Apprendre à dessiner ensemble! Index du Forum
Apprendre à dessiner ensemble!
Apprend à dessiner et à créer un manga grâce à la communauté du blog http://draw.eklablog.com qui te propose concours, tutoriaux et articles marrants ou sérieux. Attention, si t'es pas déjà inscrit: Un chou unijambiste risque de venir te voler ton goûter!
 
Apprendre à dessiner ensemble! Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Blood ::
Aller à la page: <  1, 2, 3
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apprendre à dessiner ensemble! Index du Forum -> Partie Art -> Textes
Sujet précédent :: Sujet suivant  

Est ce que vous trouvez ca...
absolument nul?
0%
 0%  [ 0 ]
pueril?
13%
 13%  [ 2 ]
bof?
20%
 20%  [ 3 ]
bien?
46%
 46%  [ 7 ]
très bien (c'est possible, ca?)
20%
 20%  [ 3 ]
Total des votes : 15

Auteur Message
ellia
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juil 2011
Messages: 1 332
Spécialité: Dessin
Membre du Mois

MessagePosté le: Dim 22 Jan - 06:34 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Je commence ma critique, et je la terminerai peut être ce soir, dépendra de ma chance^^

Citation:
Peut de temps après que la détonation ai retentit, le père d'Hannah s'écroula en un bruit mat, le teint livide.

Peu de temps.
Citation:
La jeune fille porta ses mains sur son propre cœur, comme si elle partageait la douleur que l'homme avait ressentie.

Super, cette phrase. On visualise bien, en plus, et c'est très réel. Mais je pense que ce serait mieux avec "porta les mains à son cœur"
Citation:
Il riait tellement en repensant au tour qu'il leur avait joué qu'il en tremblait.

Très bien aussi, mais tu n'a pas encore parlé de "leur". Et si on comprend très bien de qui il s'agit, ce n'est pas très correct.
Citation:
Le jeune garçon se pencha sur son père, tentant de le réveiller, rien ne fonctionnait.

    Le jeune garçon se pencha sur son père, tentant de le réveiller, mais rien de ce qu'il faisait ne fonctionnait.

Citation:
Qu'il le lèche ou qu'il le claque, le mort restait mort.

    Qu'il le lèche ou qu'il le giffle, le mort restait mort.

Citation:
Ses yeux verts se plissèrent, ses lèvres tremblèrent.

N'oublie pas! Tu viens de parler du mort! Dans cette phrase, ce sont donc les yeux du mort qui se plissent. Et ne viens-tu pas de dire qu'il restait mort, ce mort? Si. Alors il ne plisse pas les yeux. Non mais! Il faut que tu remettes un sujet pour indiquer que c'est de l'enfant dont tu parles.
Citation:
Lorsqu'il se décida a ouvrir la bouche, il pleura, et brailla sa demande:

    Lorsqu'il se décida a ouvrir la bouche, ce fut pour pleurer, et brailler sa demande:

Citation:
Elle n'en savait rien, mais elle voulait lui faire re-rentrer son rire de là ou il venait.

Hum... Re-rentrer. C'est spécial.
    Elle n'en savait rien, mais elle voulait renvoyer le rire de là d'où il venait.

Citation:
des chaussures, l'AK 47, son père.

Ça, c'est franchement bien. "Son père", ça fait grimacer. De l'humour noir comme j'aime, même si ce n'était pas volontaire. Tu pourrais renforcer encore cette impression. Tu commences par quelque chose de banal, les chaussures. Puis on a la kalachnikov. Moins banal, qui ne donne pas envie de sourire. Puis le père, c'est affreux. Si après tu remets un truc banal, du style; le plateau du repas...

Je finis ce soir.
_________________
"J'étais du mauvais côté du flingue, mais du bon côté de la pelle"


Dernière édition par ellia le Dim 22 Jan - 14:40 (2012); édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Dim 22 Jan - 06:34 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Aoi
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 10 Juil 2011
Messages: 863
Spécialité: Scénario
Gagnant Dessin du Forum

MessagePosté le: Dim 22 Jan - 11:55 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Merci, ellia.
Je me rends compte de toutes les fautes, d'inattention (ou pas) que j'ai pu faire.
Je corrigerais tout cet après midi.
Juste pour la dernière, le fait que ce soit le père en dernier, considéré comme...je sais pas...un objet? ça m'est apparu un peu crade. Contente que pour finir, ça te plaise.

J'ai remarqué une erreur dans ta correction.
"On entendait de plus en plus l'homme qui ricanait" c'est parfaitement correct!
Si je voulais dire "On entendait plus" ta correction aurait était justifiée, mais là je crois pas... Mais bon, peut etre que c'est toi qui a raison, qui sait...
_________________
Revenir en haut
ellia
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juil 2011
Messages: 1 332
Spécialité: Dessin
Membre du Mois

MessagePosté le: Lun 23 Jan - 12:39 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

C'était une erreur de ma part en effet.

Je reprend, sans pouvoir terminer je pense.

Je t'ai donc parlé sur le chat de "la" gêne, et tu a corrigé
Citation:
lorsque vous les appercevez

[list]lorsque vous les aperceviez[list]
Pas de couleur, désolée. Je ne peux pas depuis le CDI. Il y a donc un "i" à rajouter, pour en faire du... je sais plus, jamais été très douée pour relever les temps verbaux. Mais je sais qu'il fait ce "i". C'est peut-être un conditionnel, pour ce que j'en sais^^" Et il n'y a qu'un "p" à apercevoir. Parce qu'on aperçoit qu'un fois (c'est un moyen mnémotechnique comme un autre, mais il marche me concernant).
Dans la suite du texte, ta jeune femme hoche la tête en réponse à la question du juge. Bien sur, il y a l'homme qui arrive tout de suite après, mais il me semble que dans un tribunal, les témoins, accusés etc... doivent répondre à vive voix pour que leur réponse soit prise en compte. Ca me paraitrait logique, en fait. Et comme l'intervention de l'autre type, à mon avis, arrive un peu vite, ça permettrait de laisser un peu passer le temps.
En plus, il arrive là sans être stoppé, je pense que dans le cas de la condamnation d'une criminelle comme la demoiselle, il y a au moins quelques policiers qui empêchent le public d'atteindre... la scène? La barre? Afin d'éviter les représailles des familles... ou des complices. Donc s'il pouvait arriver en bousculant un peu de monde, je te laisserai tranquille sur ce point^^
Citation:
Le vieil homme déglutit, c'était la première fois de sa vie qu'il était ainsi menacé

Deux phrases^^
    Le vieil homme déglutit. C'était la première fois de sa vie qu'il était ainsi menacé

Citation:
Vous pensez pouvoir laisser une meurtrière en liberté?

