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:: Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses ::

 
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Aoi
Plume virevoltante

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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 11:02 (2012)    Sujet du message: Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses Répondre en citant

Hey guys !
Voila un début de prologue, long, certes, mais c'est un début.
Je compte pas l'abandonner de sitôt (hein, Jik' :P) mais je le trouve pas convaincant.
Bref, le voila :

Citation:

Elle entra chez elle en riant, sa sœur à sa suite. Elles montèrent dans leur chambre et prirent leurs maillots de bain. Maïlys, la cadette, s’enferma dans la salle de bain pour se changer tandis qu’Holly patientait. La fillette ressortit, souriante, dans son deux-pièces jaune. L’adolescente s’engouffra à son tour dans la pièce et s’en extirpa avec un bikini rayé blanc et bleu. Elle attrapa sa sœur par la main et, ensemble, elles dévalèrent les escaliers, traversèrent le salon en courant, ouvrirent la porte fenêtre, franchirent les quelques mètres qui séparait le début du jardin de la piscine et plongèrent. Holly sortit sa tête de l’eau et secoua ses cheveux longs cheveux bruns, mouillés, envoyant des goutes d’eau valser. Maïlys protesta en riant et riposta en arrosant sa sœur. Leur mère, dans le transat, les regardait s’amuser à travers le verre de ses RayBan, souriante. Elle replongea son nez dans son magazine de la semaine, laissant sécher son verni à ongles. Elle leva les yeux vers le ciel qui s’assombrissait.

- On va rentrer, les filles, il va y avoir de l’orage.

La fillette, immédiatement, sortit de l’eau, alors qu’Holly protestait.

- Je peux rester, s’il te plait, maman ? Tu sais que j’aime quand il y a de l’orage…

- Non, répliqua la femme, c’est dangereux, Holly, je te l’ai déjà dit.

L’adolescente sortit de la piscine en soupirant.

- L’art et la manière de gâcher une belle journée, commenta-t-elle d’un ton bas.

Elle s’attira un regard noir qu’elle ignora royalement et entra dans la maison, mouillant le sol chaque fois qu’elle posait un pied par terre.

- Maman, maman, y a quoi au goûter ? piailla plus que ne demanda Maïlys.

Sa mère passa sa main dans les cheveux de sa fille.

- Prends ce que tu veux, ma chérie. Je vais en ville, je reviens dans une petite heure, d’accord ?

Ses enfants hochèrent la tête.

-Holly, je compte sur toi pour t’occuper de ta sœur.

- Je suis assez grande pour me garder toute seule, couina l’intéressée alors qu’Holly acquiesçait.

