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:: Une petite nouvelle ::

 
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Aoi
Plume virevoltante

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MessagePosté le: Lun 27 Fév - 11:52 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

C'était une nouvelle écrite pour un concours auquel ma prof' de français ma inscrite. Je la poste maintenant que les inscriptions sont terminées
Je précise qu'il fallait écrire la nouvelle à la suite d'un incipit... qui est en gras dans la suite.




Lou Ho se penche vers son maître.
—Fais aussi vite que possible ! ordonne ce dernier en reposant le pinceau. D’ici deux heures, tout le pays sera noyé dans le brouillard. Je compte sur toi ! “
Il roule la lettre achevée dans un étui de cuir qu’il tend au jeune serviteur.
Lou ho serre l’étui dans sa ceinture et salue son maître une dernière fois. Il enjambe le balcon de bois, s’aggripe d’une main ferme à la corde lestée d’un panier suspendu et se laisse glisser dans le vide. Un, deux, trois mouvements de balancier, il se jette sur une saillie de la falaise où il se rétablit d’un vigoureux coup de rein. Le voilà qui dévale à toute allure un sentier de chèvre longeant le précipice. Il ne lui a fallu qu’une poignée de secondes pour disparaître à la vue de son maître et s’éclipser dans la brume.
Le vieux maître soupire.
Des bruits de voix altérées par l’ascension trop rapide d’un escalier lui parviennent du fond de la pièce. Il range son écritoire, lisse les plis de son manteau de soie. Le bol de thé, sur la table, est encore fumant. Il l’enveloppe de la coupe de ses mains pour le porter à ses lèvres.
On frappe à la porte : des coups sourds, de plus en plus forts, donnés à coups de poing.
Voilà, se dit-il, c’est maintenant…
   Le vieil homme se lève lentement, prenant appui sur une canne joliment sculptée. Il se penche, son appui dans une main et le bol encore chaud dans l’autre, pour déposer le thé sur la table. Lorsqu’il se relève, il regarde rapidement vers la fenêtre, son regard encore vif malgré son âge avancé lui permet de distinguer un serpent longeant l’abri d’en face, et quelques ponts dont les cordes ne relient plus les deux rives. Il tremble.
   Sous ses yeux, dans lesquels j’aperçois la terreur la plus grande, la porte cède. Un homme de haute stature entre, ses longs cheveux noirs et gras reliés en une queue de cheval stricte, un habit noir, des ongles longs, de petits yeux où je vois seulement la soif de puissance, des dents cassées, noircies. Des lèvres blanches qui s’étirent en un sourire malfaisant. Tout en lui est terrifiant, mais, ce qui attire le plus mon œil dès le moment où il entre dans la pièce est un tatouage dans la nuque.
Le même qui me court sur le corps.
   La brume commence à gagner les environs, s’infiltrant  par les ouvertures des abris. Le vieil homme, celui qui m’a élevée, ne salue pas l’autre, il se contente de rester là, impassible, défiant l’intrus du regard. Celui-ci ouvre la bouche, tousse une ou deux fois pour faire sortir la fumée de ses bronches et s’adresse  au vieux maitre.
«- Où est celle que je viens chercher?»
   Le maitre fait un discret signe dans ma direction pour me faire comprendre qu’il ne fut pas que je me montre, celui que nous avions établi, longtemps auparavant. Ce signal, je le connais depuis que j’ai cinq ans.
   L’inconnu  le capte aussitôt. Son regard s’aiguise, ses lèvres se retroussent en un rictus inquiétant, un grondement sourd naît de sa gorge. Il frotte ses ongles sur son armure, le bruit me fait grincer. Ses pieds glissent sur le sol, il se rapproche rapidement, sans pour autant me voir. Mais ce n’est pas moi qu’il cherche à approcher, c’est l’homme aux cheveux blancs. Il dégaine lentement une arme, faisait grincer l’acier et le métal. Le maitre ne se permet pas de tressaillir, il garde sa contenance lorsque l’homme appui le poignard sur sa jugulaire, et qu’un mince filet de sang chaud coule de la coupure.
« -Je répète, où est-elle ? »
