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:: Moi? Je reviens tout le temps? ::

 
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A poursuivre?
Laisse tomber, vaut mieux... (celui qui met ça, j'le tue, c'est clair? è.é)
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La force est avec toi ! (continue, quoi)
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J'sais pas... relis toi, et on en reparlera plus tard
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Aoi
Plume virevoltante

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MessagePosté le: Dim 24 Juin - 18:54 (2012)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps? Répondre en citant

Bref, me voila avec une nouvelle histoire, un récit de science fiction, donc je galère un peu, c'est clair.

Chapitre 1.


Elle hurlait. Elle criait. Elle pleurait. Elle gémissait. Parfois, elle sanglotait. Elle regardait le brasier avec de grands yeux vides, qui prenaient trop de place dans son visage mince. A nouveau, elle poussa un cri, un son inarticulé, incompréhensible. Les larmes s'enchainaient sur ses joues, les creusant, faisant des sillons, toujours plus profonds. Lyoree tomba à genoux et tendit ses mains vers le ciel, lui offrant son visage dévasté par les ravages des années vécues dans l'horreur. Les flammes qui léchaient sa maison grandissaient, s'épanouissaient, montaient jusqu'au toit, et une odeur de brulé s'insinuait dans les narines de l'adolescente. Elle plaqua ses mains sur le sol de terre et y frappa sa tête avec force, hurlant des « non », désespérés face à la mort. Le feu se ravivait au contact du vent, et Lyo ne voulait pas -plus- y croire. Elle se releva, boxa sauvagement les airs, comme si elle cherchait à frapper, à atteindre un ennemi invisible. Elle ravala un sanglot et poursuivit sa lutte, sans se rendre compte, qu'en fait, c'était elle, qu'elle cherchait à atteindre, c'était à elle qu'elle en voulait.
C'était de sa faute.
Elle se réveilla en sueur, haletante. Elle s'épongea le front avec une serviette humide, puis la déposa au chevet de son lit. Pourquoi, chaque hiver, son subconscient lui faisait il faire le même rêve? Lyoree interrogea sa chambre :
-Quelle heure est-il, s'il te plait?
Une voix de synthèse lui répondit.
-Il est vingt-sept heures, et cinquante-sept minutes, mademoiselle.
L'adolescente soupira. Elle lui avait maintes et maintes fois répété de l'appeler par son prénom, mais jamais l'entité virtuelle n'acceptait.
-Merci, murmura-t-elle finalement.
Elle se leva, malgré l'heure avancée de la nuit, elle jeta un coup d'œil par sa fenêtre. Il y avait encore de la neige qui recouvrait le parc. Lyo sourit. Elle aimait la glace.
Elle fit quelques pas dans sa chambre, puis toucha le mur blanc de l'une de ses mains frêles. A nouveau, la jeune fille donna un ordre à voix haute :
-Miroir !
La fondation se brouilla, puis fut remplacée par ce qu'elle avait demandé. Son image lui fut renvoyée. Elle regarda ses cheveux argentés, si clairs qu'ils en paraissaient presque blancs, ses yeux d'un bleu turquoise, unique. Lyoree enregistra son poids avec une moue de dépit : encore trois kilos, et elle serait dans la norme. Elle sortit de sa chambre et alla dans la salle de bain. Elle insonorisa la pièce, et entra dans la douche. Elle aimait sentir l'eau chaude envelopper son corps, glisser sur ses cheveux. Elle lava sa chevelure si claire avec un shampoing doux, les rinça, et s'enveloppa dans un peignoir-éponge. Elle sortit du bac à eau puis commanda à l'entité électronique qui s'occupait d'elle de lui fournir des vêtements noirs. Elle attendit en se brossant les cheveux, puis en les séchant. Enfin, ses habits se matérialisèrent sur le lavabo. Elle les enfila et sourit en découvrant la veste en cuir neuve, ainsi que les Doc Martens qui s'accordaient parfaitement avec son slim déchiré. Elle se regarda une nouvelle fois dans le miroir d'un œil critique, déplorant ses cheveux argentés qui ne se fondaient pas assez avec son look de "rockeuse", ni avec ses virées nocturnes. Lyo ouvrit le hublot et siffla. Sa planche arriva docilement. L'adolescente fit ses lacets et grimpa. Un souffle de vent referma les fenêtres avec un bruit sourd, et la jeune fille partit, alors que la maison était endormie.
Elle reviendrait peu avant le matin.
Enfin, elle croyait.
Elle s'éloigna, et le vent qui soufflait s'engouffrait sous sa veste qu'elle laissait ouverte malgré le froid. Sa planche vira et à la jeune fille échappa un petit cri étonné: elle n'avait pas l'habitude du pilotage automatique. La neige tombait de plus en plus fort dans le crépuscule, et elle recouvrait maintenant la ville. Lyo sauta à bas de son machinvolantqueilfautquejetrouveunsynonyme et atterrit souplement avec une roulade sur le sol enneigé. Elle se releva et épousseta ses vêtements. Finalement, la vue des ruines lui arracha un sourire franc. Elle allait pouvoir passer la nuit à crapahuter, puisqu'elle ne pouvait pas dormir. Elle s'élança. Elle se noya dans l'ivresse de la course, et arriva enfin en vue de la grille. Elle leva son regard sur les pics d'où jaillissaient parfois des lueurs bleues. Encore un sourire éclaira le visage de l'adolescente : si jamais elle était touchée, ne serait-ce qu'une seule fois par la lumière, elle mourrait. Mais que valait la vie, sans adrénaline? Lyoree ne prit même pas le temps de répondre à cette simple question qu'elle s'était elle même posée. Elle remonta sur sa planche qui l'avait suivie, et s'éleva dans les airs, restant vers le grillage. Quand elle fut presqu'au dessus, les batteries furent comme coupées, et Lyo tomba.
Elle tomba droit sur la mort.
Sa planche s'encastra dans le sol avec un bruit de casse, et le corps de l'adolescente s'empala sur les pics, traversés par les lumières d'un bleu électrique. Le sang gouttait sur le grillage, et tachait la neige d'un voile de soie vermeil.
Lyoree Darvore était morte.
La neige arrêta de tomber, comme compréhensive. Mais en fait, elle arrêtait pour recommencer de plus belle. Au matin, la dépouille de Lyo n'avait pas bougé, si ce n'était qu'elle s'était légèrement plus enfoncée dans l'acier. Le signalement de la disparition de la jeune fille s'était rependu comme une trainée de poudre, et tout le village était au courant. A vrai dire, avant même les premières lueurs de l'aube, son corps fut retrouvé par quelqu'un qu'elle aimait énormément. Sa petite sœur.
