaiteurs armés tandis que moi je n’avais rien, à part un boomerang, que m’avais fais un ami. J’étais sur que s’il me voyait comme ça, il n’hésiterait pas à me frapper et me dirait que je n’étais qu’un lâche. Moi qui avait dit il n’y avait que quelques heures à Max, que si je pouvais faire quelque chose pour elles, je n’hésiterais pas une seconde. Et me voilà, tout tremblant en sécurité alors que les filles allaient y passer, je me dégoutais. Puis je me souvins d’une phrase citée par mon grand père : « La vie n’est qu’un jeu, soit on gagne soit on perd, et on n’y peut rien ». C’était ça, la différence entre mon ancêtre et moi, il suivait son cœur et pas sa raison, comme j’avais toujours fais. Mon cœur en ce moment me disait d’aller les aider mais ma raison m’ordonnais de ne rien faire, que si j’y allais j’allais mourir certainement. Mais si j’écoutais ma raison, je ne penserais pas que je pourrais vivre après avoir eu ça dans la conscience. Alors, pour la première fois de ma vie, j’allais écouter mon cœur. Je sortis de mon sac, mon boomerang, après tout je m’entrainais tout les jours, pour pouvoir épater mon ami. Mes jambes ne tremblaient plus, il semblerait que tout mon corps avait compris ce qui fallait faire et il s’était préparé à ne plus bouger sur cette terre, même mon cœur battait de plus en plus vite, comme s’il essayait à tout pris de combler ce vide qu’il risquerait d’avoir si je venais à mourir. Je regardais les trois personnes, et je vis que deux pointaient leur arme sur les deux filles qui étaient maintenant assises, prêtes à mourir pour une raison stupide. A tout moment ils allaient faire feu, donc sans réfléchir je lançai mon boomerang sur eux et il atteignit ses cibles, les deux armes voltigèrent dans l’obscurité de la nuit.
Les trois malfrats regardèrent autour d’eux pour savoir qui avait fais ça, puis celui qui avait la grosse voix, le nommé Christian hurla :

- MONTREZ-VOUS SI VOUS TENEZ À LA VIE !!

Il était effrayant, mais mon corps s’était préparé à ce qui allait arriver et mon âme entière aussi. Je ne pouvais plus rebrousser chemin, maintenant ce qui importait le plus c’était la vie de ces deux filles. Les trois criminels regardaient autour d’eux, je me glissai doucement dans l’obscurité tel une ombre, eux ils ne pouvaient pas me voir, mais moi je pouvais, car ils étaient éclairés par un lampadaire solitaire. Mon cœur continuer de battre à toute vitesse, de la sueur commença à couler de mon visage. J’aperçus un empilement de tuyaux, cet endroit était aussi un dépôt, j’en pris un, prêt à attaquer. Je connaissais cet endroit par cœur, j’avais l’habitude d’y aller. Les trois hommes continuaient de regarder autour d’eux, ils avaient l’air menaçant mais au moins deux d’entre eux n’étaient plus armés. Je me glissai vers le plus petit qui était aussi le dernier armé, arrivé derrière lui je brandis mon arme et lui assomma la tête, avec un hurlement de douleur il s’écroula, mais il lança son arme à un autre, je me rendis compte que j’étais à vue et je vis Jean me voir et brandir le pistolet vers moi en criant :

-Abandonnes gamin !

Une détonation éclata et je sentis une douleur à mon bras gauche, la balle me l’avait effleuré, mais cela faisait très mal. Je décidai d’aller me cacher sur la pente où pleins d’arbres poussaient, ce qui me donnerait une protection contre les balles. Une fois trouvé une cachette, je vis avec stupeur qu’il ne restait plus que deux hommes : Jean et celui que j’avais attaqué. Je me demandais bien où se trouvait l’autre, puis une effroyable douleur me traversa le dos, j’avais l’impression que mon dos était tailladé à coups de couteau. Je me retournai, les larmes aux yeux à cause de la douleur et je vis le colosse qui brandissait de nouveau son couteau, prêt à m’attaquer encore une fois. Je pris de la terre dans mes mains, et je la lui lançai dans ses yeux, ce qui avait pour effet de l’aveugler, il lâcha son couteau en criant :

-Les gars, je l’ai trouvé suivez ma voix.