J'aurais mis "remettre une meurtrière". Mais comme elle n'a pas encore été jugé, il est vrai qu'elle n'est pas officiellement au trou. Cependant, entre le moment de son arrestation et celui où elle et jugée, l'eau a bien le temps de couler sous les ponts, surtout pour une affaire de quelques dizaines de crimes.
Citation:
s'était faite sauver

C'est pas joli, comme formulation, je trouve.
Citation:
pareil pour leur fille.

Leur fille à qui? Tu ne parles que de la mère, pas du père.
Citation:
Elle s'était construit un passé

Inventé? Comme ça tu évites la répétition qui va suivre.
Citation:
La mascarade était parfaite.

T'as déjà mis mascarade plus haut, et il ne fait pas partie de ces mots qu'on peut se permettre de ressortir trop souvent. En plus, c'est pas vraiment une mascarade, dans le second cas. C'est un plan, un truc du genre.

Dernière petite chose, quand tu as parlé de l'assemblé, j'ai cru que le jugement se déroulait à huis ouvert (on dit ouvert? Je sais pour clos, mais là...) Or il semblerait que nom, puisque les seuls témoins sont le juge et les jurés (étaient^^)
Mieux vaut le préciser.

Quel timing! Voilà que ça sonne et que j'ai fini. A une autre fois!
_________________
"J'étais du mauvais côté du flingue, mais du bon côté de la pelle"
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
mokham
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 31 Oct 2011
Messages: 709
Spécialité: Scénario
Membre du Mois

MessagePosté le: Mar 24 Jan - 10:02 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Bon, comme j'ai pas eu cours ce matin j'ai décidais de faire un petit passage dans la partie textes avant d'aller réviser. 

J'ai lu le chapitre 02 et je trouve que ton histoire monte en puissance, ta narration me plait toujours, tu décrit bien les sentiments de tes personnages et le temps passe vite( même trop j'aurai aimé qu'il soit plus long). j'aime bien l'idée de la mascarade et la vrais identité de la mère d'Hannah.
comme ellia je trouve que la scène dans le tribunal est peu détaillé, on arrive pas à l'imaginer bien( combien de gens en assisté hormis le juge et les deux criminel, comment l'homme a pu rentré dans le tribunal sans être démasqué " la il doit y avoir une résistance ou un plan car comme il a été dit juger une telle criminelle requit une forte sécurité autour du tribunal ).

je te souhaite une bonne continuation et hâte de lire la suite
_________________
Revenir en haut
Aoi
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 10 Juil 2011
Messages: 863
Spécialité: Scénario
Gagnant Dessin du Forum

MessagePosté le: Sam 11 Fév - 13:26 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

OK, ça marche. Là, je vous poste l'autre version que j'avais faite après une critique de la part d'une amie.
C'est pas celle que j'aurais voulu vous montrer, mais 'ai pas d'autre possibilité...

Peu de temps après que la détonation ai retentit, le père d'Hannah s'écroula en un bruit mat, le teint livide. La jeune fille porta les mains à son cœur, comme si elle partageait la douleur que l'homme avait ressentie. Le tueur laissa tomber sa tête en arrière et parti d'un rire a gorge déployée. Il riait tellement en repensant au tour qu'il avait joué à la famille qu'il en tremblait. Le jeune garçon se pencha sur son père, tentant de le réveiller, mais rien de ce qu'il faisait ne fonctionnait. Qu'il le lèche ou qu'il le gifle, le mort restait mort. L'enfant plissait ses yeux verts, ses lèvres tremblèrent. Lorsqu'il se décida a ouvrir la bouche, ce fut pour pleurer et brailler sa demande:

«Papa!! 'éveille toi!!»

Sa mère se pencha a ses coté, l'attrapant pour le protéger de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. L'enfant pleurait moins fort. On entendait de plus en plus l'homme qui ricanait. Hannah avait envie de lui faire ravaler son rire a coups de...a coup de quoi au juste? Elle n'en savait rien, mais elle voulait renvoyer son rire d'où il venait. Son regard dériva vers le sol. Elle fit un inventaire rapide de tout ce qui s'y trouvait; des chaussures, l'AK 47, son père, un verre d'eau renversé. Elle frissonna. Soudain, la jeune fille eut une révélation. Elle avait trouvé avec quoi rendre son rire a l'homme...le flingue bien sur! Elle se précipita sur l'arme. L'homme n'avait plus qu'à aller au diable. Lorsqu'elle la saisit, une sorte d'euphorie s'empara d'elle, elle se sentait si puissante! Elle n'avait plus la peur d'être détruite par l'autre! Mais il ne fallait se laisser distraire, l'homme avait fermé les yeux. C'était le moment ou jamais. Elle brandit l'arme et frappa sur le crâne de l'homme.
Qui ouvrit les yeux, stupéfait, il ne riait plus du tout.
Hannah soupira et resserra sa prise sur l' AK 47. L'assenant cette fois ci de toutes ses forces sur la nuque. Un horrible craquement la fit tressaillir. Sa mère poussa un cri d'horreur, réveillant son petit frère qui s'était assoupi a force d'avoir pleuré. La jeune fille les fixa; quand est ce que sa mère allait la remercier pour ce qu'elle avait fait? La réponse ne tarda pas à venir.

-Si tu attends que je te remercie, jeune fille, tu peux aller chercher ailleurs. Cet homme ne nous aurait surement rien fait.

La collégienne écarquilla les yeux. Et puis quoi encore? Sa mère réagissait comme ça alors que son mari venait de mourir? Ben satané-mercredi alors. Et si elle, elle mourait, sa mère allait faire quoi? Une fête?

«- Tu as pété un plomb, Maman?! Papa vient de mourir! Tu t'en fous, c'est ça? Et si moi je mourrais? Hein, tu ferais quoi?!» assena Hannah.

Sa mère, pendant quelques instants, paru choquée, mais elle se reprit et lui adressa un tendre sourire.