Là-dessus, la femme embrassa ses filles, leur recommanda d’être prudentes, et sortit. Lorsque le vrombissement du moteur de la voiture se fit entendre, l’adolescente sortit à toute vitesse par la porte fenêtre et joua sous la pluie. Peu après, elle entendit un crissement de pneu, et la porte s’ouvrir à la volée. Un cri d’enfant. Maïlys ! Elle se précipita à l’intérieur de la maison, regarda la chaise où se tenait sa sœur, quelques secondes auparavant avec de grands yeux ternes. Pieds nus, elle franchit la porte, et, en voyant une voiture noire au coin de la rue, elle se mit à courir.
-Maïlys ! Maïlys !
Les voisins marchaient, indifférents à l’enlèvement d’une fillette dans une banlieue riche. Selon eux, avec une légère rançon, le kidnappeur rendait l’enfant. Mais Holly ne voyait pas les choses ainsi. Elle rentra chez elle, poussa le loquet, prit le téléphone et, fébrilement, appela la police. Elle leur raconta l’histoire. Elle s’y essaya à plusieurs reprises, les larmes qui transparaissaient dans sa voix rendaient les mots presqu’incompréhensibles. Enfin, elle composa le numéro de sa mère.
Décroche, maman, décroche, je t’en supplie. S’il te plait, décroche.
« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur ***** de Amelia Jordans, merci de laisser un message après le bip sonore… »
Holly raccrocha. Elle se laissa tomber sur le canapé en cuir où elle s’enfonça lentement. Elle sentit une larme rouler sur sa joue. Ce n’est pas le moment, idiote, ressaisis-toi ! Elle essuya ses pleurs d’un revers de manche et renifla. Elle enfouit son visage entre ses bras. Elle entendit, remontant l’allée, une voiture dont elle ne connaissait pas le son. Elle sauta sur ses pieds et entre-ouvrit la porte, le loquet restant tout de même en place.
Un sirocco noir se gara devant la villa. En hâte, elle referma la porte qui claqua violement. Elle entendit son téléphone sonner, elle donna un coup de verrou et décrocha.
-Allô, maman ? s’écria-t-elle, affolée.
-Oui, qu’est ce qu’il y a, Holly ? Pourquoi es-tu si affolée ?
- Maïlys a été enlevée, maman !
Elle entendit un silence incrédule à l’autre bout du fil, puis sa mère articula difficilement quelques mots, et, enfin, un son étouffé, suivi par celui de quelqu’un qui raccroche. On sonna à la porte et un frisson glacé la parcourut. Holly monta les marches quatre à quatre, son portable serré dans sa main droite. Une fois en haut, elle rassembla de l’argent, des vêtements, jeta le tout dans une valise. Le tintement des la sonnette se faisant de plus en plus pressé. Elle enfila un short, un débardeur et une paire de basket, tenant mon sac à sa suite. Dans la salle de bain, elle prit une brosse, quelques chouchous alors qu’elle perçut le bruit de la porte qui cédait. Réfléchis, Holly, réfléchis bon sang !
-Holly ? C’est moi, tu ne descends pas me voir?
Cette voix, Holly la connaissait, mais d’où ? Ce n’était qu’un souvenir d’enfance…
Les larmes naissantes s’enchaînaient sur ses joues d’enfant, sur lesquelles étaient plaquées ses mains. Elle se releva et, du pied, envoya un de ses livres valser. Elle prit un cahier et en déchira les feuilles. Elle sentait son cœur battre fortement. Elle criait, elle pleurait, elle gémissait, parfois elle sanglotait. Holly avait peur. Ce sentiment, elle l’avait senti naitre au creux de sa poitrine, se répandre, dans son corps, dans son être, dans son âme.
-Va te faire foutre, hurla-t-elle entre deux sanglots.
Elle prit l’un de ses trophées et le lança sur son miroir qui vola en éclat.
-Je te déteste ! éructa-t-elle avec force.
Son père. Son père, ce salaud. Ce salaud qui voulait diriger la vie de sa fille à sa place. Ce salaud dont la voix doucereuse lui écorchait les oreilles. Ce salaud qu’elle essayait de dégager de sa vie.
Ce salaud.
Son père.
Comme une furie, elle ouvrit la porte de sa chambre, et dévala les escaliers, les martelant de ses pieds nus. Elle déboula dans le salon, son tee-shirt trempé de l’eau salée de ses larmes. Elle prit l’ordinateur de son père et le noya dans la piscine. Elle vit des étincelles et son sourire s’élargit. L’expression auparavant infantile de son visage s’était transformée en un rictus sauvage, déformé par la haine et l’animosité qu’elle ressentait envers cet homme. Holly entendit la clé s’insérer dans la serrure, la poignée se tourner, et la porte pivoter sur ses gonds. Il était là, se tenait devant elle, un air choqué peint sur sa tête d’enfoiré.
-Enflure, cracha-t-elle.
-Mais, bredouilla-t-il devant l’étendue du spectacle qui s’offrait à lui.
-Ah mais non, s’écria-t-elle d’une voix stridente. Il n’y a pas de « mais », papa.
Elle avait prononcé ce mot avec un tel mépris qu’il en était resté interdit.
-Treize ans que tu essaies de diriger ma vie. A ma place. Pas une seule fois tu ne m’as laissée faire un choix. Je ne devais avoir qu’un mot à la bouche, un minable mot. « Oui. » Eh bien maintenant, je dis « assez ». Assez. Tu entends ? dit Holly en s’approchant. Assez. Stop. Ca suffit. J’en ai marre. Marre. Tu comprends ? J’en ai ma claque. C’est ma vie, satané-mercredi ! Pas la tienne. Et cette vie, je veux la vivre. Vraiment. Alors maintenant, tu vas te faire foutre, OK ? Va te faire foutre ! Dégage ! Disparais !