Je ne pouvais pas le laisser parler plus, je pris la lame et je la lui plantai dans le genou droit, il s’agenouilla en lançant un cri de douleur, puis je lui décochai un coup de pied au visage. Il tomba. En voilà deux de neutralisé, je pensais, puis avant que je ne me rende compte je sentis quelque chose rentrer dans ma jambe droite perforant mes muscles, je m’écroulai par la douleur. Je vis Jean avec son pistolet, il avait du me tirer dessus, mais comment il avait fait pour me voir, je vis avec surprise une lampe qui m’éclairait, l’autre que j’avais assommé à coup de tuyau s’était remis, il avait du sang sur le visage. Lui aussi avait une arme, mais comparé à l’autre il ne la pointait pas sur moi. Puis une voix résonna :

-Tu es venu pour sauver ces filles n’est ce pas ? demanda Jean. Je suis désolé, mais je vais devoir mettre un terme à ta vie, tu pourrais prévenir la police. Tu es arrivé au mauvais endroit au mauvais moment.
En effet pensais-je. J’étais au mauvais endroit au mauvais moment, et me voilà à la merci de ces gars là, mon dos me faisait atrocement souffrir sans compter ma jambe qui ne voulait pas se lever.
-Donc je vais devoir en finir, toutes mes excuses.
Il s’apprêtait de nouveau à tirer, avec tout ce que je pouvais je levai ma jambe en essayant de faire abstraction de la douleur et je me jetai derrière l’arbre d’en face. Une voix tendue résonna :
-Jean tu l’as eu ?
-Non, il s’est caché quelque part, mais je ne sais pas où exactement. Christian, t’es là ?
-Oui, je suis là. Saleté de gamin, dès que je le retrouve je lui fais sa peau.

La peur finit par s’emparer de moi, non seulement les trois étaient encore conscients mais en plus me voilà blessé. Mais je devais aller sauver les filles, même si cela devait me coûter la vie. Soudain une voix apparut, elle me disait :

-Ah lala… Tom, tu oublies tes priorités, la vie des autres est importante mais la tienne aussi.
Je ne connaissais pas cette voix, je me demandais bien qui c’était.
-La vie n’est qu’un jeu mon grand, tu as suivi ton cœur et cela est appréciable, tu t’es engagé à gagner ce jeu. Et pour gagner ce jeu tu dois sauver ces filles, ainsi que ta vie. Sinon cela n’auras servi à rien, puisque dans cette affaire il y aura des personnes tristes de toutes façons.
Elle était bien bonne cette voix, comment j’allais faire, ils étaient armés en plus et moi j’étais blessé sans rien.
-L’être vivant utilise sa créativité, sa détermination et sa ruse pour vivre, mais cela se montre encore plus pour survivre, sers toi en. Après tout tu es l’un de mes descendants non ? Je te souhaite bonne chance et… bonne partie AHAHAHAH…

Puis elle se tut. Comment ça j’étais un des ces descendants. Mais sa façon de voir la vie comme un jeu, se pourrait-il que c’était l’explorateur ? Impossible, les morts ne venaient pas parler dans la tête des vivants, c’était surement un de mes délires à cause de la douleur. Mais en tout cas elle n’avait pas tort, je devais sauver les filles ainsi que moi-même.
Tout en réfléchissant à un moyen de sortir de ce mauvais pas, je touchais l’arbre. Puis je sentis des creux, comme si quelqu’un avait taillé quelque chose. Je m’abaissai et je vis :

« Inori forever »

Mais oui je m’en souvenais, je n’avais que douze ans à ce moment là. Je me rendis compte que je lui avais fais une promesse, et jusqu'à maintenant je les avais toujours tenues, donc je devais m’occuper de ces lascars. La voix puis la phrase, m’avaient redonnées courage, je vis dans le noir quelque chose briller, je m’approchai tout doucement et je vis un pistolet, il avait du voler lorsque j’avais attaqué les hommes avec mon boomerang, je le ramassai. Et je vis une silhouette imposante qui s’approchait de moi, mais elle ne semblait pas me voir, c’était Christian, l’homme qui m’avait attaqué au couteau. Saisissant cette chance, je visais sa deuxième jambe et je tirai. J’avais fais mouche, car je le vis s’effondrer en hurlant de douleur, j’étais cependant surpris, par la puissance de l’arme j’avais bien senti son recul.