Loreley s'avança en titubant. Elle l'avait suivie. Elle avait suivit son modèle, son idole à travers sa course folle, elle l'avait vu mourir. Mourir! Sa sœur, sa grande sœur, qu'elle aimait tant. Morte. Elle était morte ! Les larmes s'étaient frayé des chemins sur ses joues toute la nuit, ses gémissements avaient couvert, pendant longtemps, le bruit de la brise. Mais, dès que le jour se fut levé, elle avait bondit sur ses jambes, ne tenant plus l'immobilité.
-Lyoreeeeeee !
Son cri avait fendu le silence qui régnait maintenant en maitre sur cette partie de la Vallée. Elle se mit à courir, elle s'accrocha à la grille, alors que les mêmes éclairs qui avaient tué sa sœur la parcouraient. Elle secouait le grillage avec force, insensible à la douleur. Le métal entrait dans ses doigts fins, les perçait.
-Lyoooooo ! Pourquoi? Pourquoi ça ne me fait rien, à moi ?! Pourquoi est ce que je ne te rejoins pas ? C'est pas juste, Lyoree. Tu me laisses encore derrière, quand comprendras-tu enfin que je peux te suivre, n'importe où que tu ailles ? Laisse-moi venir avec toi, Lyo. Laisse-moi faire enfin ce que je veux !
Sa voix se brisa, et ce ne fut plus qu'un murmure lorsqu'elle reprit:
-Laisse moi mourir…
Elle entendit un bruit derrière elle, mais ne se retourna pas. Elle serra plus fort encore la grille, ne comprenant pas pourquoi elle ne suivait pas sa sœur dans son trépas. Alors que c'était si simple : Lyoree n'était pas dans la norme du poids, alors que Loreley, si. L'électricité ne servait qu'à tuer les mendiants, les pauvres, pour s'en débarrasser. Seuls eux étaient censés être trop maigres, mais l'adolescente n'était pas censée, jamais elle ne respectait les normes, et c'était ce qui l'avait perdue. Une sirène d'ambulance se déclencha et un cri échappa à l'enfant. Elle arracha douloureusement les picots de ses mains et se précipita vers l'aérhopital. Des hommes et des femmes en sortirent, un sourire qui se devait rassurant au bord des lèvres. Mais Loreley n'y croyait pas.
-Sauvez là, s'il vous plait, bredouilla-t-elle doucement.
-Lyoree !
Un cri de femme. L'enfant se retourna. C’était sa mère. Elle accourait vers eux, et des larmes perlaient à ses yeux. Leur mère, la femme la plus influente, la plus insensible, pleurait sur une chose aussi banale que la mort de sa fille ainée. C'était... désolant. Les médecins descendirent le corps de l’adolescente du grillage, et le posèrent sur le sol. Les deux parentes se jetèrent face à la dépouille de Lyoree, et sa mère attrapa sa veste en cuir pour la secouer avec force, tachant ses mains de sang, relevant la tête de sa fille dans son désespoir. Elle sentit une main s’appuyer sur son épaule et se retourna, furieuse.
-Vous l’avez tuée, éructa-t-elle. Sales monstres, vous l’avez tuée ! C’est à cause de vous qu’elle est morte, de vous et de votre politique stupide ! Si vous … Si vous ne la…
Elle n’eut pas le temps de finir sa tirade, que, surpris par la véhémence de ses propos, on lui avait administré un sédatif. Elle s’écroula à son tour, mais son cœur battait encore en sa poitrine qui se soulevait lentement. Loreley cria.
-Mais qu’est ce qu’ils ont tous à crier ? bougonna quelqu’un. Il y a des gens qui meurent tous les jours, c’est pas si grave, et puis on se retrouve tous à un moment ou à un autre.
L’enfant se releva, ses cheveux volant alors dans le vent, lui donnant un air grave. Elle leva son visage désabusé vers le ciel. Une larme glissa sur sa joue, suivie par un torrent dévastateur. Elle poussa un hurlement et ses talons décolèrent du sol. Elle se mit à irradier, comme un soleil, éclairé de l’intérieur. Elle se mit à léviter, et son menton se renversa en arrière, son cri se répercutant dans la forêt sombre, à peine éclairée par l’aurore du jour. Ses yeux se révulsèrent presque totalement. Et ses mains s’illuminèrent d’un feu noir, vengeur. La neige reprit de plus belle, contrastant avec la rage, la tristesse inhumaine qui émanait de Loreley.
-Et satané-mercredi, murmura une voix, elle tient de sa mère.
Puis, doucement, elle commença à s’éteindre, à mesure que le bruit de ses pleurs emplissait le bois. Sa bouche était ouverte, mais plus aucun son n’en sortait. Elle redescendit progressivement, ses cheveux masquant presque son visage. Mais, brutalement, son corps s’arqua, et une gerbe de sang fut expulsée hors de sa bouche.
-Arrête ça, petite ! cria une femme. Tu vas te tuer !
Mais l’enfant devenait sourde aux suppliques des ambulanciers. Elle était censée tenir de sa mère, la femme la plus puissante, la plus influente ? C’est ce qu’on allait voir. Elle concentra son pouvoir, sa rancœur, elle rassembla tout, le canalisa. Elle brandit les poings vers le ciel, et dans son dernier hurlement, elle lâcha tout.
Ce qui s’ensuivit fut simple à décrire. L’aérhopital explosa littéralement, ainsi que la moitié de la forêt. Les médecins se couvrirent inutilement la tête de leurs bras, dans un mouvement presque synchro. Les larmes coulaient sur les joues de l’enfant. Mais plus seulement des larmes de tristesse. Loreley venait de perdre son enfance. Pire ; elle avait perdu son innocence. Brusquement, elle retomba, comme une fleur coupée, qui se fanerait, qui dépérirait au contact de l’air froid, elle se posa sur le sol, ses cheveux cuivrés faisant comme une couronne de bronze autour de son visage désormais blafard. Un homme s’approcha, et prit le pouls de la petite fille.
-Mais ils sont fous dans cette famille, lâcha-t-il.
Quelques mouvements de tête approbateurs lui répondirent.
-Il faut les comprendre, murmura néanmoins une jeune femme. On a beau se retrouver après la mort, c’est dur de perdre sa fille ou sa sœur.
Les regards se braquèrent vers elle.
-Qu’est ce que t’en sais, toi ? Et depuis quand tu défends les riches ?
-Depuis que c’est eux qui dirigent ma vie, répliqua l’infirmière, et qu’ils peuvent nous tuer d’un claquement de doigts !
La suite de l’échange se perdit dans un brouhaha argumenté, mais, au final, ils embarquèrent les corps, et se dirigèrent vers l’hopital.