   Le maitre ne répond pas, gardant un sang froid admirable. L’intrus appuie  plus fort, l’ouverture s’agrandit, le brouillard rentre dans la pièce, je vois celui qui m’a élevée étouffer. Je ne tiens plus, discrètement, je me déplace, le ninja, occupé à répéter inlassablement la même question aperçoit la terreur dans le regard de celui qu’il torture, il croit deviner que l’homme a peur pour sa vie, il le rassure ; si il répond, sa mort sera rapide et indolore. Il est tellement occupé à mentir qu’il ne fait pas attention au bruit de mes pieds nus qui se déplacent avec un bruit léger sur le sol. Il ne remarque pas non plus lorsque je me glisse jusqu'à la table, et que je récupère le bol de thé. Quand, enfin, je me glisse derrière lui, la terreur, l’incertitude m’envahit, mais je ferme les yeux dessus, si je ne le tue pas, le pays sombrera. Je referme la prise sur le récipient, et, me dressant sur la pointe des pieds, tente de l’assommer. La coupelle se brise sur son crane, le bruit de verre cassé me fait tressaillir, l’homme se retourne, mais j’assène une fois encore l’éclat de verre qu’il me reste dans la main. Le dernier morceau se plante dans sa tempe. Avec un hurlement féroce, l’homme s’écroule sur le sol, se tenant inutilement la tête. Dans un dernier râle, il meurt.
Mon maitre écarte le corps de l’homme de son chemin d’un coup de pied puissant, il se rapproche vivement de moi.
-Aoi, commence-t-il, ce…cet homme voulait te ramener à ton père…
   Je lève vers lui un regarde vitreux, je n’arrive pas à me résoudre au fait d’avoir tué un homme, ni au fait d’avoir un père. Je secoue la tête.
-Non…Non! Ce n’est pas vrai! Je n’ai pas de père, tu le sais bien!
   Il me regarde, d’un air gentil, un air qui dit « je te comprends, je te pardonne », l’air qu’il utilisait autrefois lorsque je me trompais, mais, là, il ne me comprend pas. Il ne le peut pas.
-Tu ne peux pas me comprendre, hurlé-je tandis que des larmes perlent à mes yeux, tu ne peux pas, tu ne pourras jamais!
   Je baisse la tête, laissant les larmes couler, un flot de tristesse si puissant, que j’avais longtemps empêché de couler. Le regard de mon maitre devient dur, tandis qu’il me regarde pleurer. «L’amour construit de grandes choses, la tristesse en détruit bien d’autres » cette phrase là, il me la rabâchait tellement souvent que, pour moi, c’était devenu la réalité. Mais là, je mesure enfin à quel point je me trompais. Dans ma fureur, je revins au vouvoiement, après tout, il semble que je m’étais bien trompée sur son compte.
-Vous…Vous disiez vouloir me protéger de mon père, mais en fait, entre lui et vous, il n’y a aucune différence!
   Je reprends mon souffle, ne croyant pas à ce qui vient de se dérouler, mais je me reprends. Et rapidement, fermement, je me dirige vers l’endroit par lequel Lou Ho est parti il y a quelques minutes de cela. J’attrape fébrilement la corde, adresse un salut sec et ironique à celui qui était mon maitre et je me balance par le balcon. Il n’essaie pas de me retenir, il m’encourage même à partir en dirigeant la main vers la sortie, m’indiquant qu’il veut que je m’en aille.
   Je m’élance, la corde me brûle les mains tandis que je tente d’arriver correctement sur la falaise. Je balance mes pieds dans le vide, l’une de mes sandales en tombe, je retiens un râle de frustration; beaucoup moins facile de courir avec seulement une chaussure. J’arrive enfin sur le bord de la falaise, je jette un rapide coup d’œil dans le précipice, pas de moyens pour récupérer ma sandale. Rageusement, j’enlève l’autre pour la laisser tomber. Je me mets à courir, les pierres m’entaillent les pieds, le sang qui s’échappe des coupures laisse derrière moi une piste visible, je ne fais pas attention, je cherche seulement à trouver un itinéraire pour me rendre…mais pour me rendre où, déjà?
   Derrière moi, le spectacle de mon ancienne vie disparait, je m’efforce de l’oublier. Mes pieds qui, auparavant martelaient les pierres foulent maintenant l’herbe de la forêt, j’ignore où je me trouve, j’ignore qui je suis, j’ignore où je vais, j’ignore tout. Le sol redevient froid, je le sens se dérober sous mes pieds, je tombe. Lorsque je me réveille, ma tête me lance, je porte fébrilement une main à mon crâne. Quand je la porte à mes yeux, l’odeur et la vue du sang me font tressaillir. Une silhouette court devant moi, le dos tourné. Lou Ho !