-CHRISTIAN ?! hurla Jean. Qu’est ce qui se passe ? Réponds-moi !
-Ce gamin à du l’attaquer avec une arme, j’ai entendu un coup de feu, dis l’autre homme.
-Il ne l’aurait pas tué quand même ?

Les laissant à leurs suppositions, je fis un bandage à ma jambe, pour éviter le sang de couler. Puis tout doucement, je contournai Christian qui a du s’évanouir, je devais m’occuper des deux autres, d’abord celui qui était le plus près de l’obscurité, c’était le plus petit. Je n’avais juste qu’à lui tirer de nouveau sur ses jambes. Je jetai un rapide coup d’œil aux filles, elles étaient recroquevillées, elles devaient avoir peur à mon avis.
J’étais enfin arrivé derrière ma cible, puis avec mon bras tremblant je lui visai la jambe et je tirai, mais à mon plus grand malheur, je tirai à coté, l’homme sursauta, se retourna, m’aperçut et se jeta sur moi en criant à Jean :

-Il est là ! Je le tiens !

Mais il était hors de question que je le laissais m’attraper, je tâtonnai le sol, puis je mis la main sur un objet et sans savoir ce que c’était je l’abattis sur mon agresseur, il tomba, puis pour être sur qu’il ne me causerait plus d’ennuis, je le désarma. Mais il me prit avec ses deux mains et avec une force incroyable me projeta dans la lumière, aux pieds de son chef, toussant je me relevai et une fois relevé, un coup de poing m’arriva sur le visage, déstabilisé par cette attaque, je manqua de tomber. Mais je retrouvasse mon équilibre et je tentai de l’attaquer, mais avec une rapidité déstabilisante, ils me pris par derrière et mis ses bras, comme s’il voulait me briser la nuque, ce mec était entrainé. Il me chuchota à l’oreille :

-Tu es bien tenace, dis moi. Qui aurait cru que tu aurais été capable de tenir aussi longtemps, mais je suis navré tu vas devoir t’arrêter là.

Je sentis dans sa voix un peu de nervosité, comme s’il hésitait à me tuer. Je devais en profiter, alors pour qu’il me lâche, je lui planta mes dents sur son bras, avec une telle force que j’ai cru qu’elles allaient rester sur son bras, il finit par me lâcher, puis je lui donna un coup de coude dans ses côtes, et pour finir je ramassa le pistolet que j’avais fais tomber et je le colla sur son épaule droite et je tira, je vis du sang jaillir, et il tomba à la renverse. Je me dirigeai aussi vite que je pus vers les filles, qui me regardaient terrifiées. Je les rassurai avec un sourire, mais cela les terrifia encore plus, je me rendis compte que du sang coulait de ma bouche, le gout fer à cause du sang était horrible, puis lorsque je voulus leur parler, un tir se fit annoncer et la balle arriva à deux mètres de moi à coté. Je me retournai et je vis Jean levé, son arme pointé sur moi, son épaule saignée abondamment. Il était en piteux état mais moi je n’étais pas mieux j’en étais sur. Il me dit :