«-Mais non, ma chérie, tu sais bien que j'aimais énormément ton père et qu'il n'en est pas moins de toi.»
La jeune fille ferma les yeux. C'est pour ça qu'elle ne vit rien venir. Qu'elle ne vit pas sa mère s'approcher. Sa mère venir et l'assommer.
La femme sourit. Elle avait bien dit à sa fille qu'il ne leur aurait rien fait. Le «père» d'Hannah était une gène! Oh que oui, une gène tellement immense pour laquelle toute cette mascarade avait été montée. Pour qu'il se fasse tuer, et qu'il leur laisse le champ libre. Enfin.
Alors que la femme passait la main dans ses cheveux, elle se remémorait le passé.
ooo
L'appel du vieux juge retentit.
«-Affaire suivante. Mademoiselle Lydia Nolwel!»
La jeune femme s'avance, ses longs cheveux noirs formant un halo obscure autour de son visage. Qui s'accordait parfaitement avec son court tailleur noir. Ses yeux étaient d'un vert étrange, profond. Du genre qui vous glaçaient le sang et qui vous nouaient les tripes d'appréhension lorsque vous les apercevez. Une couche de maquillage rouge carmin recouvrait ses lèvres, rendant le spectacle captivant.
Elle avait commis un crime, raison pour laquelle elle se trouvait ici. Encore.
Sauf que, cette foi ci, sauf erreur de sa part, personne ne la soutenait. D'une certaine façon, c'était logique. Elle venait de decimer une centaine de personnes. Mais tout de même! C'était fichtrement vexant!
Le juge reprit la parole.
-Avancez vous. Je pense, j'en suis sur, même, qu'ici, personne ne doute de votre culpabilité.
La jeune femme retrousse les lèvres, dévoilant des canines étrangement pointues.
-Vous avez tué une centaine de personnes innocentes, continua le juge, imperturbable, le reconnaissez vous?
Elle acquiesce vivement. A quoi est ce que ça servirait de mentir, après tout?
L'homme qui travaillait dans ce milieu depuis une vingtaine d'années, parut surprit; d'habitude, les conda...enfin, les suspects essayaient de les induire en erreur.
Le verrou sur la porte céda bruyamment, la porte s'ouvrit à la volée. Un courrant d'air s'infiltrant dans la pièce fit tressaillir les spectateurs.
L'homme, avant d'entrer avait tué ceux qui se chargeaint de la sécurité et qui étaient postés a l'exterieur de la pièce, en entrant, il avait éclaboussé, du sang des gardes de l'interieur, une femme ronde au visage rouge qui s'évanouit. Il se fraya un chemin dans l'assistance, il était autant, voir plus terrifiant que l'accusée.
Wahou, il avait fait vachement fort.
Ses cheveux étaient coupés courts, ses yeux étaient noirs et son sourire confiant. Une cicatrice courrait du haut de sa pomette jusqu' à son menton.
Il sorti une arme de son blouson de cuir, la pointant directement vers le juge.
-Ou vous laissez cette femme sortir sans aucun problème, et vous lui accordez une nouvelle identité. Ou, au cas ou vous refuseriez, je vous fait sauter la cervelle, est ce clair?
Des cris horrifiés parcoururent l'assemblée.
Le vieil homme déglutit, c'était la première fois de sa vie qu'il était ainsi menacé. Devant une assemblée entière, qui plus est. Il porta courageusement son visage au même niveau que celui de l'autre.
-Pl...Plait-il? Vous pensez pouvoir laisser une meurtrière en liberté?
L'autre lui adressa un sourire ironique, plein de mauvaise foie.
-Nooon! Pas du tout! Je ne pense pas le moins du monde! Je sais que c'est comme ça que ça va se passer. Et plus vite que ça!
Le juge passa les mains sous son bureau, espérant appuyer sur le bouton qui appellerait la sécurité. Le sourire de son agresseur s'accentua.
-Ah oui. J'avais oublié. J'ai coupé ce dispositif avant d'entrer.

Le juge avait capitulé pour éviter de mourir, et il avait accordé une nouvelle identité à la jeune femme. Ce qui ne suffisait apparemment pas à l'homme qui repeint les murs de la salle avec la cervelle des jurés. Yerk.
Voilà comment la mère d'Hannah avait été sauvée. Elle s'appelait dorénavant Célia Puyis. Puyis était un nom lu dans un magazine, et Célia son deuxième prénom. Ensuite, elle s'était teint les cheveux en blond et avait fait pareil pour sa fille.
Elle s'était inventé un passé normal et avait «reconstruit» une vie avec le beau père d'Hannah pour se rapprocher de sa cible.
Son plan était parfait.
_________________
Revenir en haut
ellia
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juil 2011
Messages: 1 332
Spécialité: Dessin
Membre du Mois

MessagePosté le: Sam 11 Fév - 16:42 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Cette deuxième version est un peu mieux, mais il reste toujours les quelques imprécisions. Et il faudrait que tu aères un peu les différentes parties. Par exemple, il faut qu'il y ai une coupure entre le moment où tu décris l'état d'esprit de la mère, et le moment où son "sauveur" entre dans la salle de l’audience.
Et à quand la suite?
_________________
"J'étais du mauvais côté du flingue, mais du bon côté de la pelle"
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Aoi
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 10 Juil 2011
Messages: 863
Spécialité: Scénario
Gagnant Dessin du Forum