------------------------------------------ 
 
   Lou Ho se hâte, il doit sauver le pays du brouillard, il doit trouver le maitre, celui qui vit par delà les montagnes. Son habit lui  pèse, des mèches de cheveux retombent sur son visage, l’aveuglant à moitié. Derrière lui, des branches cassent, un son rauque se distingue du souffle du vent, des projections de terre foulées atteignent ses jambes. Il se retourne, en alerte. Une ombre rouge se déplace, disparaissant de son champ de vision. Il plisse les yeux, cherchant à distinguer tout ce qui paraît anormal. Il sent que son habit de soie se fait tirer en arrière, il tire rapidement sa lame du fourreau, s’apprêtant à taillader tout ce qui aurait pu mettre en danger l’aboutissement de sa mission. Il s’arrête net.    Je me trouve devant lui, jeune fille aux longs cheveux d’un blanc pur, masquant presque entièrement des yeux gris que je sais jolis, un vêtement marron, sale, taché de sang. Mes lèvres sont boursoufflées, mes yeux, d’où parlent des larmes sont injectés de sang, une plaie court du haut de ma pommette au menton. Lou Ho s’étonne.
-Made…mademoiselle ? Que faites-vous ici ? Le maître est censé vous protéger…est il…mort ? couine-t-il, d’une voix hachée, qui bute sur le dernier mot.
Je lui adresse un sourire légèrement vacillant.
-Non, il n’est pas mort, je me suis enfuie.
Devant son air déstabilisé, je souris de plus belle. Je m’adresse à lui, espérant pouvoir l’aider.
-Alors, puis je t’aider à sauver le pays de la brume, Lou Ho ?
Il ne me répond pas, il me regarde sans me voir, ses yeux sont vitreux, il vacille. Je hurle.
-Lou Ho ! Lou Ho ! Ce n’est pas le moment de jouer, arrête!
   Ses yeux papillonnent, ses lèvres remuent, mais aucun son ne s’échappe de sa bouche, il essaie de tousser, du sang m’éclabousse. D’un revers de manche, je m’essuie. Il s’écroule bruyamment, Ses yeux se révulsent. Un dernier filet de sang sort de sa bouche. Il tente de lever le bras, mais celui-ci ne bouge pas. Le serviteur meurt sous mes yeux ébahis.
Je tends lentement la main vers sa sacoche et prends la lettre.
 « Maitre Goku,
J’espère que vous allez bien et que vous allez pouvoir sauver ce pays du brouillard. Vous avez ma permission, si jamais, pour cela, vous avez besoin de tuer la fille aux cheveux blancs, Aoi, la jeune fille qui réalisera la prophétie.
Bien amicalement et au plaisir de vous revoir,

Maitre  Yochijiro. »           
 