-Je ne te laisserai pas faire. Il faut à tout pris que j’ai l’argent de la rançon, juste demain, il me faut juste attendre demain. Alors je ne te laisserai pas tout ruiner j’ai besoin de cet argent !
-Mais pourquoi donc ? Demandais-je. Kidnapper deux filles pour de l’argent vaut-il vraiment le coup ?
-Tu ne sais rien, gamin ! Absolument rien ! Ma fille est malade et donc elle a besoin d’une opération, mais cela coûte très cher, et je n’avais pas les moyens pour une telle dépense. Donc il a bien fallu trouver l’argent.
-Mais comment avez-vous su que Mr Langlos avait cet argent ? L’interrogeais-je, il fallait à tout prix gagner du temps, je n’étais pas en état de riposter, lui était armé et moi pas, à tout moment il pouvait en finir avec moi, donc je devais gagner du temps, j’espérais simplement que quelqu’un viendrait nous aider. J’avais terriblement mal, je ne pouvais plus bouger un membre et mon cœur tambourinait comme un dingue.
-Je l’ai appris de lui-même, il était tellement naïf. Il m’avait claqué cela au nez, alors que ma fille était très malade. Bien entendu il ne savait rien de tout cela. Et donc j’avais décidé de lui prendre l’argent par n’importe quels moyens même si…
-Vous êtes ignobles ! Le coupais-je. Plutôt que demander de l’aide, vous préférez commettre un crime, avez-vous pensez à ce que votre fille ressentirait si elle viendrait à apprendre ce que vous faites ?
-C’est pour elle que je fais ça ! J’avais demandé de l’aide à des personnes riches, je les avais supplié, mais elles m’avaient claqué la porte au nez, sans même avoir eu un peu de remords pour ma fille ! Et c’est moi que tu traites d’ignoble ?
-Bien sur, c’est ignoble de leur part, mais je suis sur que Mr Langlos, si vous le lui aurez demandé il aurait accepté. Plutôt qu’a lui demander, vous avez préféré faire endurer tout ça à ses filles, vous êtes un monstre, imaginez que vous vous faites prendre et mettre en prison, que dirait votre fille, maintenant que vous la laissez seule. Vous vous arrachez à votre devoir de père !
-LA FERME !! m’ordonna-t-il. Je n’ai pas de leçons à avoir de toi gamin, tu ne sais pas ce que c’est de se sentir inutile, sans pouvoir rien faire et que…
-MENSONGE ! Hurlais-je, la douleur avait laissé place à la colère. Vous pouviez faire quelque chose, mais voilà vous avez été assez stupide en croyant que vous pouviez arranger les choses de cette manière. Enlever les enfants des parents c’est comme pour les riches qui vous enlevaient votre fille en refusant de vous donner de l’argent nécessaire à cette opération. Alors vous êtes pareils de ce point de vue là. Vous avez la chance de vivre, et vous risquez de la gâcher ainsi que celle de votre fille pour un manque de confiance. Excusez-moi de vous le dire mais vous n’êtes qu’un idiot !!
- TAIS-TOI !! TAIS-TOI ! Je vais en finir maintenant, prépare toi à mourir, dit-il les larmes qui coulaient de ses yeux. Je vais faire ça pour ma fille que j’aime, alors je suis désolé mais… adieu.

Je fermai les yeux avec désespoir, il ne reculerait pas cette fois, j’étais perdu. Puis j’entendis un coup de feu, mais je ne sentais rien, étais-je déjà mort ? Je me risquai à ouvrir les yeux et je vis Jean allongé, quelqu’un lui avait tiré dessus.

-Vous allez bien les filles et toi sale gamin de Tom ? demanda une voix.
Je me tournai vers la personne et je vis avec surprise que c’était ce vieux grincheux qui vivait ici, je l’avais complètement oublié. Mais en tout cas on était enfin sauvé, puis Jean leva la tête et me dit :
-Excuse moi gamin, je n’aurais pas du faire tout cela, au fond de moi cela me répugnait de faire cela, mais c’était me semblait-il la meilleure des solutions.
-Hé bien vous avez eu tort ! dit une voix féminine derrière moi, je me retourna et je vis que c’était la plus grande qui avait parlé, son regard avait changé, il n’était plus terrifié mais assuré. Comme l’a dit le garçon, notre père n’aurait pas hésité à vous aider, et une fois tout cela terminé, je lui demanderais et il ne dira pas non. Il ne fera pas ça pour vous mais pour votre fille.
Je le regardai, et je regardais sa petite sœur, je lui fis un sourire pour la rassurer. Puis mon cœur fit un bond, je vis un homme allongé caché dans l’ombre des arbres, il pointait une arme vers la petite fille. Sans vraiment réfléchir, je me mis devant elle face à l’arme en prenant la fille dans mes bras, puis les coups de feu s’ensuivirent et je sentis deux balles rentrer dans mon ventre, j’avais l’impression qu’on me plantait des sabres dans mon corps, c’était horrible, je ne pouvais supporter cette douleur, ma vue commença à devenir floue, puis mon corps perdit tout contrôle et je m’effondra, le dos face au sol, je sentais que mes forces me quittaient.

-NON CHRISTIAN NE FAIS PAS CA ! hurla Jean.
-TOM !!! S’exclama le vieil homme grincheux.