MessagePosté le: Jeu 8 Mar - 14:17 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Voila la moitié du chapitre trois, je l'ai coupé en deux, pour que ça ne soit pas trop long.
Bonne chance!
Hannah émergea d'un sommeil brumeux, ses yeux papillonnèrent et se refermèrent lentement. Elle bailla à s'en décrocher la mâchoire, puis elle ouvrit enfin les paupières. Elle se trouvait, une fois encore, dans un endroit qu'elle ne connaissait pas; une chambre qui n'est pas la sienne. Elle tenta de lever un bras, elle y parvint, lentement, très lentement, et le passa derrière sa tête. On pouvait évaluer, grâce à l'odeur, le temps de macération. Et là, il y en avait pour au moins deux jours, ce qui était confirmé par une tenace envie d'aller aux toilettes.
La jeune fille se leva avec difficulté en s'appuyant sur la table de chevet. Tout ce qui s'était passé lui revint en mémoire, elle se relaissa tomber, le choc l'étourdissant. De courtes cinématiques défilaient, confuses, dans son esprit, se finissant toujours par l'image de son père, mort. Cette partie là restait encore confuse.
Des pas retentissaient dans le couloir, des pas de femme, à en juger par le bruit produit par les talons. Hannah ne bougeait pas; il est impossible de se cacher dans un endroit que l'on ne connait pas. Sa mère apparut dans l'encadrement de la porte, elle avait l'air hautain, ses cheveux avaient été re-teints en noirs, et ses yeux verts qui auparavant paraissaient semblables à ceux de sa fille luisaient d'un éclat mauvais.Ses lèvres s'entrouvrirent; elle s'apprêtait à parler mais la jeune fille la prit de court.
-On est où? Pourquoi tu m'as assommée? Qui est le type qui a tué papa? Pourquoi?
-La ferme, lâcha sa mère. Suis moi et ne discute pas.
Saisie par le ton de voix emprunté par sa mère, Hannah se leva et, résistant à l'envie de râler, se dirigea vers la sortie de la pièce, à la suite de la femme.
Une fois qu'elle fut bien réveillée, la jeune fille se rendit compte de la tenue dont on l'avait dotée.
Un pyjama rose avec des éléphants bleus.
Et voilà que les doux-dingues se mettaient à faire du shopping, maintenant.On aura tout vu. Vraiment. Hannah, réprimant un fou-rire nerveux, se mordit la lèvre inférieure. Lorsque le goût âcre et métallique du sang se rependit dans sa bouche, elle ne put s'empêcher de grimacer.
Elles avaient longé un couloir, prit la porte à gauche et maintenant, elles se trouvaient dans une cuisine. Et à la table, le meurtrier prenait son petit déjeuner. A leur vue, il se leva, un sourire aux lèvres.
-Lydia! Hannah! s'exclama-t-il. Vous avez bien dormit?
La réponse de la jeune fille ne collait pas du tout à la question posée.
-Allez vous faire voir!
Sa mère se tourna vers elle et lui administra une gifle magistrale. Hannah porta les mains à son visage, choquée, et se laissa tomber sur une chaise.
-Bon...Je vois que tu m'en veux, se renfrogna l'homme. Mais je ne comprends pas pourquoi. Mais alors là, pas du tout
La jeune fille leva vers lui un visage impassible. Ses yeux flamboyaient de toute la colère qu'elle éprouvait mais elle ne dit rien, dévisageant l'autre. Les cheveux du type étaient noirs, avec quelques reflets bleutés. Sûrement teints à l'encre de calligraphie, pensa Hannah. Ses yeux étaient foncées, presque noirs, et sa mâchoire légèrement carrée. Il n'était pas laid, et si on faisait omission de sa cicatrice, il était presque beau. Mais d'une beauté qui vous noue les tripes. Il était presque douloureux à regarder.
Il portait un blouson en cuir, blouson qu'il, d'ailleurs, ne quittait jamais.
Un silence pesant s'était installé dans la pièce. Que personne ne semblait vouloir briser, tous se dévisageant sans bruits. Une pensée fugace s'insinua dans l'esprit d'Hannah. Elle se leva, renversant la chaise et se dirigea à grandes enjambées vers la porte. Une main ferme attrapa son bras. Elle essaya en vain de se dégager, puis, se rendant compte qu'elle n'y arriverait pas, elle se retourna et frémit en réalisant que c'était l'homme qui l'avait retenue. A sa grande surprise il lui tendit un trousseau de clés, comme s'il savait ce qui lui était passé par l'esprit.
-T'en auras besoin. J'ai enlevé la clé qui sert à sortir, je ne suis pas complètement débile.
La jeune fille leva une main, tremblante, et s'empara du jeu de clés.
Lorsqu'elle sortit de la pièce, elle entendit une dispute éclater.
-Mais qu'est ce qu'il t'a prit? T'auras pas du lui donner les clés! s'énervait sa mère.
-Et alors? Même si elle réussissait à sortir, ta fille n'irait pas loin; avec le mouchard que tu lui as collé, elle n'aura pas mit un pied en dehors de la baraque qu'on sera derrière elle.
Hannah gémit. L'idée de savoir qu'elle était suivie ne l'enchantait pas du tout. Mais bon, tant pis, elle cherchera le mouchard. Elle se dépêcha de trouver la salle de bain de laquelle elle sorti, quelques minutes plus tard, propre et habillée correctement; des vêtement y avaient été disposés à son attention.
Elle déambula dans les couloirs, ouvrant toutes les portes qui étaient fermées à clé, ce qu'elle y vit n'était pourtant pas étonnant, sauf dans une salle où elle trouva des tas et des tas d'armes.
Pourtant, elle ne trouvait pas de traces d'Ethan, son petit frère. Elle sua sang et eaux à le chercher, en vain. Elle l'appela, le priant de sortir de là où il était mais non, rien. Pas le moindre indice. Elle eut alors un doute: et si ils ne l'avaient pas emmené avec eux?
_________________


Dernière édition par Aoi le Dim 11 Mar - 12:41 (2012); édité 1 fois
Revenir en haut
Jikkyo
Petite plume

Hors ligne

Inscrit le: 05 Jan 2012
Messages: 195
Spécialité: Scénario

MessagePosté le: Jeu 8 Mar - 19:46 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Commençons !


"Elle se trouvait, une fois encore, dans un endroit qu'elle ne connaissait pas; une chambre qui n'est pas la sienne."


==> Une chambre qui n'était pas la sienne.


"Elle tenta de lever un bras, elle y parvint, lentement, très lentement, et le passa derrière sa tête."


==> Elle tenta de lever un bras et y parvint. Lentement elle réussit à le passer derrière sa tête.


"On pouvait évaluer, grâce à l'odeur, le temps de macération."


On comprend pas forcément qu'elle sens son aisselle, ce qui est évident pour toi ne l'est pas pour le lecteur.


"Et là, y en avait pour au moins deux jours, ce qui était confirmé par une tenace envie d'aller aux toilettes."


==> Il y en avait...

"Tout ce qui s'était passé lui revint en mémoire, elle se relaissa tomber, le choc l'étourdissant."


==> Mais tout ce qui s'était passé lui revint en mémoire et elle se laissa tomber sous le choc.


"Son père était mort par sa faute. Et sa mère venait de l'assommer, non? Cette partie là restait encore confuse."


Je trouve cette phrase mal tournée.
==> Les événements récents étaient encore confus. Des images défilaient rapidement dans son esprit, mais ces courtes cinématique finissaient toujours par le souvenir de son père mort.

"Des pas retentissaient dans le couloir, des pas de femme, à en juger par le bruit fait par les talons."


«Fait» ? Remplace par «produit».


"Hannah ne bougeait pas; il est impossible de se cacher dans un endroit que l'on ne connait pas."
«est» et «connait»... le temps...


Sa mère apparut dans l'encadrement de la porte, elle avait l'air hautain, ses cheveux avaient été re-teints en noirs, et ses yeux verts qui auparavant paraissaient semblables à ceux de sa fille luisaient d'un éclat mauvais."
==> reteints.

"-La ferme, lâche sa mère. Suis moi et ne discute pas."


==> lâcha, le dialogue est au présent mais pas la narration même au sein d'un dialogue.

"Saisie par le ton de voix emprunté par sa mère, Hannah se leva et, résistant à l'envie de râler, se dirigea vers la sortie de la pièce, à la suite de la femme."
Elle se fait kidnapper par sa mère qui a tué son père et elle veux « râler » ? pas crédible.

"Une fois qu'elle fut bien réveillée, la jeune fille se rendit compte qu'elle avait dormit dans un pyjama. Rose avec des éléphants bleus."
==> …. se rendit compte de la tenue dont on l'avait doté. Un pyjama rose avec des éléphants bleus.

"Et voilà que les doux-dingues se mettaient à faire du shopping, maintenant. On aura vraiment tout vu."
Je trouve que le «vraiment» alourdit la phrase mais c'est juste une sensation, donc je ne corrige pas mais c'est supprimable.



"Sa mère se tourna vers elle et lui administra une gifle magistrale. Hannah porta les mains à son visage, choquée, est se laissa tomber sur une chaise."
Et pas «est».