Boui, m'suis pas relue... et c'p'tetre un peu court pour un chapitre, mais bon, y en a pour seulement 3pages word....
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MessagePosté le: Dim 24 Juin - 18:54 (2012)    Sujet du message: Publicité

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ellia
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MessagePosté le: Lun 25 Juin - 09:20 (2012)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps? Répondre en citant

Hop, je passe. Il y a encore quelques petites choses à dire, mais plus grand chose.

Citation:
Elle regardait le brasier avec de grands yeux vides

Elle aurait les yeux vides si elle était vide de tout sentiment. Or on ne hurle pas quand on est vide de tout sentiment.

Citation:
et Lyo ne voulait pas -plus- y croire.

    et Lyo ne voulait pas -ne voulait plus- y croire.


Citation:
-Il est vingt-sept heures, et cinquante-sept minutes, mademoiselle.

Compte tenu de la tournure que prennent les évènements, je pense que d'ici à quelques années, les féministes auront réussi à bannir totalement le "mademoiselle" au profit d'un "madame" pour tout le monde. A cogiter...

Citation:
La fondation se brouilla, puis fut remplacée par ce qu'elle avait demandé.

Cette phrase là n'est pas terrible. Fondation sonne comme "mur" qu'on aurait tapé dans un dictionnaire de synonyme pour trouve un remplaçant. Ici, le mur n'est pas à prendre dans les sens "soutient la maison" mais dans le sens "est plat et vertical". Tu peux mettre surface à la place. Et "ce qu'elle avait demandé" n'est pas joli non plus. Dis... je ne sais pas, que le mur devient réfléchissant, quelque chose comme ça.

Citation:
ses yeux d'un bleu turquoise, unique

Vire la virgule. C'est apparemment le bleu qui est unique, et non les yeux, alors il ne faut pas mettre de virgule.

Citation:
encore trois kilos, et elle serait dans la norme

Grâce aux indices que tu laisses ça et là, on devine qu'elle est trop maigre, chose qui est confirmé dans la suite du texte. Mais profite de cette phrase pour mentionner qu'elle doit prendre t non perdre trois kilos.