Son père s’approcha et la gifla. Elle soutint son regard, et, avec ce qu’elle avait sur le dos, franchit la porte de l’appartement de son père. Pour ne plus jamais y revenir.
C’était donc son père qui était là, en bas…
Holly l’entendit gravir les escaliers, et une peur panique l’envahit à nouveau. Elle couru dans sa chambre et ouvrit la fenêtre. Elle lança son sac et, prenant son courage à deux mains, se remémorant la fois où elle avait sauté, juste pour prouver à des amis qu’elle en était capable, elle se laissa tomber. Quand elle atterrit, quelques mètres plus bas, elle ressentit une intense douleur qui parcourait sa cheville droite, comme si un million d’aiguilles s’y étaient plantées. Elle retint un cri de souffrance et, attrapant sa valise, elle se mit à courir alors que des bruits de pas résonnaient maintenant dans le salon. Son père n’était pas venu seul. A cette pensée, son cœur s’emballa et elle redoubla de vitesse, son sac qu’elle trainait lui semblant être un trop lourd fardeau. Mais une question la hantait : pourquoi revenait-il donc, après plusieurs années passées en froid ?
Elle regardait le téléphone qui sonnait sur sa table de chevet avec un air dédaigneux. Au début, elle avait faillit décrocher, rongée qu’elle était par la culpabilité, le remord et la curiosité. Mais elle avait réfléchit, elle s’était ressaisie : pourquoi l’appelait-il ? Y avait-il une raison autre que toutes celles pour lesquelles il lui avait déjà adressé la parole ? Il n’avait pas de raison pour renouer contact, c’était illogique, elle le savait. Au début, elle avait pensé qu’il voulait se faire pardonner, s’excuser. Puis, avec le temps, cet espoir vain, insensé s’était transformé en désir de le savoir au bord de la mort, dans un lit d’hôpital. Et peut être même d’apprendre qu’il n’était déjà plus. Elle l’avait admiré. Elle l’avait aimé. Elle l’avait respecté. Elle l’avait craint. Et à présent, elle le détestait.
-Holly ! cria son père. Reviens, il faut que je te parle !
Luttant contre son envie de lui répondre – très inégalement – d’aller se faire foutre, elle lança sa valise par-dessus la clôture qu’elle enjamba ensuite. Elle entendit son téléphone sonner et regarda le numéro. Mais quelle conne, j’te jure ! Elle le passa en silencieux alors que des hurlements indiquant sa position se faisaient entendre dans toute la maison.
- Bande d’incapables ! rugit son père. C’est une gamine, satané-mercredi, vous êtes pas fichus de la rattraper ?! Pff, laissez tomber, je m’en occupe. pétarouchnoc', c’est la dernière fois que je fais appel à des gens comme ça, non mais sérieux des fois…
Le monologue du méchant. C’est magique, ça laisse toujours au héros le temps de se barrer en vitesse. Sauf que là, Holly galérait, avec sa cheville blessée, et sa valise trop lourde. Elle entendit enfin la sirène de police, si longtemps attendue. Les policiers s’arrêtèrent en la voyant courir dans leur direction, comme si sa vie en dépendait. Fébrilement, elle ouvrit la portière arrière et s’engouffra dans la voiture, ses affaires avec elle.
-Holly Penderwick ? demanda le conducteur.
Elle acquiesça en silence, ne souhaitant pas parler. La voiture démarra et Holly s’enfonça dans son siège. Les questions des hommes s’heurtaient à son mutisme obstiné. Soudain, elle craqua et les larmes se mirent à ruisseler sur son visage. Elle les essuya et vit que l’un des policiers la regardait avec compassion par la vitre du rétroviseur. Elle remonta ses jambes contre sa poitrine, les entoura de ses bras, et enfoui t son visage entre, ses longs cheveux noirs tombant comme une cascade de soie sur ses épaules, agitées de soubresauts. Enfin, elle consentit à parler :
-Maïlys est petite, elle a seulement dix ans… Elle a des cheveux blonds, et des yeux marron.
A nouveau, les larmes entachaient son récit.
-Maman venait de partir faire une course, et je suis allée dans le jardin…
Un homme voulut lui poser une question, mais Holly poursuivit :
-Si seulement je n’étais pas sortie ! J’ai entendu les cris de Maïlys, mais lorsque je suis rentrée, elle n’était plus là, et une voiture noire passait dans la rue à toute vitesse. Il y avait des voisins, mais ils ne réagissaient pas !
Elle hoquetait alors que le policier qui enregistrait sa déposition lui demanda des noms.
-Mme Connors et sa fille, Britany. M. MacClausky et sa femme.
-C’est tout, Holly ?
Elle acquiesça. Les dix minutes de fin de trajet se firent en silence.
-Vous savez, reprit Holly une fois arrivés au poste, je crois que c’est mon salaud de père qui a enlevé Maïlys.
-On n’écarte aucune possibilité, petite. Seulement, as-tu une preuve de ce que tu avances ?
Elle leur relata l’altercation qu’elle avait eue avec son père, deux ans plus tôt, et ce qui s’était passé, avant qu’ils n’arrivent.