"-Bon...Je vois que tu m'en veux, se renfrogna l'homme. Mais je ne comprends pas pourquoi. Mais alors là, pas du tout
Même sensation de lourdeur avec le «là».


Il portait un blouson en cuir, blouson qu'il, d'ailleurs, ne quittait jamais."
C'est pas agréable à lire.
==> ...blouson qu'il ne quittait jamais d'ailleurs.

C'est tout, fait gaffes aux temps et quelques tournures de phrases à rectifier.
Explicite mieux des passages des fois. On n'est pas au courant de ce qui se passe dans ta tête.
_________________
J'étais du bon coté du flingue, mais du mauvais coté de la pelle.
Revenir en haut
Aoi
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 10 Juil 2011
Messages: 863
Spécialité: Scénario
Gagnant Dessin du Forum

MessagePosté le: Sam 24 Mar - 19:07 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Merci Jiji.

La fin du chapitre:
Hannah se laissa tomber sur le sol, ses longs cheveux blonds encadraient son visage strié de larmes. Mais... une partie de ses cheveux avait brûlé, non? Elle se releva et chercha un miroir. Oui, ses cheveux étaient redevenus longs. Ils l'étaient même plus qu'avant l'accident. Elle chercha d'autres anomalies. Elle avait maigrit. Elle avait des boucles d'oreilles. Ses brûlures et cloques avaient disparu. Et c'était tout. Ethan la reconnaitrait.
Elle ouvrait lentement une porte lorsqu'un cri la figea. Un cri porteur de souffrance. La souffrance la plus pure, la plus désespérée. La peur de mourir mais aussi la peur de rester. Mourir et tout abandonner ou rester et souffrir? La peur. Avoir peur d'être seul, à jamais, dans un endroit vide, le néant, et être seul, sans personne, dans le noir. Peur d'être abandonné, sans les gens qu'on aime, peur de perdre ceux que l'on désire le plus, de ne plus jamais les revoir, être seul, ne plus vivre. Sortir de ce cours du temps et ne pas savoir ce qu'il y aura après nous, disparaître en sachant qu'on sera oublié, un jour. Disparaître, ne plus être là. Mourir. Seul. Désespéré.
Hannah couru, elle voulait aider. Elle voulait aider à affronter, affronter les peurs, la souffrance. Affronter la mort. Vivre. Lorsqu'elle trouva enfin la provenance du cri, elle trembla. Elle venait de voir ce qui causait cette douleur. Et c'était horrible. Ou plutôt, non elle ne voyait pas. Et c'était ça qui était horrible. Elle voyait, dans un coin de la pièce, un jeune homme d'une quinzaine d'années et, blottie contre lui, une gamine de huit ans environ. Et la fille hurlait. Elle se tenait la tête dans les mains et hurlait. Un torrent de larmes se déversait sur ses joues pales. Ses ongles déchiraient la peau de son visage, l'eau et le sang fusionnant. Elle paraissait bloquée, elle tremblait sans se contrôler. Elle se mot en position fœtale, en proie à une souffrance trop grande, une souffrance telle qu'elle ne pouvait la supporter, elle se mit à hoqueter. Mais elle ne s'évanouissait pas, elle restait dans un état second. Hannah essaya de la calmer, elle s'approcha, bloqua ses mains pour qu'elle arrête de se lacérer le visage. Étrangement, personne n'avait bougé en entendant ce cri. Peut être que ce n'était pas la première fois. Peut être qu'ici, tout le monde est habitué. La petite fille se calma. Et elle ouvrit les yeux, on pouvait y lire l'incompréhension, la souffrance, le « trop-vu », le désespoir, des yeux noirs vides de lucidité, ternes pour une aussi jeune fille. Ses cheveux, tout aussi noirs donnaient une impression de paille. Elle remuait les lèvres sans arrêt. Et un nom en sortait.
«Kays».
Le prénom était murmuré, incessamment, comme une litanie, une prière, quelque chose auquel on se raccroche, l’espoir. Le dernier qu’il nous reste. Un murmure, presque inaudible mais emprunt d’une telle force, dit avec tant de conviction que, une fois entendu, il restait toujours. Gravé. Ineffaçable. Un horrible souvenir. Le regard d’Hannah dériva vers l’adolescent. C’est surement lui. Il était inconscient. Un filet de sang avait été expulsé hors de sa bouche. Ses cheveux noirs étaient poisseux et sa tête retombait, reposait, sur son épaule. Hannah reposa ses yeux sur la fille. Elle avait, heureusement, arrêté de crier. Ses yeux ouverts étaient vitreux, rendant son visage d’autant plus effrayant que le sang qui se déverse sur ses joues n’arrangeait rien. Sa bouche était entre-ouverte et un discret filet de liquide blanchâtre passait le barrage de ses lèvres. Elle était secouée de spasmes, son corps se cabrait violement, sa tête décollait du sol et y retombait lourdement, arrachant des hoquets à Hannah.
« Kays… Kays… » Une litanie éternelle, un appel au secours dans les heures les plus sombres. Un appel au secours auquel personne ne répond, que tout le monde ignore. Des larmes brûlantes s’écoulaient sur les joues pâles de la gamine.
Hannah se rapprocha du jeune homme et se mit à le secouer.
« -Debout ! Debout ! Vous n’êtes pas mort ! »
La voix de la jeune fille se brisa et ce n’était plus qu’un murmure lorsqu’elle reprit.
« -Pas encore, tout du moins… »
Elle lui tenait les épaules, essayant de le réveiller. Elle eut alors un geste désespéré. Elle le gifla. Les yeux du garçon papillonnèrent et Hannah se rendit compte qu’ils étaient du même noir profond que ceux de la petite fille. Il les ouvrit enfin entièrement et la jeune adolescente pu s’y plonger comme dans deux profondes abysses. Ces yeux ci aussi avaient l’air d’en avoir trop vu. Souffrance profonde. Haine féroce. Trahison éternelle. Peur perpétuelle. Désespoir inégalé. Il se redressa et le souffle manqua à Hannah. Une blessure qui n’était pas refermée s’étendait sur son cou. On aurait cru qu’elle signifiait quelque chose. «Shay».
« Qui est Shay ? » interrogea la jeune fille.
Pour toute réponse, il la toisa de son regard profond et se dirigea vers la gamine qui s’était enfin endormie. Il ne me fait pas confiance, réalisa-t-elle enfin, peut être que cela pourrait le compromettre. Et puis, en même temps, ça ne doit pas me regarder… Le garçon passait sa main dans les cheveux de la petite fille, et le sommeil de celle-ci s’apaisa. Elle ne disait plus rien et un désagréable silence s’était installé dans la pièce. La réalité rattrapa soudainement Hannah comme si tout ce qui venait de se passer n’était pas vrai. Pas réel. Sauf que si, ç’avait affreusement l’air vrai. Douloureux et horrible. Comme s’ils n’étaient que de simples marionnettes, des pantins dont on agite les ficelles, dont on guide les mouvements, dont on rit des mésaventure, que l’on jette une fois le numéro fini, qui finissent, oubliées, un jour, dans le placard… *Mais oui ! Dans les placards ! J’ai pas cherché dans les placards* ! Elle se releva et se mit à courir, ouvrant uns à uns les placards.
_ Matériel d’expériences chimiques.
_ Armes diverses et variées.
_ Fils de couture, aiguilles.
_ Billets de banque dont la jeune fille se remplit consciencieusement les poches.
_ Choses non-identifiables ou paraissant sans importances particulières aux yeux d’Hannah.
Une voix chantante surmonta le bruit causé par la jeune fille et celle-ci se figea, apeurée à l’idée que l’homme qui la tenait prisonnière sache ce qu’elle faisait. *Oh non ! Le mouchard !*
« -Cosa stai cercando ? »
Une silhouette s’avança avec grâce à la rencontre d’Hannah –sur le visage de laquelle on pouvait lire l’incompréhension la plus totale. Cheveux châtains et bouclés, yeux gris, grande et bien faite, une quatorzaine d’années. Le visage de l’inconnue se fendit d’un large et chaleureux sourire. Elle passa facilement de l’italien au français :
-Je vois, tu es française ?
La blonde opina du chef.
-Je disais donc « qu’est ce que tu…. Oh ! Ne bouge pas.
Hannah resta immobile alors que l’italienne se rapprochait et d’un sec coup d’ongle, enleva un discret disque noir de son tee-shirt. La jeune fille vit avec un immense soulagement son petit frère descendre les escaliers et les deux bruns qu’elle avait rencontrés sortir de la pièce, se soutenant mutuellement lorsque tout explosa.
Comme ça. Boum.
_________________
Revenir en haut
ellia
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juil 2011
Messages: 1 332
Spécialité: Dessin
Membre du Mois