Citation:
Enfin, elle croyait.

Si tu mets ça comme ça, cela veut dire que c'est elle qui n'est pas sure de rentrer, alors qu'en fait, c'est un indice que tu mets pour le lecteur.
    Du moins le croyait-elle.
    Enfin, elle le croyait.


Citation:
Elle s'éloigna, et le vent qui soufflait s'engouffrait sous sa veste qu'elle laissait ouverte malgré le froid.

Dans la suite des actions, comme tu as mis un passé simple à "s'éloigner", il en faut un à "s'engouffrer".

Citation:
Sa planche vira et à la jeune fille échappa un petit cri étonné:

On n'échappe pas quelque chose. On laisse s'échapper, ou quelque chose s'échappe.

Citation:
La neige tombait de plus en plus fort dans le crépuscule,

Le crépuscule? J'avais pas lu "l'heure avancé de la nuit"? Attend, mais il est quelle heure au juste? Vingt-sept heures et des... D'accord. Pourquoi pas ^^"

Citation:
machinvolantqueilfautquejetrouveunsynonyme

Surf?
Véhicule?
Planeur?
SkateFly?

Citation:
Quand elle fut presqu'au dessus, les batteries furent comme coupées, et Lyo tomba.

Faut refaire cette phrase. Comme tu avais parlé de la grille en dernier, et qu'il y a de l’électricité dedans, j'ai cru que tu parlais des batteries de la barrière et non de la planche. Tu peux juste dire que sa planche s'arrête brutalement.

Citation:
Le sang gouttait sur le grillage, et tachait la neige d'un voile de soie vermeil.

    Son sang gouttait sur le grillage, et tachait la neige d'un voile de soie vermeil.


Citation:
La neige arrêta de tomber, comme compréhensive.

C'est moche, "comme compréhensive". Tu peux mettre, "comme si le monde avait suspendu son souffle", "comme si le temps s'était arrêté en même temps que le cœur de la jeune fille", ceci cela.

Citation:
son corps fut retrouvé par quelqu'un qu'elle aimait énormément. Sa petite sœur.

    son corps fut retrouvé par quelqu'un qui l'aimait énormément. Sa petite sœur.

Comme ça, c'est encore plus horrible.

Citation:
son modèle, son idole à travers sa course folle

    son modèle, son idole, à travers sa course folle


Citation:
Leur mère, la femme la plus influente, la plus insensible

La plus influente, le plus insensible de quoi? Du village, de la région, du pays?

Citation:
Les deux parentes se jetèrent

Trop froid, lointain, distant.
    Mère et fille se jetèrent


Citation:
éclairé de l’intérieur

    éclairée de l’intérieur



Voilà voilà. C'est très bien tout ça...
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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 10:33 (2012)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps? Répondre en citant