Soudain des parties de ma vie défilèrent dans ma tête : le jour où j’avais eu l’occasion de chanter avec quelqu’un de connu, mais j’avais refusé. Le jour où j’avais refusé à des amis de les accompagner à un parc d’attraction. Les souvenirs s’ensuivirent puis vint celui où j’avais regretté le plus : c’était au bord d’une rivière, il y avait un feu d’artifice et Inori était à coté de moi, j’avais décidé de lui dire que je l’aimais, mais je n’ai pas pu.
En voyant cela, je me souvins des promesses que j’avais faites à Inori et à mon ancien ami. Je ne pourrais pas les tenir, j’étais triste, j’avais manqué pleins d’occasions et maintenant je les regrette. Si je pouvais retourner en arrière je pourrais donner à ma vie un sens et savourer chaque secondes qui me seront données, mais cela était impossible je le savais. Ma vie avait été inutile jusqu’au bout, si seulement, si seulement j’aurais écouté mes sentiments, je n’aurais pas eu à regretter ma vie. Puis je vis dans les yeux des deux filles quelque chose qui me surprit : leurs yeux reflétaient mon visage et il… il… souriait.
C’était vrai, je compris pourquoi je souriais, bien que ma vie avait été nulle, j’avais réussi à aider les filles de Mr Langlos. J’étais… si heureux, ma vie avait finalement un sens. Et je fermai les yeux, le cœur serein. J’avais perdu ce jeu qu’étais la vie, mais en tant que bon joueur j’acceptais cette défaite. Et mon esprit s’envola très loin, juste avant de partir j’entendis les sirènes de la police, et avec un sourire je m’en allais.
« Dis gamin, tu penses vraiment avoir perdu ce jeu ? Laisse moi émettre un petit doute, mais bien entendu la décision t’appartient »
C’était la même voix que la dernière fois, j’entrouvris avec difficulté mes yeux, mais je ne vis qu’une silhouette et une pièce blanche. Etais-je mort ou vivant ? C’était difficile à savoir, mais je ne pus en apprendre d’avantage car mes yeux se fermèrent aussitôt. De toute manière que je sois vivant ou mort je me sentirais à ma place, avec ma famille ou mes amis ou mes ancêtres.
« La vie n’est qu’un jeu, soit on perd soit on gagne. Tel est la vie et on n’y peut rien »


A vos commentaires^^
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mokham
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MessagePosté le: Mer 30 Nov - 18:57 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

j'ai lut la 1ére partie de ton histoire et ça promet une histoire plein d'aventures. t'as changer de style en passant du sombre a une histoire d'aventure. c'est bien de tenter ça.
je suis pas très accrocheur a se genre d'histoire mais j'ai bien aimé l'introduction. je m'ennuie pas en lisant tes textes.
je croix que c'est tout ce que j'ai a dire pour l'instant, je lirai les 2 autres partie dans le weekend.
bonne continuation Yeah!
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sebast20
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MessagePosté le: Jeu 1 Déc - 18:11 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

Merci mokham^^

Je prefere faire des histoires d'aventures que des histoires sombres, mais je change de registre quand j'en ai envie^^
J'avais peur que l'intro soit un peu lourde >< Je suis rassuré Sifflote
Bonne chance pour lire la suite Gwahahaha
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mokham
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MessagePosté le: Ven 2 Déc - 18:43 (2011)    Sujet du message: Textes en pagaille Répondre en citant

j'ai lu la 2éme partie et la je dit que c'est beaucoup plus meilleurs que la 1ér(  je comprend qu'elle était une introduction).
le début était bien rigolo, ça me rappelais les instants passé au CEM et au lycée.
aprés tu nous mène dans une histoire mystérieuse, celle de l'enlèvement des 2 filles. les différent raisonnement des élèves était bien fait Yeah! . en plus de la fin qui nous pousse a lire la suite.
tellement l'histoire était bien écrite,  j'ai pas fait attention aux fautes d'orthographes.
il y a une chose que je comprend pas, la relation entre l'aspect aventurière de la 1ére partie et l'histoire intégré dans la 2éme parte. peut être que je découvre ça dans la 3éme.
je vais lire la 3éme partie très prochainement Tu sais..
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:59 (2016)    Sujet du message: Textes en pagaille

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