   La nausée me gagne, je chiffonne la lettre sans prendre gare au sang qui l’a teintée de rouge. Mon ancien maitre, a donné à un homme l’autorisation de me tuer ! Je n’en reviens pas, je ne sais pas quoi faire, ni où aller. Je dois sauver ma peau, et vite. Je frissonne, le simple  fait de lire cette lettre m’a donné froid. Je déniche quelques morceaux de bois. Après quatre ou cinq essais infructueux, j’aperçois enfin une braise. Au bout de quelques minutes, je peux enfin me réchauffer avec la chaleur des flammes.    Le feu rougeoie, créant un abri tiède. Je commence à m’assoupir mais une odeur de brûlé me réveille. Je regarde mon haut gagné par les flammes, j’arrache la manche droite qui est en train de brûler. Les flammes commencent à s’éteindre, je ne trouve rien pour rallumer le feu. Un coup de vent balaye la lettre et la dépose au centre des braises.    Des silhouettes y dansent, je regarde quelques instants ce spectacle, émerveillée. Tout à coup, je comprends, le feu me donne la solution pour que le pays soit sauvé. Enfin ! Je me penche, impavide sur la scène qui se répète en boucle. Lorsque je comprends. Tout à coup, c’est nettement moins drôle. Je…dois me tuer? Je suis la courbe de la falaise du regard, l’odeur de la mer m’envahit, le cri des oiseaux aussi. Je m’approche du bord du précipice. Une bonne cinquantaine de mètres séparent de l’eau l’endroit où je suis. Agir sans réfléchir. Sinon, je ne trouverai pas le courage, je saute. Je tombe comme une pierre. « Sois rapide ou sois morte » ? Là, je suis très rapide et je vais bientôt être morte. L’eau se rapproche à toute allure. J’ai peut- être fait une erreur, j’aurai surement du réfléchir quand même un peu… Mon corps s’enfonce bruyamment dans l’eau. La brume se rétracte puis disparait.
Un cri retenti.
« -Coupé ! C’était parfait ! Vous pouvez y aller. »
Je sors la tête de l’eau, et je la secoue. Quelques gouttes tombent de mes cheveux teints en blanc. Je souris. Le tournage est fini, je vais enfin pouvoir rentrer chez moi…
 
 
_________________


Dernière édition par Aoi le Mar 28 Fév - 19:04 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 27 Fév - 11:52 (2012)    Sujet du message: Publicité

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sebast20
Plume virevoltante

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MessagePosté le: Mar 28 Fév - 18:33 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

Salut Aoi^^

Alors que dire...
Bah rien en faites ^^" Désolé de te dire ça, mais je ne peux faire aucune critique sur un texte comme cela, car je ne trouve rien. Ton style d'écriture est toujours aussi bien, les actions s'enchainent facilement, les scènes sont faciles à imaginer et surtout la ... CHUTE Warrgh..
Cela m'a vraiment surpris ^^
En tout cas comme d'habitude, je n'ai pas vu les lignes passer.
La seule chose que je n'ai pas compris (eh oui encore ^^') c'est : « Sois rapide ou sois morte ».
Si tu pourrais m'éclairer sur cela^^

En tout cas je te dis bravo ! Yeah!
J'ai hâte de voir d'autres textes.
Bonne fin de journée !
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Aoi
Plume virevoltante

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MessagePosté le: Mar 28 Fév - 19:10 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

Quand même...ça m'étonnerait qu'il n'y ai rien, comme erreurs!
Enfin, merci quand même, ça fait plaisir une critique même si, si Ellia décide de passer par là, je vais me faire démolir.
Pour le "sois rapide ou sois morte" ça veut dire que...en fait, j'en sais rien, il me fallait juste un bout de phrase en plus, j'ai rajouté ça et ma prof n'a pas été gênée.


Merci encore et bonne soirée!
_________________
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Jikkyo
Petite plume

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MessagePosté le: Ven 2 Mar - 00:20 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

Comme promis une critique


Bon tout d'abord ce qui m'a choqué c'est le passage a la 1ere personne mais on n'en déjà parler et ça t'était imposé alors oublions l'incipit et concentrons nous sur ta production.


Certaines phrases peuvent être séparées en deux pour alléger un peu la lecture :


«Lorsqu’il se relève, il regarde rapidement vers la fenêtre, son regard encore vif malgré son âge avancé lui permet de distinguer un serpent longeant l’abri d’en face, et quelques ponts dont les cordes ne relient plus les deux rives.»


==> Lorsqu'il se relève, il regarde rapidement vers la fenêtre. Patati patata.


Pour le passage suivant je trouve qu'il serait mieux de faire la descriptions physique puis de parler de sa tenue vestimentaire.


«Un homme de haute stature entre, ses longs cheveux noirs et gras reliés en une queue de cheval stricte, un habit noir, des ongles longs, de petits yeux où je vois seulement la soif de puissance, des dents cassées, noircies. Des lèvres blanches qui s’étirent en un sourire malfaisant.»