MessagePosté le: Lun 2 Avr - 17:02 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Hello, je passe enfin^^
Il n'y a plus grand chose à dire sur tes textes, franchement, quand je pense au premier de toi que je t'ai aidé à faire (avec la fille qui découpait son frère à la tronçonneuse) je me rend compte du chemin que tu as parcouru en si peu de temps. Et wahoo. Cela dit, il reste quelques petits trucs absolument minimes qui restent à dire et qui ne sont en général qu'affaire de gout. Je vais en donner quelques exemples ici.

Citation:
Oui, ses cheveux étaient redevenus longs.

Le verbe "redevenir" est affreux. Tous les verbes en "re", de manière générale, qui ne sont pas naturels. Retrouver, ça va. Mais repartir, ce genre de truc, c'est moche.

Citation:
Et c'était tout. Ethan la reconnaitrait.

Du coté de ces deux phrases, soit avant, soit après, soit entre deux, tu fais comme tu veux... Il faut que tu passes à la ligne, pour marquer un nouveau paragraphe. Tout d"pend de la phrase que tu veux mettre ne avant, ou des phrases.

Citation:
Elle ouvrait lentement une porte lorsqu'un cri la figea. Un cri porteur de souffrance. La souffrance la plus pure, la plus désespérée. La peur de mourir mais aussi la peur de rester. Mourir et tout abandonner ou rester et souffrir? La peur. Avoir peur d'être seul, à jamais, dans un endroit vide, le néant, et être seul, sans personne, dans le noir. Peur d'être abandonné, sans les gens qu'on aime, peur de perdre ceux que l'on désire le plus, de ne plus jamais les revoir, être seul, ne plus vivre. Sortir de ce cours du temps et ne pas savoir ce qu'il y aura après nous, disparaître en sachant qu'on sera oublié, un jour. Disparaître, ne plus être là. Mourir. Seul. Désespéré.

Ce passage est sublime. C'est un exercice très réussi, on ressent vraiment la peur et le doute. Mais j'ai ajouté quelques modiques modifications. A toi de voir.
    Elle ouvrait lentement une porte lorsqu'un cri la figea. Un cri porteur de souffrance. La souffrance la plus pure, la plus désespérée. La peur de mourir mais aussi la peur de rester. Mourir et tout abandonner? Ou rester et souffrir? La peur.
    Avoir peur d'être seul, à jamais, dans un endroit vide. Le néant, et être seul, sans personne, dans le noir. Peur d'être abandonné, sans les gens qu'on aime, peur de perdre ceux que l'on désire le plus, de ne plus jamais les revoir, d'être seul (déjà dit), ne plus vivre (là, soit il a peur de ne plus vivre, soit il a envie de ne plus vivre, mais ce n'est pas très clair. Ce que tu as marqué nous laisse penser la deuxième option, ce qui n'est pas logique, dans le contexte comme dans la phrase. Si c'est la première option qui est la bonne, il faut ajouter "de"). Peur de sortir de ce cours du temps et de ne pas savoir ce qu'il y aura après nous, de disparaître en sachant qu'on sera oublié, un jour. Disparaître, ne plus être là. Mourir. Seul. Désespéré.


Citation:
Hannah couru, elle voulait aider.

Ça fait un peu cru. Elle voulait aider, oui, mais boum, là, on se casse la gueule parce que ta phrase est avortée dans l’œuf. Essaie de trouver une autre formulation, comme "elle voulait pouvoir apporter son aide", meême si c'est moche^^".

Citation:
Affronter la mort. Vivre.

Là, comme tu change de registre (on passe de affronter la mort à vivre, ce qui est la même idée sans tout à fait être la même chose). Alors tu peux répéter "elle voulait aider à" avant "vivre"

Citation:
Lorsqu'elle trouva enfin la provenance du cri, elle trembla.

Bonne utilisation du passé simple, mais malgré tout, je pense que trembler, qui est un verbe qui est assez dans la continuité, n'est pas le bon. Frisonner serait mieux. Et après, retour à la ligne, on change de paragraphe.

Citation:
l'eau et le sang fusionnant.

"Se mêlaient", à l'imparfait.

Citation:
Elle se mot en position fœtale, en proie à une souffrance trop grande, une souffrance telle qu'elle ne pouvait la supporter, elle se mit à hoqueter.

D'abord, c'est "elle se mit", mais je pense que c'est une erreur de frappe. Ensuite, ça fait un moment qu'elle a mal, la petite. Alors qu'elle se mette dans cette position seulement maintenant, pile au moment ou Hannah arrive, ça fait un peu étrange. Et puis, dernier petit truc:
    et elle se mit à hoqueter.

Et puis à la ligne.

Citation:
Hannah essaya de la calmer, elle s'approcha, bloqua ses mains pour qu'elle arrête de se lacérer le visage.

Petit problème chronologique, non? D'abord elle s'approche, et puis elle essaye de la calmer.