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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 11:02 (2012)    Sujet du message: Publicité

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ellia
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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 18:17 (2012)    Sujet du message: Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses Répondre en citant

Bon, je n'ai pas grand chose à dire, le tout est bien ficelé, à l'habitude. Je t'ai fait part de ce problème de prénom tout à l'heure sur le chat.
Il n'y a qu'une chose qui me dérange dans tes textes, de manière générale; c'est ce mélange de vocabulaire soutenu et familier que tu utilises en tant que narrateur omniscient. Tu utiliserais un narrateur interne, on pourrait expliquer que le vocabulaire employé reflète son état de pensé. Un narrateur omniscient se doit d'être assez neutre pour laisser au lecteur le choix de ses émotions.

Fin voilà. Après, c'est à toi de voir.
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Jikkyo
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 19:03 (2012)    Sujet du message: Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses Répondre en citant

Merci pour la dédicace : P Content que t'aie envie de la continuer : ).
Encore un texte splendide exprimant la joie de vivre, j'adore ! ; P
Nan bah toujours dans ton style, toujours bien écrit, toujours très bon quoi !!


Je te relève juste des petites erreurs d’inattentions que t'a peut-être déjà corrigée mais pas éditée sait-on jamais.
"Holly sortit sa tête de l’eau et secoua ses cheveux longs cheveux bruns, mouillés, envoyant des goutes" ==>  un "cheveux" en trop et un juste un "t" a gouttes.


"grands yeux ternes" Ah et juste, je me demande si "terne" est approprié dans ses circonstance. Sachant que mon ami "linternaute" en donne la définition "qui manque d'éclat" "effacé" "monotone". Or là ce qui arrive est plutôt rapide et inattendu, donc voilà. 




Elle essuya ses pleurs d’un revers de manche et renifla. Elle enfouit son visage entre ses bras." Je trouverais plus juste de réunir les deux phrases en une ici, je trouve que ça casse un peu le rythme.


"-Allô, maman ? s’écria-t-elle, affolée.
-Oui, qu’est ce qu’il y a, Holly ? Pourquoi es-tu si affolée ?" Répétition de affolée, ça peut être fait exprès mais a à ce moment là ça serait pour faire drôle et dans cette situation... ^^ mais pourquoi pas.


"Une fois en haut, elle rassembla de l’argent, des vêtements, jeta le tout dans une valise." Manque un "et" a la fin je pense.


"Elle enfila un short, un débardeur et une paire de basket, tenant mon sac à sa suite." Elle t'a piqué ton sac ? ^^


"les entoura de ses bras, et enfoui t" un petit espace incontrolé !


Voilou, un plaisir à lire, j'attends la suite avec impatience ! ; )


Tchou'
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