==> Un homme de haute stature entre, ses longs cheveux noirs et gras sont reliés en une queue de cheval (stricte), ses petits yeux reflètent sa soif de puissance et ses lèvres blanches qui s'étirent en un sourire malfaisant dévoilent des dents cassées, noircies. Il porte/arbore nanananana.


Ça te permet de fournir une descriptions vestimentaires et moi j'adore les descriptions ^^. Et satané-mercredi je viens de vois que dans la phrase d'avant y'a aussi «ses yeux» alors peut-être mettre «son regard» mais je sais pas si ça se dit «Sous son regard» donc à voir. A la limite la répétitions ne se remarque pas trop après quelques lectures mais bon.


Entre les deux phrases tu peux mettre un truc du genre :


==> Son visage (buriné) porte les marques de nombreuse batailles et une longue balafre lui barre la joue.


C'est qu'une idée. Pour moi je trouve que ça permet de finir la descriptions du visage en prenant du recul. Pour passer la à la descriptions vestimentaire ( je me répète ) tu peux commencer par parler du collier présent autour de son coup ou de boucles d'oreilles histoire de faire la transition visage/corps mais ça aussi c'est qu'une idée.
Rien que je ne reproche à ton texte qui est déjà complet mais je pense qu'on peut toujours rajouter quelques éléments qui permettent de mieux rentrer dans l'univers ou dans ce cas-là dans la pièce elle-même.


«Tout en lui est terrifiant, mais, ce qui attire le plus mon œil dès le moment où il entre dans la pièce est un tatouage dans la nuque.
Le même qui me court sur le corps.»


==> … mais ce qui attire le plus mon attention dès le moment où il franchit le seuil de la pièce est un tatouage présent sur sa nuque. Le même qui parcourt mon corps.


J'explique mes changements :


Tu parle beaucoup des yeux et des verbes de «regard» (verbe de regard... désolé je savait pas quoi dire pour généralisé...) alors je trouvais mieux de changer un peu.
Ta déjà dis entrer plus haut donc même si ça remarquera pas trop la répétition je préfère qu'il n'y en est pas.
Je trouve ça bizarre «dans la nuque» donc voilà ._.
Même chose juste question de feeling donc c'est purement arbitraire.


«Le vieil homme, celui qui m’a élevée, ne salue pas l’autre, il se contente de rester là, impassible, défiant l’intrus du regard. Celui-ci ouvre la bouche, tousse une ou deux fois pour faire sortir la fumée de ses bronches et s’adresse au vieux maître.»


==> le vieil homme qui m'a élevée ne salut pas l'autre... patati patata... et s'adresse à mon mentor.


Explication : Y'a qu'un seul vioque ici alors pas la peine de dire «celui» enfin je trouve.
On parle de vieux partout alors j'ai mis «mon mentor» ça reprend l'idée de maître et on sait déjà qu'il est plus très jeune ^^.


«Le maître fait un discret signe dans ma direction pour me faire comprendre qu’il ne fut pas que je me montre, celui que nous avions établi, longtemps auparavant. Ce signal, je le connais depuis que j’ai cinq ans.»


Bon bah «fut» a corriger petite erreur inattention.
J'aurais mis un point après montre.


==> ...montre. Ce signe nous l'avions(avons?) établi longtemps auparavant à l'age de mes cinq ans.


«Il dégaine lentement une arme, faisait grincer l’acier et le métal.»


Erreur d'inattention «faisant».


«Il est tellement occupé à mentir qu’il ne fait pas attention au bruit de mes pieds nus qui se déplacent avec un bruit léger sur le sol.»


Répétition de bruit et le deuxième ne sert à rien. Tu peux mettre «au léger bruit de mes pieds nus sur le sol». Tu peux préciser le matériau du sol aussi.


«Il ne remarque pas non plus lorsque je me glisse jusqu'à la table, et que je récupère le bol de thé. Quand, enfin, je me glisse derrière lui, la terreur, l’incertitude m’envahit, mais je ferme les yeux dessus, si je ne le tue pas, le pays sombrera.»