Citation:
Peut être qu'ici, tout le monde est habitué.

    Peut être qu'ici, tout le monde y est habitué.


Citation:
La petite fille se calma.

Ça arrive un peu vite. Tu peux décrire un peu comme ça se passe; sa respiration ralenti, elle se détend, etc...
Citation:
la souffrance, le « trop-vu », le désespoir

La résignation plutôt que le trop-vu?

Citation:
Ses cheveux, tout aussi noirs donnaient une impression de paille.

    Ses cheveux, tout aussi noirs donnaient l'impression d'être rêche comme la paille.


Citation:
quelque chose auquel on se raccroche, l’espoir.

    quelque chose auquel on se raccroche; l’espoir.


Citation:
il restait toujours.

    il restait pour toujours.



Désolée, mais je termine une autre fois. Tes textes se compliquent, deviennent plus subtils et donc plus difficiles à corriger. Alors ça me prend beaucoup de temps.
_________________
"J'étais du mauvais côté du flingue, mais du bon côté de la pelle"
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Aoi
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 10 Juil 2011
Messages: 863
Spécialité: Scénario
Gagnant Dessin du Forum

MessagePosté le: Mar 3 Avr - 17:12 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Merci, ça me fait plaisir que tu sois passée et que tu prennes le temps de critiquer.
Si c'est trop long à corriger, tu peux faire dans les grandes lignes, si tu veux, ça me dérange pas. 




Je mets le chapitre d'après. Si tu veux ne pas finir la critique du chapitre du dessus, c'est pas grave, j'ai réussi à le soumettre à mon beau père (enfin!).
Chapitre 4:
 De la fumée. Noire. Des flammes. Tout brûlait. Des corps inertes jonchaient les débris. Des enfants. Des silhouettes dansaient dans le feu, gracieuses. Elles rendaient la scène captivante et sublime dans son horreur. Des pierres tombaient. Les piliers craquaient et s'écroulaient. Il y avait eu des hurlements. Beaucoup. Du sang, des cris, des larmes. De l'horreur. Pure et dure, telle qu'aucun film d'épouvante ne saurait suggérer. Hannah avait vu. Elle savait. Le mouchard devait la faire exploser, elle. Mais il lui avait été retiré et son champ d'explosion avait triplé. Elle aurait du mourir, seule. Quelqu'un lui en avait voulu. Et avait tout fait sauté. Les flammes léchaient avidement les corps. Une silhouette noire s'approcha. Elle prit l'un des corps et l'entraina avec elle dans sa danse. Légère. Gracieuse. Captivante. Envoutante. Mortelle. Le petit corps se cabra soudainement. Une gerbe de sang fut expulsée hors de sa bouche. Et ses yeux se refermèrent. Pour la dernière fois. Un chant de gloire s'éleva dans l'ombre. La mort avait atteint son but, elle avait resserré ses griffes autour du corps de l'enfant. Cruellement, elle s'était approchée. Elle l'avait attendu. Lui avait tendu les bras à plusieurs reprises. Ne supportant pas d'être ignorée depuis tellement de temps, elle lui avait reprit la vie, en traitre, par derrière. Elle n'avait pas prévenu, pas menacé. Elle était venue et l'avait attaqué, soudainement. Sa mort n'avait été ni douce ni paisible. Et elle allait revenir. Elle aimait les enfants, leur âme pure était délicieuse, mais, teintée de chagrin, de tristesse ou de haine, elle était encore mieux. Plus gouteuse, sucrée. Elle fit une dernière promesse, un simple murmure et s'envola.
Elle reviendrait.
La petite dépouille, rigide, reposait sur les débris. La tête, encore accrochée au cou, roulait doucement contre les pierres. 
L'un des corps remua. Suivit par un autre. Les derniers vivants se levèrent tous. Enfin. La douleur avait percé l'état second dans lequel ils étaient plongés. Hannah qui s'était levée en dernière poussa un hurlement à en faire trembler les morts (haha!). Elle se précipita vers la petite carcasse, froide. La jeune fille partit d'une magnifique crise de larmes. Son petit frère était mort... et c'était de sa faute. Elle haletait. Elle souffrait. Elle avait le cœur qui saignait. Ethan ne méritait pas de mourir! Il était encore si jeune! 
-Ethaaaaaaan!
Hannah le secouait, le suppliait de revenir, ses larmes se déversaient sur le corps devenu mou, le détrempant. Elle le serrait avec force dans ses bras, tenant celui qui avait tant compté à ses yeux, le regardant pour la dernière fois. L'italienne se rapprocha, et, lentement, reprit la dépouille du petit être, et alla le déposer dans le brasier. La jeune blonde avait comprit. Elle ne pourrait pas le récupérer. Quelqu'un, quelque part lui en voulait, voulait la détruire, alors, elle avait baissé les bras, elle avait abandonné. Elle ne voulait plus vivre, elle ne laisserait pas son adversaire la détruire plus longtemps, c'était fini. La dernière de ses raisons de vivre qui lui avait été accordée venait de lui être brutalement retirée. Elle pensa à en finir. Elle se leva, résignée et s'approcha au cœur des flammes. Elle allait offrir son corps à la mort. Elle voulait s'y abandonner, que ce soit maintenant ou plus tard, qu'est ce que ça changeait? Rien. Elle souffrirait juste moins en le faisant maintenant. Elle se mit au niveau de la fournaise, ouvrit les bras et vendit son corps. Elle perdit toute résistance. Elle se laissa aller.
Alors que son esprit commençait à la laisser tomber, elle ressenti une légère pression au niveau de la taille. Elle frissonna. Lorsqu'elle se retourna, elle se trouvait nez à nez avec l'adolescent. Elle se dégagea brusquement. Et, retenant l'envie de lui mettre sa main dans la figure, elle l'apostropha brutalement:
-Qu'est ce que tu me veux, toi? Laisse-moi! Tu vois pas que je veux mourir? Que ça ne me sert à rien de rester là, les bras ballants, à ne rien foutre? Tu crois que je m'en fous que mon petit frère soit mort? J'ai plus rien à faire ici, avec vous! Ta vie est belle? Ben pas la mienne! Laisse moi crever!
Et, vacillante, elle éclata en sanglots. Elle se cacha le visage entre les mains et se laissa aller au désespoir.
-Non.
La voix avait claqué comme un fouet, figeant Hannah alors qu'elle allait partir, elle se laissa tomber. Elle leva un visage suppliant vers l'adolescent et, une fois encore, elle se laissa impressionner par les yeux noirs. Elle se mit à murmurer.
-Pourquoi? Pourquoi ne pas me laisser mourir?
Soudain, elle se fit plus brusque:
-Pourquoi?! Laisse-moi! Laisse-moi mourir, j'ai le droit!
Une autre voix s'éleva, avec grâce, bien que teintée de tristesse au milieu de la fournaise. 
-On est désolés, mais il faudrait penser à bouger si on veut pas mourir brûlés.
-Mais je veux, moi, je veux! S'il vous plait... 
Un claquement sonore. Une gifle. Hannah leva machinalement une main à son visage et ses yeux flamboyèrent de toute la haine qu'elle ressentait à ce moment précis. Elle passa sa langue sur ses dents, s'apprêtant à devoir rendre les coups. Elle serra les poings, faisant rentrer ses ongles dans sa chair, un grondement sourd s'éleva de sa gorge. Et elle se jeta sur l'adolescent qui l'avait frappée. Il réussit à la tenir à distance, à bout de bras, alors que la jeune fille tentait vainement de lui porter des coups. Elle se fatigua et se calma, lentement. Une idée perça alors la brume de son esprit. Elle savait. Qu'il essaie de l'approcher et elle lui saute à la gorge.
Il tendit la main, lentement, et d'un geste, il effleura sa joue.