Merci, Ellia. J'ai corrigé.
Chapitre 1
 
Elle hurlait. Elle criait. Elle pleurait. Elle gémissait. Parfois, elle sanglotait. Elle regardait le brasier avec de grands yeux ternes, qui prenaient trop de place dans son visage mince. A nouveau, elle poussa un cri, un son inarticulé, incompréhensible. Les larmes s'enchainaient sur ses joues, les creusant, faisant des sillons, toujours plus profonds. Lyoree tomba à genoux et tendit ses mains vers le ciel, lui offrant son visage dévasté par les ravages des années vécues dans l'horreur. Les flammes qui léchaient sa maison grandissaient, s'épanouissaient, montaient jusqu'au toit, et une odeur de brulé s'insinuait dans les narines de l'adolescente. Elle plaqua ses mains sur le sol de terre et y frappa sa tête avec force, hurlant des « non », désespérés face à la mort. Le feu se ravivait au contact du vent, et Lyo ne voulait pas – ne voulait plus - y croire. Elle se releva, boxa sauvagement les airs, comme si elle cherchait à frapper, à atteindre un ennemi invisible. Elle ravala un sanglot et poursuivit sa lutte, sans se rendre compte, qu'en fait, c'était elle, qu'elle cherchait à atteindre, c'était à elle qu'elle en voulait. 
C'était de sa faute.
Elle se réveilla en sueur, haletante. Elle s'épongea le front avec une serviette humide, puis la déposa au chevet de son lit. Pourquoi, chaque hiver, son subconscient lui faisait il faire le même rêve? Lyoree interrogea sa chambre :
-Quelle heure est-il, s'il te plait?
Une voix de synthèse lui répondit.
-Il est vingt-sept heures, et cinquante-sept minutes, mademoiselle.
L'adolescente soupira. Elle lui avait maintes et maintes fois répété de l'appeler par son prénom, mais jamais l'entité virtuelle n'acceptait.
-Merci, murmura-t-elle finalement.
Elle se leva, malgré l'heure avancée de la nuit, elle jeta un coup d'œil par sa fenêtre. Il y avait encore de la neige qui recouvrait le parc. Lyo sourit. Elle aimait la glace.
Elle fit quelques pas dans sa chambre, puis toucha le mur blanc de l'une de ses mains frêles. A nouveau, la jeune fille donna un ordre à voix haute :
-Miroir !
La surface lisse se brouilla, et le mur devint réfléchissant. Son image lui fut renvoyée. Elle regarda ses cheveux argentés, si clairs qu'ils en paraissaient presque blancs, ses yeux d'un bleu turquoise unique. Lyoree enregistra son poids avec une moue de dépit : si elle prenait encore trois kilos, elle serait dans la norme. Elle sortit de sa chambre et alla dans la salle de bain. Elle insonorisa la pièce, et entra dans la douche. Elle aimait sentir l'eau chaude envelopper son corps, glisser sur ses cheveux. Elle lava sa chevelure claire avec un shampoing doux, les rinça, et s'enveloppa dans un peignoir-éponge. Elle sortit du bac à eau puis commanda à l'entité électronique qui s'occupait d'elle de lui fournir des vêtements noirs. Elle attendit en se brossant les cheveux, puis en les séchant. Enfin, ses habits se matérialisèrent sur le lavabo. Elle les enfila et sourit en découvrant la veste en cuir neuve, ainsi que les Doc Martens qui s'accordaient parfaitement avec son slim déchiré. Elle se regarda une nouvelle fois dans le miroir d'un œil critique, déplorant ses cheveux argentés qui ne se fondaient pas assez avec son look de "rockeuse", ni avec ses virées nocturnes. Lyo ouvrit le hublot et siffla. Sa planche, appelée plus communément SkateFly, arriva docilement. L'adolescente fit ses lacets et grimpa. Un souffle de vent referma les fenêtres avec un bruit sourd, et la jeune fille partit, alors que la maison était endormie.
Elle reviendrait peu avant le matin.
Enfin, elle le croyait.
Elle s'éloigna, et le vent qui soufflait s'engouffra sous sa veste qu'elle laissait ouverte malgré le froid. Sa planche vira et la jeune fille laissa s’échapper un petit cri étonné : elle n'avait pas l'habitude du pilotage automatique. Le paysage hivernal défilait à grande allure, mais sous le clair de lune, la jeune fille distinguait clairement la cime des arbres qui caressaient le ciel de leurs belles branches feuillues. La neige tombait de plus en plus fort dans le crépuscule, et elle recouvrait maintenant la ville. Lyo sauta à bas de son SkateFly et atterrit souplement avec une roulade sur le sol enneigé. Elle se releva et épousseta ses vêtements. Finalement, la vue des ruines lui arracha un sourire franc. Elle allait pouvoir passer la nuit à crapahuter, puisqu'elle ne pouvait pas dormir. Elle s'élança. Elle se noya dans l'ivresse de la course, et arriva enfin en vue de la grille. Elle leva son regard sur les pics d'où jaillissaient parfois des lueurs bleues. Encore un sourire éclaira le visage de l'adolescente : si jamais elle était touchée, ne serait-ce qu'une seule fois par la lumière, elle mourrait. Mais que valait la vie, sans adrénaline? Lyoree ne prit même pas le temps de répondre à cette simple question qu'elle s'était elle même posée. Elle remonta sur sa planche qui l'avait suivie, et s'éleva dans les airs, restant vers le grillage. Quand elle fut presqu'au dessus, les batteries de son SkateFly furent comme coupées, et Lyo tomba. 
Elle tomba droit sur la mort.
Sa planche s'encastra dans le sol avec un bruit de casse, et le corps de l'adolescente s'empala sur les pics, traversés par les lumières d'un bleu électrique. Son sang gouttait sur le grillage, et tachait la neige d'un voile de soie vermeil. 
Lyoree Sayann était morte.
La neige arrêta de tomber, comme si le temps s’était figé en même temps que le cœur de la jeune fille. Mais en fait, elle arrêtait pour recommencer de plus belle. Au matin, la dépouille de Lyo n'avait pas bougé, si ce n'était qu'elle s'était légèrement plus enfoncée dans l'acier. Le signalement de la disparition de la jeune fille s'était rependu comme une trainée de poudre, et tout le village était au courant. A vrai dire, avant même les premières lueurs de l'aube, son corps fut retrouvé par quelqu'un qui l’aimait énormément. Sa petite sœur.