==> Il ne me remarque...
Répétition de «glisse». Tu peux remplacer par «faufile» ?
==> la terreur et l’incertitude m'envahissent,...
«Mais je ferme les yeux dessus» ? Je trouve cette phrase bizarre.
==> «mais je reprends mes esprits» ?


«Je baisse la tête, laissant les larmes couler, un flot de tristesse si puissant, que j’avais longtemps empêché de couler.»


Répétition de «couler».
Je mettrais un point après le premier couler.


==> ...couler. Ce (puissant) flot de tristesse que j'avais longtemps retenu se met finalement à déborder et à m'envahir. ( «m'envahissent» est séparé par beaucoup de texte donc on se rend pas compte de la répétition mais bon ).


«J’arrive enfin sur le bord de la falaise, je jette un rapide coup d’œil dans le précipice, pas de moyens pour récupérer ma sandale.»


La fin de la phrase est moche à lire.
==> … dans le précipice. Pas moyens de récupérer ma sandale.


«Je me trouve devant lui, jeune fille aux longs cheveux d’un blanc pur, masquant presque entièrement des yeux gris que je sais jolis, un vêtement marron, sale, taché de sang.»


Je trouve ce passage bizarre mais je sais pas quoi faire pour l'améliorer. A méditer.


«Bien amicalement et au plaisir de vous revoir,...»


Veuillez accepter très cher mes sincères salutations... Je croyais que c'était le bordel avec le brouillard ! C'est la panique mais le mec est sur de pouvoir revoir son ami ( au bistrot du coin ).
Je trouve ça bizarre.
Tu peux mettre :


==> Bien amicalement, en espérant vous revoir.


Si je dis de la satané-mercredi il faut me le dire surtout hein ^^'. Je m'emballe souvent pour rien...


«je peux enfin me réchauffer avec la chaleur des flammes.»


==> me réchauffer à la chaleur des flammes.


«Le feu rougeoie, créant un abri tiède.»


Bizarre ça aussi, je trouve pas comment le changer mais faut le changer. Je croit que c'est le mot «abris» qui me gène.


«Je me penche, impavide sur la scène»


Impavide... Je ne connaissais pas ce mot, merci !


J'aime pas la fin, ça fait pas très réaliste je trouve. Mais ça c'est question de goût.
Tu peux aussi préciser le moment de la journée car je crois avoir pas remarqué d'indices.
==> Malgré l'heure avancé de la journée, aucun rayons du soleil ne réussit à filtrer à travers l'épais brouillard d'un blanc laiteux.
Si tu veux que ça se passe en début d'après midi par exemple. Ca permet ,comme je l'ai déjà dit, au lecteur de pouvoir s'imaginer la scène dans les moindres détails.


Voilà j'ai finis !
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J'étais du bon coté du flingue, mais du mauvais coté de la pelle.
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mokham
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MessagePosté le: Ven 2 Mar - 11:29 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

Salut ^^
que dire de cette nouvelle, elle bien écrite, riche en détails, on imagine très bien les scènes et tu détail aussi bien les pensés de ton personnage principale.
alors comme je ne suis pas très fort en français il y a quelques mot que je n'est pas compris.

pour la chute, c'est une très bonne idée mais je pense que'elle mal exploité, tu aurai pu donner plus de détail à la fin( la scéne du tournage, par exemple, les personnages de cette histoire se réusisse et discute entre eux tout en se focalisant sur l'actrice qui joue le personnage " Aoi" et son comportement ) , bref, la, ça manquye de détaille et c'est très court se qui empéche de bien apprécier la fin.

Voila, ça était un plaisir de lire ton histoire, bonne chance pour tes projet Yeah!
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Amane :3
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MessagePosté le: Ven 2 Mar - 11:47 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

Bon, il est époustouflant ce texte ! *Q*
Mais j'appuie les remarques de Jiji :o


Bon bah Tchuus Aoi ~
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Aoi
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MessagePosté le: Ven 2 Mar - 11:53 (2012)    Sujet du message: Une petite nouvelle Répondre en citant

Merci!
Petite précision qui m'a bien fait rire: Ce que Jikkyo a corrigé, c'est ce que ma prof de français a corrigé!
Bye!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:20 (2016)    Sujet du message: Une petite nouvelle

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