Elle bondit. Il fit un pas de côté. Elle se vautra, lâchant un «ohoh» étonné. L'italienne, cachant un rire discret derrière sa main se rapprocha et aida Hannah à se lever. Celle-ci jeta un regard dédaigneux à l'aide qui lui était proposée et se leva tant bien que mal. Et plutôt mal que bien. Quand elle fut enfin bien campée sur ses jambes, elle se dirigea rapidement vers le garçon. Qui recula.
-Pourquoi ?
Elle ne précisa pas pourquoi quoi, ça se devinait plutôt facilement. Elle continuait à avancer sur lui, empiétant dans son espace.
-Hein? Pourquoi?
Il lui sourit.
-Parce que.
Okay. Répondre sans répondre. Il se tourne vers l'italienne.
-Viens, Carla. On va chercher Shay et on y va. (Il montra Hannah) Elle va nous suivre, t'inquiète pas.
-OK, Kays, souffla-t-elle. Va chercher ta sœur, on se retrouve la bas.
Elle avait prononcé le prénom avec une telle tendresse que même Hannah l'avait ressentie. Enfin, quelque chose d'autre chose la percuta. La bas où, d'abord? Puis, feignant l'indignation, elle s'exclama.
-J'te ferais dire qu'«elle», elle est devant toi! Et que, que ça vous plaise ou non, je vous suivrais pas. Je reste ici et je me fais cramer par les flammes. Et, d'abord, vous feriez mieux de me dire la vérité! La vraie!
Le visage de Kays se fit dur.
-Tu veux la vérité? T'es sure? Je ne pense pas que tu la supportes!
La jeune fille inspira et lui répondit.
-Bah vas y, raconte! 
Il ne se fit pas prier.
-Tu as été génétiquement modifiée, Hannah! Ta vie est un tissu de mensonges. Tu n'es pas normale.
Le visage de Carla, l'italienne, se fit doux, un rien triste.
-Tout comme nous, d'ailleurs...
Hannah se laissa tomber, sous le choc. Kays se mordait déjà les doigts de ce qu'il venait de dire. Les yeux de la jeune fille s'embuèrent mais elle secoua la tête. Ce fut le geste de trop.
Elle s'évanouit.
_________________
Revenir en haut
ellia
Plume virevoltante

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juil 2011
Messages: 1 332
Spécialité: Dessin
Membre du Mois

MessagePosté le: Jeu 5 Avr - 17:36 (2012)    Sujet du message: Blood Répondre en citant

Bon, en fait, pour tout avouer, je suis un peu paumée, mais je crois que j'ai loupé un ou deux chapitres. Donc tu ne m'en voudras pas, mais je ne vais pas trop critiquer l'aspect enchainement des évènements de scénario.
Par contre, je peux critiquer les sous-enchainements.

Je reprend le chapitre précédant: comme je te l'avais dit au début de ton texte, tes personnages s'endorment très vite. Ensuite, je ne vois pas le rapport entre le fait qu'une italienne enlève un mouchard à Hannah et celui que son frère descende de je ne sais où. Mais, comme je te l'ai dit, j'ai loupé tout un passage, donc je ne sais même pas où Hannah elle-même se trouve, et pourquoi les autres personnes sont ici, de même que la situation générale. Mais je fais avec.

Ensuite, après l'explosion, quand ton héroïne se rend compte que son frère est mort, je trouve que ça réaction n'est pas appropriée. Quelle veuille rester, ça oui. Normal. Mais pas pour mourir. Après tout, comme tu l'as si bien dit, la mort reviendra, et je pense que Hannah, si elle est capable de se faire cette réflexion, n'est pas du genre à l'encourager à revenir de sitôt. Donc ce qui me paraitrait mieux, c'est qu'elle veuille rester dans les décombres comme ça, pour le principe, parce que même s'il est mort, on abandonne pas son frère. Ou alors qu'elle ne prenne pas entière mesure des choses. Ou alors qu'elle essaie de l'emmener avec elle. Et plutôt que de gueuler sur l'autre, il faudrait qu'elle pleure ou quelle supplie Ethan de revenir. Quand on voit un proche mourrir, on a plein d'autre choses en tête qu'une vulgaire dispute avec un illustre inconnu.

Quant à son revirement, il me parait un peu brutal. S'il fallait que Hannah reprenne vite ses esprits, ça ne serait pas au milieu des flammes mais une fois hors de danger. Pareil pour ce qui est des révélations, tout ça arrive un peu vite. Mieux vaudrait qu'ils fassent ça à tête reposée.
Citation:
-J'te ferais dire qu'«elle», elle est devant toi! Et que, que ça vous plaise ou non, je vous suivrais pas. Je reste ici et je me fais cramer par les flammes. Et, d'abord, vous feriez mieux de me dire la vérité! La vraie!

Citation:
-Bah vas y, raconte!
Il ne se fit pas prier.
-Tu as été génétiquement modifiée, Hannah! Ta vie est un tissu de mensonges. Tu n'es pas normale.


Prend plus de temps, il n'y a pas le feu (si j'ose dire). On a suffisamment à lire, à songer avec tous les malheurs qui arrivent, toutes les réflexions dont tu nous fais part. Les choses peuvent donc arriver une à une, tu n'as pas besoin d'entretenir un suspens, parce que ce n'est pas dans l'esprit, selon moi. Tu peux clore tes chapitres par une scène qui se fini sans nouvel élément mystérieux.

Tu sais ce que je pense de ton style d'écriture, et je suppose également que tu peux deviner ce que j'aurais à dire, alors je passe là dessus, et attend le suite.
Bye!
_________________
"J'étais du mauvais côté du flingue, mais du bon côté de la pelle"
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:56 (2016)    Sujet du message: Blood

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apprendre à dessiner ensemble! Index du Forum -> Partie Art -> Textes Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 3
Page 3 sur 3

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com