Loreley s'avança en titubant. Elle l'avait suivie. Elle avait suivit son modèle, son idole, à travers sa course folle, elle l'avait vu mourir. Mourir! Sa sœur, sa grande sœur, qu'elle aimait tant. Morte. Elle était morte ! Les larmes s'étaient frayé des chemins sur ses joues toute la nuit, ses gémissements avaient couvert, pendant longtemps, le bruit de la brise. Mais, dès que le jour se fut levé, elle avait bondit sur ses jambes, ne tenant plus l'immobilité. 
-Lyoreeeeeee !
Son cri avait fendu le silence qui régnait maintenant en maitre sur cette partie de la Vallée. Elle se mit à courir, elle s'accrocha à la grille, alors que les mêmes éclairs qui avaient tué sa sœur la parcouraient. Elle secouait le grillage avec force, insensible à la douleur. Le métal entrait dans ses doigts fins, les perçait. 
-Lyoooooo ! Pourquoi? Pourquoi ça ne me fait rien, à moi ?! Pourquoi est ce que je ne te rejoins pas ? C'est pas juste, Lyoree. Tu me laisses encore derrière, quand comprendras-tu enfin que je peux te suivre, n'importe où que tu ailles ? Laisse-moi venir avec toi, Lyo. Laisse-moi faire enfin ce que je veux !
Sa voix se brisa, et ce ne fut plus qu'un murmure lorsqu'elle reprit:
-Laisse moi mourir…
Elle entendit un bruit derrière elle, mais ne se retourna pas. Elle serra plus fort encore la grille, ne comprenant pas pourquoi elle ne suivait pas sa sœur dans son trépas. Alors que c'était si simple : Lyoree n'était pas dans la norme du poids, alors que Loreley, si. L'électricité ne servait qu'à tuer les mendiants, les pauvres, pour s'en débarrasser. Seuls eux étaient censés être trop maigres, mais l'adolescente n'était pas censée, jamais elle ne respectait les normes, et c'était ce qui l'avait perdue. Une sirène d'ambulance se déclencha et un cri échappa à l'enfant. Elle arracha douloureusement les picots de ses mains et se précipita vers l'aérhopital. Des hommes et des femmes en sortirent, un sourire qui se devait rassurant au bord des lèvres. Mais Loreley n'y croyait pas.
-Sauvez là, s'il vous plait, bredouilla-t-elle doucement.
-Lyoree ! 
Un cri de femme. L'enfant se retourna. C’était sa mère. Elle accourait vers eux, et des larmes perlaient à ses yeux. Leur mère, la femme la plus influente, la plus insensible du pays, pleurait sur une chose aussi banale que la mort de sa fille ainée. C'était... désolant. Les médecins descendirent le corps de l’adolescente du grillage, et le posèrent sur le sol. Mère et fille se jetèrent face à la dépouille de Lyoree, et sa mère attrapa sa veste en cuir pour la secouer avec force, tachant ses mains de sang, relevant la tête de l’adolescente dans son désespoir. Elle sentit une main s’appuyer sur son épaule et se retourna, furieuse.
-Vous l’avez tuée, éructa-t-elle. Sales monstres, vous l’avez tuée ! C’est à cause de vous qu’elle est morte, de vous et de votre politique stupide ! Si vous … Si vous ne la…
Elle n’eut pas le temps de finir sa tirade, que, surpris par la véhémence de ses propos, on lui avait administré un sédatif.  Elle s’écroula à son tour, mais son cœur battait encore en sa poitrine qui se soulevait lentement. Loreley cria.
-Mais qu’est ce qu’ils ont tous à crier ? bougonna quelqu’un. Il y a des gens qui meurent tous les jours, c’est pas si grave, et puis on se retrouve tous à un moment ou à un autre.
L’enfant se releva, ses cheveux volant alors dans le vent, lui donnant un air grave. Elle leva son visage désabusé vers le ciel. Une larme glissa sur sa joue, suivie par un torrent dévastateur. Elle poussa un hurlement et ses talons décolèrent du sol. Elle se mit à irradier, comme un soleil éclairé de l’intérieur. Elle se mit à léviter, et son menton se renversa en arrière, son cri se répercuta dans la forêt sombre, à peine éclairée par l’aurore du jour. Ses yeux se révulsèrent presque totalement. Et ses mains s’illuminèrent d’un feu noir, vengeur. La neige reprit de plus belle, contrastant avec la rage, la tristesse inhumaine qui émanait de Loreley.
-Et satané-mercredi, murmura une voix, elle tient de sa mère.
Puis, doucement, elle commença à s’éteindre, à mesure que le bruit de ses pleurs emplissait le bois. Sa bouche était ouverte, mais plus aucun son n’en sortait. Elle redescendit progressivement, ses cheveux masquant presque son visage. Mais, brutalement, son corps s’arqua, et une gerbe de sang fut expulsée hors de sa bouche.
-Arrête ça, petite ! cria une femme. Tu vas te tuer !
Mais l’enfant devenait sourde aux suppliques des ambulanciers. Elle était censée tenir de sa mère, la femme la plus puissante, la plus influente ? C’est ce qu’on allait voir. Elle concentra son pouvoir, sa rancœur, elle rassembla tout, le canalisa. Elle brandit les poings vers le ciel, et dans son dernier hurlement, elle lâcha tout.
Ce qui s’ensuivit fut simple à décrire. L’aérhopital explosa littéralement, ainsi que la moitié de la forêt. Les médecins se couvrirent inutilement la tête de leurs bras, dans un mouvement presque synchro. Les larmes coulaient sur les joues de l’enfant. Mais plus seulement des larmes de tristesse. Loreley venait de perdre son enfance. Pire ; elle avait perdu son innocence. Brusquement, elle retomba, comme une fleur coupée, qui se fanerait, qui dépérirait au contact de l’air froid, elle se posa sur le sol, ses cheveux cuivrés faisant comme une couronne de bronze autour de son visage désormais blafard. Un homme s’approcha, et prit le pouls de la petite fille.
-Mais ils sont fous dans cette famille, lâcha-t-il.
Quelques mouvements de tête approbateurs lui répondirent.
-Il faut les comprendre, murmura néanmoins une jeune femme. On a beau se retrouver après la mort, c’est dur de perdre sa fille ou sa sœur.
Les regards se braquèrent vers elle.
-Qu’est ce que t’en sais, toi ? Et depuis quand tu défends les riches ?
-Depuis que c’est eux qui dirigent ma vie, répliqua l’infirmière, et qu’ils peuvent nous tuer d’un claquement de doigts !
La suite de l’échange se perdit dans un brouhaha argumenté, mais, au final, ils embarquèrent les corps, et se dirigèrent vers l’hôpital.

C'te fois-ci, j'ai fait une vraie fiche des personnages, raccourcie, bien sur, vous avez pas les mêmes infos que moi.
Je mets que celle de Lyo, pour le moment. Les autres viendront après.




Général
+Nom : Sayann
+Prénom(s) : Lyoree
+Surnoms : Lyo
+Pseudonymes(s) utilisé(s) dans l’aventure : La jeune fille, l’adolescente
+Espèce/race : humaine
+Sexe : féminin
+Date de naissance : 27/09/5678
+Lieu de naissance : Beverly Hills
+Âge au début de l’aventure : Seize ans
+Âge à la fin de l’aventure : Seize ans
+Pays habité(s) : Beverly Hills (oui, c'est un pays, la bas !)
+Date/âge du décès : 06/12/5694
+Lieu du décès : Beverly Hills
+Adresse de sa maison au début de l’aventure : 078 avenue des sénégalias
+Ville où il habite au début de l’aventure : Beverly Hills
+Famille : (sous-parties possibles : marié ?, père, mère, frère, sœur, fils, fille, etc.) Mère, père, sœur

Aspect physique
+Taille : 1m69
+Poids : 42kilos
+Pointure : 37
+Apparence physique générale : (carrure, attitude) D’apparence frêle, elle a un port de tête assez hautain, ce qui est du à son rang social 
+Couleur et texture de la peau : (+présence de tatouage possible) Sa peau est d’une couleur claire, mais pas trop pâle, et lisse
+Couleur, longueur, texture et coiffure des cheveux : (et/ou de la fourrure) Ses cheveux, d’un argenté presque blanc lui tombent dans le milieu du dos, dans un dégradé im-pec-cable (oui, ça se divise p’tetre pas comme ça, et ?)
+Visage : (bouche nez, oreilles, traits, rides et autres particularités, sauf les yeux) Elle a des traits fiers, bruts. Son nez est droit, et sa bouche assez charnue.
+Couleur et autres particularités de ses yeux : Elle a des yeux d’un bleu turquoise, dans un monde ou la couleur générale des yeux est le marron, ou à la limite le vert
+Expression(s) favorites(s) : C’est pas franchement une expression, mais elle rit beaucoup, dans presque toutes les situations
+Tenue vestimentaire générale : Des vêtements sombres, d’un look dit de « rockeuse »
+Touche personnelle : (“customisation”, boucles d’oreilles, colliers, bagues, etc.) Elle porte trois bagues à la main droite, et souvent un pendentif de la même couleur de ses cheveux, en forme de losange
+Mains : (droitier/gaucher/ambidextre, préciser pour quelles activités comme tenir une épée, écrire, etc. ; nombre de doigts ; etc.) Droitière pour tout, doigts normaux, bien que fins.

Mental/caractère
+Qualités : Elle n’a pas peur de grand-chose et a un caractère dit « bien trempé », elle sait donc ce qu’elle veut.
+Défauts : Et, même si elle a tord, il est difficile de la faire changer d’avis. Même si elle sait qu’elle risque de mourir, oui, oui.
+Peurs : (voire phobies) /

Capacités
+Physiques : Correctes
+Bonne santé ? : Très bonne 
+Sportives : Normales
+Intellectuelles : (blocages ? QI surdéveloppé ?) Assez bonnes
+Langues parlées : Américaiiiiin 


Péripéties
+Statut dans l’histoire : (son ou ses rôles résumés) Héroïne morte, bawai. 
+Sa plus grande joie/fierté : Mwahahaha. Avoir réussi. Wai, c’trop clair.
+Son plus grand frisson : Avoir eu peur de rater. Explicite, n’est ce pas ?
+Sa plus grande déception : L’intelligence des gens. Oui, c’est de l’ironie.
+Sa plus grosse erreur : Avoir accepté d’essayer de réussir, puis de réussir. Logique, non ?
+Biographie : Lyoree nait à Beverly Hills, sous l’argent, les études, avec une famille aimante. Mais elle, elle ne s’en contentait pas, et aimait le risque. Elle a fini par en mourir. Et j’marque pas l’reste-euh ♫ 


Bref, le début du chapitre d'après que j'aime  paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas !
Chapitre 2.
Ewlan courrait dans les ruines, crapahutait, s’y cachait. Parfois, un coup de vent secouait sa tignasse noire, alors qu’il escaladait un monceau de pierres. Il avait entendu des cris, de l’autre côté du grillage, près de la forêt. Au début, il avait tremblé, tant le cri semblait emprunt d’une tristesse, d’une horreur monstre. Puis, il avait entendu des voix âgées, et il s’était réfugié dans le noir. Si il était trouvé là, il serait exécuté. Il était un adolescent, un pauvre, un sans-abri, un mendiant. Un moins que rien, si vous préférez. Dès qu’il entendit un rugissement, suivit par une sirène, il se déplia et s’étira souplement. Il appuya ses mains dans son dos qui craqua et soupira d’aise. Ewlan se rassit et s’allongea à même le sol enneigé, le chant des oiseaux qui couvrait le bruit de la brise lui faisant comme une berceuse. Quelques minutes plus tard, il sombrait dans les doux bras de Morphée.
Une jeune fille s’avançait dans les couloirs nus de l’hôpital, la tête baissée, ses cheveux clairs masquant presque son visage. Elle était plutôt mince, pour ne pas dire maigre, et elle paraissait frêle. Je m’éclaircis la gorge alors qu’elle n’était qu’à une dizaine de mètre de moi.
-Tu te sens bien ? demandais-je. Tu t’es perdue ?
Je remarquai alors que des larmes s’écoulaient de ses yeux, et marquaient sa chemise noire de tâches sombres. Elle ne me répondit pas, et continua à avancer.
-Tout va bien ? interrogeais-je encore.
Elle passa près de moi et me frôla, indifférente. Dans ample mouvement de bras, j’attrapai sa main, l’arrêtant. Elle releva son visage et je remarquai ses yeux bleus. Elle me fit face.
-J’aime bien tes yeux, lui dis-je en souriant au bout d’un silence tendu.
Elle secoua sa tête, envoyant valser ses longs cheveux argentés. Elle releva sa main, secouant la mienne au passage.
- Pou’quoi tu me n’attrape? lança-t-elle.
J’en restais bouche-bée. Elle parlait comme une enfant !
-Comment tu t’appelles ?
Elle tapa des pieds et couina presque.
-Pou’quoi tu ‘éponds pas a moi? s’écria-t-elle d’une voix enfantine.
D’accord. Reçu cinq sur cinq. Logique, une apparence d’adolescente, un mental de gamine. Point, barre. Je m’accroupis devant elle et serrai sa main.
-Je t’attrape pour que tu ne partes pas, lui répondis-je d’un ton aussi calme que possible. Maintenant, réponds-moi, toi. Comment tu t’appelles ? répétai-je.
Elle s’accorda quelques instants de réflexion, comme si elle n’en n’était pas sure.
-Lyoree Sayann, dit-elle finalement.
Sayann… Sayann… Ah, oui, j’y étais. Bon, d’accord, c’est dur de suivre l’actualité quand tu vis dans la rue, mais bon. Lyana Sayann était une des femmes les plus importantes de tout Beverly Hills. Et l’adolescente, là, lui ressemblait fichtrement.
-Et qu’est ce que tu fais là, Lyoree ?
L’expression infantile de son visage se métamorphosa en une expression adulte. Lorsqu’elle parla, je sentis presque de l’acier dans sa voix.
-Je veux me venger.
Je fis la moue.
-Autrement dit ?
-Te tuer, répondit elle.
De sa main que je tenais jaillit une étincelle blanche lorsqu’elle claqua des doigts, m’envoyant bouler contre le mur.
-Ca t’mate, hein ? cria-t-elle pour se faire entendre par-dessus le brouhaha.
Il se réveilla, haletant, le regard dans le vague, une main posée sur ses côtes droites, un sourire crispé au bord des lèvres.
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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 10:40 (2012)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps? Répondre en citant

J'ai pas grand chose à dire concernant le chapitre, en revanche question poids... Je sais pas pourquoi. Quand je regarde les fiches de présentation des personnages (pareil sur les rp) les personnages sont toujours beaucoup trop minces!
J'ai fait le calcul de son imc (on peut le faire sur internent, c'est pas compliqué). Elle est en situation de famine! C'est pas rien!
Je lui ajoute les 3 kilos dont tu parles dans le premier chapitre, et elle reste en situation de famine. Et même si les critères auront changé dans quelques années, je vois très mal la norme de cette époque se situer sous notre niveau de maigreur actuel, tu vois ce que je veux dire?
J'avais fait le même genre de calcul pour le personnage de Dol. Ce n'est absolument pas cohérent.
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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 10:42 (2012)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps? Répondre en citant

Pour le personnage de Dol', si. Elle est en famine, sa Tally.
Mais moi, je veux qu'elle soit maiiiiiigre puisque c'est a cause de ça qu'elle est morte. Et surtout que j'ai la flemme de vraiment calculer.
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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 10:46 (2012)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps? Répondre en citant

J'ai lu toute la présentation de Dol. Elle peut être maigre parce que mendiante, mais le poids de son personnage est celui d'un mendiant, certes, mais en Éthiopie. Mais ce n'est pas l'endroit pour débattre de ça.
Quand à la tienne, je t'ai donné l'argument qui contrait le "c'est pour ça qu'elle est morte". Même en prenant trois kilos elle ne sera pas dans la norme. Or, ton texte dit le contraire.
Et pour ce qui est de la flemme du calcul; t'as rien à calculer du tout. Tu rentres une taille et un poids au pif dans deux cases et ton ordi fait le calcul à ta place.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:52 (2017)    Sujet du message: Moi? Je reviens tout le temps?

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